Le mont du Temple à Jérusalem rouvert aux fidèles mercredi
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Le mont du Temple à Jérusalem rouvert aux fidèles mercredi

Le site avait été fermé mardi après une attaque au cocktail Molotov contre un poste de police aux abords du complexe

Des fidèles musulmans prient devant une barrière après que la police des frontières a fermé l'une des entrée du mont du Temple, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 12 mars 2019 (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)
Des fidèles musulmans prient devant une barrière après que la police des frontières a fermé l'une des entrée du mont du Temple, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 12 mars 2019 (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

Le chef de la police de Jérusalem Doron Yadid a ordonné la réouverture du complexe du mont du Temple aux fidèles mercredi matin. Le lieu saint avait été fermé mardi suite à une attaque au cocktail Molotov contre un poste des forces de l’ordre.

Un agent a été pris en charge pour inhalation modérée de fumée après cette attaque commise contre un poste situé à un angle du lieu saint sensible. Soixante-dix suspects ont été appréhendés.

Deux mineurs sont « liés » au lancement de ce cocktail Molotov et ils comparaîtront devant la cour des magistrats de Jérusalem mercredi pour une audience de renvoi.

La fermeture du mont du Temple, le site le plus saint du judaïsme et le troisième tombeau le plus sacré de l’Islam, a entraîné des émeutes dans le complexe. Le groupe terroriste du Hamas a appelé les Palestiniens à protester massivement en marchant vers la mosquée Al-Aqsa pour « défier la décision de l’occupation israélienne de sa fermeture et pour imposer la volonté des fidèles qui veulent entrer et sortir de la mosquée quand ils le souhaitent ».

Un feu à un poste de police après le lancement d’un cocktail Molotov sur le mont du Temple, le 12 mars 2019 (Crédit : Ir Amim)

L’incident de mardi a eu lieu dans un contexte de tensions accrues sur le mont du Temple et il a été largement condamné par les responsables musulmans. L’ONU, pour sa part, a exprimé sa « préoccupation ».

La police a été déployée autour de la Vieille Ville et à Jérusalem-Est par crainte d’éventuelles violences mais aucune perturbation n’a été rapportée.

Les responsables palestiniens ont clamé la police israélienne était à l’origine de l’attaque au cocktail Molotov.

Un policier israélien retient une Palestinienne aux abords de la Vieille Ville après la fermeture de l’entrée de la mosquée Al-Aqsa par la police israélienne suite à une attaque au cocktail Molotov contre un poste de police au complexe du mont du Temple, le 12 mars 2019 (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

Bassem Abu Labda, un responsable du Waqf islamique de Jérusalem – qui est chargé d’administrer le complexe pour le compte de la monarchie jordanienne – a dit au Times of Israel que les autorités de la mosquée « n’ont pas du vu de cocktail Molotov jeté sur la police. Nous sommes contre tous les actes de violence et nous condamnons les actions israéliennes à la mosquée Al-Aqsa aujourd’hui. Israël doit rouvrir immédiatement la mosquée ».

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas avait antérieurement dénoncé la fermeture, la qualifiant « d’escalade dangereuse de la part d’Israël » et mettant en garde contre de « graves répercussions ».

Un garde-frontière bloque le grand Mufti Muhammad Ahmad Hussein, à droite, à l’entrée de la mosquée Al-Aqsa suite à sa fermeture par la police israélienne après une attaque au cocktail Molotov contre un poste de police au complexe du mont du Temple, le 12 mars 2019 (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

Cette attaque à la bombe artisanale survient alors que les tensions dans le lieu saint ont atteint leur apogée ces dernières semaines en raison d’un périmètre du complexe fermé depuis longtemps, situé aux abords de la porte de la Miséricorde.

Les fidèles musulmans ont menacé de manière répétée d’entrer dans un secteur du mont du Temple situé à proximité de la Porte de la Miséricorde, qui avait été fermée par décision du tribunal en 2003 en raison d’accusations contre le groupe chargé de superviser le site, qui aurait été lié au groupe terroriste du Hamas.

Des agents de police israéliens avec un homme Palestinien aux abords de la Vieille Ville, le 12 mars 2019 (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

La longue fermeture de la zone à proximité de la porte de la Miséricorde a accru les tensions entre les fidèles palestiniens et la police israélienne ces dernières semaines. Les fidèles se sont rendus sur le site en utilisant la force, y entrant à plusieurs reprises.

Des responsables israéliens et jordaniens de haut-rang se sont rencontrés pour discuter, dans l’espoir d’apaiser la situation. La semaine dernière, des responsables israéliens se sont rendus en Jordanie pour des réunions et des officiels jordaniens sont également venus à Jérusalem, selon des informations israéliennes.

Les officiels israéliens pensent que les travaux menés par le Waqf – qui a refusé de permettre la présence d’observateurs juifs – ont mené à la destruction d’antiquités datant de périodes de présence juive dans la zone.

Le mois dernier, le Waqf a rouvert le site et les Palestiniens ont commencé à l’utiliser comme mosquée, malgré les tentatives israéliennes de le laisser fermé.

Adam Rasgon, Judah Ari Gross et l’AFP ont contribué à cet article.

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