Le pape implore Dieu pour la paix en Syrie et dans le monde
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Le pape implore Dieu pour la paix en Syrie et dans le monde

dans sa traditionnelle bénédiction Urbi et Orbi, François a demandé à Dieu de ramener “la paix à tout le Moyen Orient, à commencer par la Terre sainte, comme aussi en Irak et au Yémen”

Le pape François dans la loge centrale de la Basilique Saint-Pierre pour la bénédiction Urbi et Orbi, à Rome et au monde, à la suite de la messe de Pâques, le 27 mars 2016. (Crédit : Alberto Pizzoli/AFP)
Le pape François dans la loge centrale de la Basilique Saint-Pierre pour la bénédiction Urbi et Orbi, à Rome et au monde, à la suite de la messe de Pâques, le 27 mars 2016. (Crédit : Alberto Pizzoli/AFP)

Le pape François a imploré Dieu dimanche, dans sa traditionnelle bénédiction Urbi et Orbi, pour qu’il ramène la paix au Moyen Orient, particulièrement en Syrie, pays martyrisé et victime d’un conflit qui sème « horreur et mort ».

Devant 60 000 fidèles rassemblés place Saint-Pierre, selon la gendarmerie vaticane, à l’occasion de la messe de Pâques et de la bénédiction à la ville et au monde (Urbi et Orbi), le pape argentin a réclamé l’aide de Dieu pour en finir avec les conflits et les guerres dans le monde, le trafic d’armes et les souffrances endurées par les plus faibles.

« Qu’il donne la paix à tout le Moyen Orient, à commencer par la Terre sainte, comme aussi en Irak et au Yémen », a-t-il lancé, après avoir une nouvelle fois dénoncé le drame de la Syrie où la population civile est la « victime d’une guerre qui ne cesse pas de semer horreur et mort ».

François a dénoncé à cette occasion « l’ignoble attaque » qui a eu lieu samedi dans la région d’Alep en Syrie, « contre des réfugiés en fuite », dont le bilan est d’au moins 110 morts.

Il a encore imploré Dieu pour qu’il « donne aux responsables des nations le courage d’éviter l’expansion des conflits et d’arrêter le trafic des armes ». Dans sa bénédiction, retransmise en mondovision par près de 160 chaînes de télévision, le pape a rappelé que pour les chrétiens, le « Christ ressuscité » se fait « compagnon de route de tous ceux qui sont contraints de laisser leur terre à cause de conflits armés, d’attaques terroristes, de famines, de régimes oppressifs ». Le pape argentin a aussi espéré que Dieu « aide l’Ukraine, encore affligée par un conflit sanglant, à retrouver la concorde ».

Le pape François et le patriarche Barthélémy embrassent la Pierre de l'Onction de l'église du Saint-Sépulcre, à Jérusalem, en 2014. (Crédit : GPO)
Le pape François et le patriarche Barthélémy embrassent la Pierre de l’Onction de l’église du Saint-Sépulcre, à Jérusalem, en 2014. (Crédit : GPO)

Haute surveillance

Il a formulé le même vœu pour plusieurs conflits dans le monde, « à commencer par la Terre sainte », au Soudan du Sud, au Yémen, en Irak ou en République démocratique du Congo.

Avant cette bénédiction, le pape avait célébré la traditionnelle messe de Pâques sur le parvis de la basilique Saint-Pierre, placé sous haute surveillance.

Les célébrations de Pâques, qui ont débuté jeudi avec une messe et la cérémonie du lavement des pieds par le pape, ont donné lieu à d’importantes mesures de sécurité, après les attentats ayant frappé il y a une semaine des églises chrétiennes coptes en Egypte.

Site d'un attentat à la bombe contre une église copte égyptienne à Tanta, dans le delta du Nil, le jour du dimanche des Rameaux, le 9 avril 2017. (Crédit : AFP/STRINGER)
Site d’un attentat à la bombe contre une église copte égyptienne à Tanta, dans le delta du Nil, le jour du dimanche des Rameaux, le 9 avril 2017. (Crédit : AFP/STRINGER)

Tout le quartier autour de la basilique Saint-Pierre avait été bouclé dimanche matin, avec plusieurs points d’accès ouverts pour permettre une première vérification des sacs. L’accès à la place elle-même n’a été rendu possible qu’après le passage sous un portique de détection, à l’instar des mesures de sécurité prises dans les aéroports. Près d’une trentaine de portiques ont ainsi été disposés tout autour de la célèbre colonnade du Bernin entourant la place.

Des centaines de policiers et membres des forces de sécurité surveillaient les alentours, comme ils l’avaient déjà fait samedi pour la messe de la veillée pascale, et pour le chemin de croix vendredi près du Colisée.

Lors de cette messe de Pâques, temps fort du calendrier chrétien, le pape a reconnu, dans une homélie improvisée, la difficulté d’associer Dieu et la souffrance dans le monde. Il a ainsi raconté avoir téléphoné samedi à un jeune homme atteint d’une grave maladie pour lui rapporter le message d’espoir de « Jésus ressuscité ».

« Il n’y a pas d’explications à ce qui t’arrive, mais regarde Jésus sur la croix, Dieu a fait cela avec son fils », a raconté le pape. Le jeune homme lui a alors répondu : « Oui, mais il a demandé à son fils et il a dit oui. A moi, on ne m’a pas demandé si je voulais ça ». « Cela nous émeut », a alors reconnu le pape, pour qui il faut néanmoins « parier » sur le « Christ ressuscité » même si on ne comprend pas toujours comment va le monde.

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