Rechercher

Le plan gouvernemental pour la Galilée occidentale vise à doubler la population

Le nouveau plan de la région prévoit des projets ambitieux pour attirer les habitants et développer l'économie des zones côtières

Une vue aérienne de Rameh, une ville arabe de la Galilée occidentale, le 20 août 2018. (Crédit: Matanya Tausig/Flash90)
Une vue aérienne de Rameh, une ville arabe de la Galilée occidentale, le 20 août 2018. (Crédit: Matanya Tausig/Flash90)

Un nouveau plan gouvernemental composé d’une soixantaine de projets visant à développer davantage la Galilée occidentale est actuellement examiné par le Conseil national pour la planification et la Construction.

Le plan vise à renforcer les communautés existantes et l’économie locale, en faisant passer la population d’environ 300 000 à plus de 600 000 habitants au cours des 20 prochaines années. Il prévoit que la Galilée occidentale deviendra leader dans les domaines de la technologie bleue – la technologie qui utilise les ressources en eau – et de la technologie agro-alimentaire, un domaine d’intérêt croissant au niveau mondial dans lequel Israël joue un rôle majeur.

La région de la Galilée occidentale comprend les zones situées au nord de Haïfa, au travers des villes d’Akko, de Nahariya, de Maalot-Tarshiha et de Rosh Hanikra, ainsi qu’un grand nombre de petites villes localisées dans des zones plus rurales. La région se distingue par une population mixte, arabe et juive, et le maintien de cette composition démographique est considéré comme un objectif important du plan de développement.

Parmi les propositions figurent des engagements en faveur de la rénovation urbaine, du logement abordable ; l’amélioration du système éducatif, la construction de parcs industriels, l’amélioration des transports publics et un soutien renforcé à l’agriculture.

Le développement du tourisme dans la région est également considéré comme un objectif important qui peut contribuer à faire progresser l’économie régionale. Les planificateurs chercheront à développer les zones côtières, ainsi que les sites historiques, et à permettre un accès plus large aux espaces naturels de la région en développant les sentiers pédestres et les pistes cyclables le long des cours d’eau.

Le plan reconnaît également les caractéristiques distinctives de la Galilée occidentale, décrites comme « un sentiment de communauté ». Alors que le plan cherche à encourager la migration vers la région, notamment par le biais des entrepreneurs et d’autres personnes susceptibles de créer des emplois, il souligne l’importance de maintenir ce sentiment de communauté et un style de vie différent des autres parties du pays.

L’élaboration de ces plans a pris environ deux ans, grâce au travail conjoint du ministère du Logement et de la Construction, du bureau de planification du Nord, des autorités locales, des entreprises et d’autres parties prenantes de la région.

Sa réalisation dépendra du soutien des ministères concernés en ce qui concerne les éléments les plus déterminants du développement régional.

Aviad Friedman, directeur général du ministère du Logement et de la Construction, a déclaré que « le plan gouvernemental profitera à toute la région et donc… à tout le pays. Il améliorera considérablement la qualité de vie des habitants du nord et il ouvrira de nombreuses possibilités d’emploi, de recherche, de développement et de loisirs. »

À la fin de l’année dernière, le cabinet a approuvé à l’unanimité un plan de développement d’un milliard de shekels visant à encourager la croissance démographique et économique sur le plateau du Golan. L’objectif déclaré était d’atteindre 100 000 résidents dans le Conseil régional du Golan et le Conseil local de Katzrin dans les années à venir.

Actuellement, 53 000 personnes y résident : 27 000 Juifs, 24 000 Druzes et 2 000 Alaouites (un groupe ethno-religieux issu de l’islam chiite et une communauté minoritaire à laquelle appartient la famille régnante en Syrie, la dynastie Assad).

À l’exception des États-Unis, la communauté internationale considère le Golan comme faisant partie de la Syrie, qui a perdu ce territoire lors de la guerre des Six Jours en 1967. Israël a annexé le Golan en 1981.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...