Le mouvement BDS condamne la ‘répression’ après l’arrestation de l’un de ses chefs
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Le mouvement BDS condamne la ‘répression’ après l’arrestation de l’un de ses chefs

Le mouvement de boycott contre Israël affirme que l'enquête pour fraude fiscale sur Omar Barghouti fait partie d'une tentative 'inutile' de la part d'Israël d'entraver les activités du groupe

Omar Barghouti, cofondateur du mouvement BDS, pendant un rassemblement pro-boycott à Ramallah, en février 2016. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Omar Barghouti, cofondateur du mouvement BDS, pendant un rassemblement pro-boycott à Ramallah, en février 2016. (Crédit : capture d'écran YouTube)

Un mouvement prônant le boycott d’Israël a condamné mercredi l’arrestation de l’un de ses plus importants leaders en raison de soupçons de fraude fiscale et a qualifié cette arrestation d’acte de « répression » d’état.

La Palestinien Omar Barghouti, né au Qatar et l’un des leaders du mouvement BDS (Boycott, Divestment and Sanctions) qui prône le boycott d’Israël a été arrêté lundi. Il aurait dissimulé 700 000 dollars de revenus au cours des dix dernières années, précise un communiqué émis par les autorités fiscales.

Les autorités israéliennes ont refusé de renouveler les documents de voyage de Barghouti l’année dernière, ce qui signifie effectivement qu’il est dans l’incapacité de se déplacer à l’étranger.

Les ministres israéliens ont expliqué qu’ils songeaient par ailleurs à révoquer le statut de résident de Barghouti. Barghouti est marié à une Arabe israélienne, ce qui lui permet d’obtenir le statut de résident permanent au sein de l’état juif. Il a fait ses études à l’université de Tel Aviv où il a obtenu un diplôme de philosophie.

Un communiqué émis par le BDS a indiqué que cette arrestation entre dans le cadre d’une campagne plus large contre Barghouti.

« Après l’interdiction de voyage qui lui a été imposée et qui s’est révélée inutile pour freiner son action dans le domaine des droits de l’Homme, le gouvernement israélien a recouru à la fabrication d’un dossier relatif à des revenus présumés d’Omar Barghouti à l’extérieur d’Israël », a affirmé ce communiqué.

Une déclaration émanant des autorités fiscales explique que Barghouti a été le manager d’une entreprise appelée National Computing Resources enregistrée à Ramallah.

« Le suspect n’a pas déclaré le montant de ses revenus d’environ 700 000 dollars américains entre 2007 et 2017. Il a déposé cet argent dans une banque de Ramallah afin de dissimuler son activité criminelle », précise ce communiqué.

Une Palestinienne marche à côté d'un panneau appelant au boycott d'Israël à Bethléem, en Cisjordanie, le 11 février 2015. (Crédit : Miriam Alster/Flash 90)
Une Palestinienne marche à côté d’un panneau appelant au boycott d’Israël à Bethléem, en Cisjordanie, le 11 février 2015. (Crédit : Miriam Alster/Flash 90)

Barghouti devait se rendre aux Etats Unis pour y recevoir un prix à l’Université de Yale, a mentionné le communiqué, ce qui n’est dorénavant plus possible.

« Peu importe les mesures de répression exercées par Israël… On ne peut mettre un terme à ce mouvement des droits de l’Homme », a ajouté le communiqué.

Israël considérer le BDS comme une menace majeure et l’accuse d’antisémitisme – une affirmation rejetée par le groupe. Au début du mois, la Knesset israélienne a adopté une loi interdisant l’entrée aux étrangers qui soutiennent le BDS.

Le mouvement du BDS prône le boycott des produits et des institutions israéliennes, le désinvestissement des entreprises et des institutions « complices » dans la violation des droits des Palestiniens (à travers des investissements en Israël) et des sanctions contre l’état Juif -comme le rejet de ses candidatures dans les forums internationaux.

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