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Le pape François reçoit au Vatican l’Amitié judéo-chrétienne de France

Lors de la rencontre, le pape a "encouragé à persévérer sur cette voie du dialogue, de la fraternité, des initiatives communes"

Le pape François après de son audience générale hebdomadaire sur la place Saint-Pierre au Vatican, le 26 octobre 2022. (Crédit : AP Photo / Alessandra Tarantino)
Le pape François après de son audience générale hebdomadaire sur la place Saint-Pierre au Vatican, le 26 octobre 2022. (Crédit : AP Photo / Alessandra Tarantino)

Le pape François a reçu le mois dernier au Vatican des représentants de l’Amitié judéo-chrétienne de France (AJCF), à l’occasion des 75 ans de l’association.

Il s’est vu remettre une version audio du livre Jésus et Israël, écrit par l’historien Jules Isaac en 1948, livre qui sera distribué dans plus de 50 000 écoles françaises.

« Le chemin parcouru ensemble est considérable », a déclaré le souverain pontife en audience privée aux membres de l’association, a rapporté le site Vatican News. « Mais la tâche n’est pas achevée et je vous encourage à persévérer sur cette voie du dialogue, de la fraternité, des initiatives communes. »

Les liens, fragiles, sont ainsi « toujours à reprendre et à consolider, particulièrement en ces temps hostiles où les attitudes de fermeture et de refus de l’autre se font plus nombreuses, avec même la réapparition préoccupante de l’antisémitisme, particulièrement en Europe, comme de violences contre les chrétiens », a ajouté le pape.

Il a aussi insisté sur l’importance du texte conciliaire « Nostra aetate », qui « a encouragé la connaissance et l’estime mutuelles ».

Le 28 octobre 1965, à la fin du Concile Vatican II, plus de 2 000 cardinaux, évêques et patriarches du monde entier ont adopté ce document très novateur. Il s’agit d’une déclaration historique qui a jeté les bases, après des siècles d’anti-judaïsme, du dialogue avec les juifs et toutes les autres religions.

Le passage le plus important concernait les juifs, après des siècles d’ « enseignement du mépris » d’une Eglise qui les accusait d’avoir provoqué la mort de Jésus et dont l’enseignement avait alimenté l’antisémitisme en Europe.

En 1986, Jean Paul II avait complété « Nostra Aetate » avec une rencontre interreligieuse à Assise, rééditée en 1993 et en 2011. Des communautés catholiques comme Sant’Egidio ont ensuite intensifié ces échanges et ce dialogue. Avec les juifs, qualifiés de « grands frères » par Jean Paul II, le pape polonais et ses successeurs ont multiplié les gestes, se rendant par exemple plusieurs fois dans des synagogues.

Jean-Dominique Durand, président de l’AJCF, a déclaré que son discours « nous engage à poursuivre, à continuer, sur le chemin de l’amitié entre Juifs et chrétiens. Les enjeux sont considérables, notamment par rapport à l’antisémitisme qui ne cesse de se développer. »

Selon lui, le pape a, lors de la rencontre, « rassuré, dit aux Juifs que ‘contrairement à ce qu’il s’est trop souvent réalisé dans le passé, vous n’êtes pas seuls’. »

Moché Lewin, conseiller spécial du grand rabbin de France, était présent à l’évènement. Il a ainsi témoigné de ses relations amicales avec le père Christophe Le Sourt, directeur des relations avec le judaïsme auprès de la Conférence des évêques de France.

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