Le nombre d’appels à un service d’aide aux anciens combattants explose
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Le nombre d’appels à un service d’aide aux anciens combattants explose

L'organisation Natal a enregistré une hausse de 300 % de sollicitations à la veille de Yom HaZikaron et après qu'un ancien soldat s'est immolé par le feu

Des soldats israéliens déposent des fleurs et des drapeaux israéliens sur les tombes de soldats tombés au champ d'honneur au cimetière militaire de Kiryat Shaul, le 13 avril 2021, avant la journée commémorative israélienne de Yom HaZikaron qui commence marid soir 13 avril 2021. (Photo de Miriam Alster/Flash90)
Des soldats israéliens déposent des fleurs et des drapeaux israéliens sur les tombes de soldats tombés au champ d'honneur au cimetière militaire de Kiryat Shaul, le 13 avril 2021, avant la journée commémorative israélienne de Yom HaZikaron qui commence marid soir 13 avril 2021. (Photo de Miriam Alster/Flash90)

Un groupe de soutien aux anciens combattants israéliens victimes de traumatismes a vu le nombre d’appels exploser mardi, alors qu’Israël rend hommage à ses morts à l’occasion de Yom HaZikaron et après qu’un ancien soldat souffrant de stress post-traumatique s’est immolé par le feu devant un bureau du ministère de la Défense chargé de la réadaptation des soldats blessés.

Le groupe de soutien aux traumatismes Natal a vu le nombre d’appels augmenter de 300 % au cours de la journée écoulée, selon un reportage de la Treizième chaîne.

La plupart des appels émanaient d’anciens combattants ayant participé à la campagne militaire de sept semaines de 2014, connue sous le nom d’opération Bordure protectrice, au cours de laquelle Tsahal a lutté contre les groupes terroristes palestiniens de la bande de Gaza dirigés par le Hamas.

La chaîne a indiqué que 15 % des anciens combattants de l’opération Bordure protectrice souffraient du syndrome de stress post-traumatique, mais que seuls quelque 200 d’entre eux ont été officiellement reconnus comme souffrant de cette pathologie.

L’ancien soldat qui s’est immolé, Itzik Saidyan, a servi dans la brigade d’infanterie Golani pendant le conflit. Il a participé à la féroce bataille de Shuja’iyya, un quartier de la ville de Gaza qui a connu certains des affrontements les plus violents du conflit.

Saidyan reste dans un état critique après son auto-immolation lundi. L’Association des anciens combattants des Tsahal a déclaré que Saidyan était frustré par le traitement que lui réservaient les autorités. Le ministère de la Défense a reconnu qu’il souffrait d’une invalidité de 25 % due à son syndrome de stress post-traumatique, mais il avait demandé une reconnaissance à 50 %. Le ministère avait refusé, affirmant qu’au moins une partie de son état était due à un traumatisme d’enfance, et non à son service militaire.

Itzik Saidyan, ancien combattant de Tsahal, s’est immolé par le feu devant un bureau du ministère de la Défense le 12 avril 2021 (Capture d’écran : Douzième chaîne)

Il avait été interviewé sur sa lutte contre le syndrome de stress post-traumatique par la Douzième chaîne il y a deux ans.

Se souvenant des combats meurtriers à Gaza, il a déclaré avoir perdu sept de ses frères d’armes dans les trois heures qui ont suivi le début des combats. « Et après cela, j’ai passé deux semaines et demie de plus à Shuja’iyya », a-t-il dit.

Saidyan, 26 ans, est arrivé dans les bureaux du département de la réhabilitation à Petah Tikva avec une bouteille remplie d’un liquide inflammable, s’en est aspergé et s’est ensuite immolé par le feu dans l’entrée, a déclaré le ministère de la Défense dans un communiqué lundi.

Le ministère de la Défense s’est engagé mardi à améliorer ses services pour les vétérans handicapés de l’armée suite à l’auto-immolation de Saidyan.

Des soldats israéliens se rendent sur les tombes de soldats morts au combat au cimetière militaire du Mont Herzl à Jérusalem, le 13 avril 2021, avant la Journée du souvenir israélien, Yom HaZikaron, qui commence ce mardi soir. (Yonatan Sindel/Flash90)amir es

Le ministre de la Défense, Benny Gantz, et le directeur général du ministère de la Défense, Amir Eshel, ont ordonné une enquête sur l’incident afin de déterminer ce qui a motivé les actions de Saidyan et les mesures que le ministère peut prendre immédiatement, a déclaré le ministère.

Eshel a déclaré que son ministère était responsable de l’acte de Saidyan.

« Le feu qu’Itzik Saidyan a allumé est un signal d’alarme », a déclaré Eshel au radiodiffuseur public Kan mardi. Il a déclaré que l’incident était « choquant à tous les niveaux ».

« Itzik est un ancien combattant de Tsahal handicapé dont nous avons la charge ; nous sommes responsables et moi, en tant que directeur général de ce ministère, je suis responsable. C’est notre responsabilité », a-t-il déclaré.

Eshel a ordonné la formation d’une commission d’enquête pour examiner l’affaire, qui sera dirigée par le chef du département de planification du ministère, Eliav Karni, a déclaré le ministère de la Défense dans un communiqué. Les conclusions de la commission seront présentées dans les prochains jours.

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