Le premier astronaute arabe dans l’espace avec une Américaine d’origine juive
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Le premier astronaute arabe dans l’espace avec une Américaine d’origine juive

Hazzaa al-Mansoori, originaire des Emirats arabes unis, est prêt à décoller mercredi en compagnie de Jessica Meir, dont le père est israélien

Des membres de l'équipe principale à destination de la Station spatiale internationale (ISS), l'astronaute des Emirates arabes unis Hazza Al Mansouri (gauche),le cosmonaute russe Oleg Skripochka et l'astronaute américaine Jessica Meir prennent la pose lors d'une conférence de presse au cosmodrome loué par la Russie à Baikonour au Kazakhstan le 24 septembre 2019. (Vyacheslav OSELEDKO / AFP)
Des membres de l'équipe principale à destination de la Station spatiale internationale (ISS), l'astronaute des Emirates arabes unis Hazza Al Mansouri (gauche),le cosmonaute russe Oleg Skripochka et l'astronaute américaine Jessica Meir prennent la pose lors d'une conférence de presse au cosmodrome loué par la Russie à Baikonour au Kazakhstan le 24 septembre 2019. (Vyacheslav OSELEDKO / AFP)

Trois astronautes, parmi lesquels Hazza Al Mansouri, le premier citoyen des Emirats arabes unis envoyé dans l’espace, ont décollé mercredi du cosmodrome russe de Baïkonour, au Kazakhstan, à destination de la Station spatiale internationale (ISS).

Le vaisseau Soyouz emportant Hazza Al Mansouri, l’Américaine Jessica Meir et le Russe Oleg Skripotchka a décollé sans encombre à 13H57 GMT des steppes kazakhes, selon les images de l’agence spatiale russe Roskosmos, pour un voyage d’environ six heures jusqu’à la station orbitale internationale.

La capsule Soyouz dans laquelle ont pris place les trois astronautes s’est correctement séparée de la fusée très exactement 8 minutes et 48 secondes après le décollage, atteignant l’orbite qui lui permettra de rejoindre l’ISS, a précisé Roskosmos sur Twitter.

L’amarrage de la capsule avec la station orbitale, sur laquelle se trouvent déjà six hommes et femmes, est prévue à 19H45 GMT.

Agé de 35 ans, Hazza Al Mansouri permet aux Emirats d’intégrer le petit club des pays arabes ayant envoyé un homme dans l’espace, devancés seulement par l’Arabie saoudite en 1985 et la Syrie en 1987.

Des membres de l’équipe principale à destination de la Station spatiale internationale (ISS), l’astronaute des Emirates arabes unis Hazza Al Mansouri (gauche) et l’astronaute américaine Jessica Meir sêxpriment lors d’une conférence de presse au cosmodrome loué par la Russie à Baikonour au Kazakhstan le 24 septembre 2019. (Vyacheslav OSELEDKO / AFP)

Ce pilote de chasse deviendra aussi le premier astronaute d’un pays arabe à fouler l’ISS. Le jeune homme, dont la participation à ce vol n’a été confirmée que très tardivement, a partagé son « réel honneur » de participer à cette mission, qui provoque une immense ferveur aux Emirats.

Au cours de la traditionnelle conférence de presse organisée la veille du décollage, il a expliqué que son ambition était de « faire que cette mission soit réussie et revenir avec beaucoup de connaissances ». « Le rêve est devenu réalité », a-t-il ajouté, précisant qu’il retransmettrait et partagerait ses prières quotidiennes avec la Terre.

Le booster de fusée FG et le vaisseau Soyouz MS-15 sont placés sur la rampe de lancement au cosmodrome loué par la Russie à Baïkonour au Kazakhstan le 23 septembre 2019. (MAXIM SHIPENKOV / POOL / AFP)

Biologiste de 42 ans, Jessica Meir débute également, mais Oleg Skripotchka a une longue expérience : il a déjà participé à deux missions sur l’ISS, la première en octobre 2010, et a passé au total pas moins de 159 jours dans l’espace.

Hazza Al Mansouri ne restera que huit jours sur la station : son retour est prévu le 3 octobre en même temps que le Russe Alexeï Ovtchinine et l’Américain Nick Hague, qui sont eux en apesanteur depuis mars.

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