Le ministre Likud Tzachi Hanegbi promet de voter contre un 3e scrutin
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Le ministre Likud Tzachi Hanegbi promet de voter contre un 3e scrutin

Gantz et Netanyahu doivent trouver "un terrain d'entente", selon lui ; pour le négociateur du Likud, Zeev Elkin, les deux hommes doivent entamer des discussions "sans conditions"

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'entretient avec le parlementaire Tzachi Hanegbi au cours d'une rencontre du parti du Likud à la Knesset le 8 février 2016 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'entretient avec le parlementaire Tzachi Hanegbi au cours d'une rencontre du parti du Likud à la Knesset le 8 février 2016 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Un ministre Likud a promis dimanche que les députés de son parti ne voteraient pas pour la dissolution de 22e Knesset et le déclenchement de troisièmes élections en un an si la formation ne parvenait pas à former un gouvernement.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu n’avait pas réussi à constituer une coalition au lendemain du scrutin du 9 avril et a conduit le pays à de nouvelles élections afin d’empêcher son rival Benny Gantz de prendre le relais. Mais ce nouveau scrutin, organisé le 17 septembre, n’a pas non plus permis à la droite de Netanyahu de dégager une majorité claire, faisant ainsi spéculer qu’il pourrait être favorable à un nouveau vote national.

Interviewé par la radio de l’armée dimanche, le ministre Tzachi Hanegbi a promis de ne pas voter pour un troisième scrutin.

« Si un projet de loi de dissolution de la Knesset se présente, nous voterons contre », a-t-il assuré au sujet des députés Likud.

Il a appelé les dirigeants de Kakhol lavan et du Likud à constituer un gouvernement d’union à la place : « il doit y avoir un dialogue, Netanyahu et Gantz doivent consacrer leur temps non pas à former un gouvernement [dirigé par eux], mais à trouver un terrain d’entente ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à droite, et le chef du parti Kakhol lavan Benny Gantz. (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90; Tomer Neuberg/Flash90)

Les propos de Hanegbi font écho à ceux de l’un des deux négociateurs de coalition du Likud, mais qui a, lui, rejeté l’exigence formulée par Kakhol lavan pour la constitution d’un gouvernement d’union, à savoir démettre Benjamin Netanyahu de la présidence du Likud.

Le ministre de l’Environnement Zeev Elkin, qui représente le Likud dans les discussions aux côtés de son collègue du Tourisme, Yariv Levin, a exhorté Gantz et Netanyahu à se rencontrer « sans conditions préalables » pour discuter « [d’]un gouvernement d’union ».

Zeev Elkin s’est entretenu avec le site d’information Ynet dimanche, indiquant qu’il n’y avait pas d’alternative à « la rencontre de deux personnes pour mener des négociations très complexes et parvenir à un accord ».

Il a laissé entendre que la volonté du Likud était de laisser Benny Gantz occuper en premier le poste de Premier ministre, à la suite de quoi Netanyahu prendrait le relais dans un éventuel accord de rotation, citant l’exemple d’un précédent accord de ce type, conclu en 1984 par Yitzhak Shamir du Likud et le travailliste Shimon Peres, qui avait dirigé en premier.

Zeev Elkin a reconnu le caractère houleux de la campagne électorale, rappelant que Shamir et Peres « avaient également entamé des négociations au terme d’une campagne très néfaste et avec de fortes différences idéologiques, mais lorsque aucun résultat clair n’est apparu [à l’issue du scrutin de 1984], ils ont su entamer des discussions, mettre de côté tous leurs rêves et former un gouvernement ».

Le ministre de la Protection de l’Environnement Zeev Elkin arrive pour la nouvelle réunion hebdomadaire du cabinet, au Bureau du Premier ministre à Jérusalem le 2 juin 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre a souligné la position de son parti, « Benjamin Netanyahu est notre candidat ».

Les commentaires des deux ministres sont les signaux les plus clairs jusqu’à présent que les négociateurs du Likud n’ont pas réussi à rassembler une coalition de droite et religieuse pour la 22e Knesset, malgré d’intenses efforts ces derniers jours pour convaincre le parti laïc Yisrael Beytenu, l’alliance Parti travailliste-Gesher et même certains membres de Kakhol lavan à les rejoindre.

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