Le père du suspect des alertes à la bombe présente ses excuses aux juifs américains
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Le père du suspect des alertes à la bombe présente ses excuses aux juifs américains

« Il n’y avait aucune haine derrière tout cela. Le mobile, c’est la maladie », a déclaré le père, corroborant ainsi les propos de la mère du jeune homme deux jours plus tôt

Le père d'un adolescent juif israélo-américain accusé d'avoir lancé des dizaines d'alertes à la bombe antisémites aux Etats-Unis et ailleurs, devant le tribunal de Rishon Lezion, le 23 mars 2017. (Crédit : Jack Guez/AFP)
Le père d'un adolescent juif israélo-américain accusé d'avoir lancé des dizaines d'alertes à la bombe antisémites aux Etats-Unis et ailleurs, devant le tribunal de Rishon Lezion, le 23 mars 2017. (Crédit : Jack Guez/AFP)

Le père de l’adolescent israélien qui est à l’origine d’une centaine de fausses alertes à la bombe dans les centres communautaires juifs aux États-Unis a présenté des excuses « du plus profond de mon cœur » aux juifs américains lundi, et a souligné qu’il « n’y a aucune haine » derrière ces appels menaçants.

Il y a deux jours, la mère du jeune homme de 18 ans a tenu pour responsable l’autisme de son fils, ainsi qu’une tumeur au cerveau, pour la centaine d’alertes à la bombe qu’il avait effectuée.

Son père a également dit que la « maladie » était responsable des agissements de son fils. « C’est un enfant différent. Il est unique », a déclaré le père, sur la Deuxième chaîne. Son visage n’a pas été dévoilé et il a été identifié par le pseudonyme Eli. (Une ordonnance de non-divulgation interdit de nommer le suspect, identifié comme M.) « Il n’y avait aucune haine derrière tout cela. Le mobile, c’est la maladie. »

Eli, qui avait auparavant travaillé dans le secteur du high-tech, a déclaré sans trop de détails, qu’il avait lui-même « été exposé à des centaines de produits chimiques nocifs » et a subi « 3 opérations pour retirer des tumeurs. Et mon fils a une tumeur. »

Il a raconté qu’il a regardé, avec son fils, les reportages sur les centres communautaires américains pris pour cible et évacués à cause des alertes à la bombe.

Il se souvient lui avoir dit : « Tu vois ce qui peut se passer », pour parler des dangers auxquels peuvent être confrontés les juifs. Et lorsqu’il a été interrogé sur la réaction de son fils, il affirme qu’il « n’a pas répondu ».

Le père du suspect des alertes à la bombe interviewé par la Deuxième chaîne, le 3 avril 2017. (Crédit : capture d'écran Deuxième chaîne)
Le père du suspect des alertes à la bombe interviewé par la Deuxième chaîne, le 3 avril 2017. (Crédit : capture d’écran Deuxième chaîne)

Eli, qui a été mis en examen pendant plusieurs jours, soupçonné d’avoir été impliqué dans ces menaces. Il a été libéré sous conditions, et a déclaré vouloir présenter ses excuses aux juifs américains. « À tous les juifs d’Amérique, je veux vous dire que nous sommes vraiment, vraiment, vraiment désolés, du plus profond de notre cœur. Vraiment désolés. »

L’avocat du père a ajouté que ce dernier n’avait joué aucun rôle dans les appels de son fils, et qu’il n’avait aucune idée des agissements de son fils.

Le journaliste lui a demandé, d’une façon quelque peu provocante, s’il était fier de son fils, Eli a réplique : « Je l’aime. Son cœur et mon cœur sont le même cœur. »

L'antenne placée à la fenêtre de la chambre du suspect d'Ashkelon, soupçonné d'avoir lancé des alertes à la bombe contre des centres communautaires aux États-Unis. (Crédit : Capture d'écran : Dixième chaîne)
L’antenne placée à la fenêtre de la chambre du suspect d’Ashkelon, soupçonné d’avoir lancé des alertes à la bombe contre des centres communautaires aux États-Unis. (Crédit : Capture d’écran : Dixième chaîne)

Il a affirmé n’avoir eu aucun soupçon quant à l’antenne placée par son fils sur la fenêtre de sa chambre, pour pouvoir se connecter à Internet sans être facilement identifiable.

Le suspect, qui employait également des dispositifs qui transforment les voix, devrait être présenté devant les juges jeudi. La police demandera une prolongation de la détention.

Lundi, la mère de M. avait affirmé que son fils était diagnostiqué autiste et qu’il ne contrôlait pas ses actions, à cause d’une tumeur au cerveau.

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