Le Premier ministre israélien met en garde l’Iran à la veille de Yom HaShoah
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Le Premier ministre israélien met en garde l’Iran à la veille de Yom HaShoah

Benjamin Netanyahu a averti mercredi l'Iran, son ennemi juré, de ne pas tester la détermination d'Israël, à l'occasion de la journée du souvenir de la Shoah

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prend la parole lors de la cérémonie officielle nationale qui s'est tenue au Yad Vashem Holocaust Memorial Museum à Jérusalem à l'occasion du Jour du souvenir de l'Holocauste, le 11 avril 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prend la parole lors de la cérémonie officielle nationale qui s'est tenue au Yad Vashem Holocaust Memorial Museum à Jérusalem à l'occasion du Jour du souvenir de l'Holocauste, le 11 avril 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, dans un discours sévère mercredi prononcé lors d’une cérémonie nationale à la veille de la Journée du souvenir de l’Holocauste, a averti l’Iran de ne pas tester la détermination d’Israël, affirmant que l’État juif réagirait à l’“agression” de Téhéran avec « fermeté ».

« Nous empêchons toute activité iranienne en Syrie. Ce ne sont pas que des mots », a affirmé Netanyahu.

« Notre politique peut se résumer en trois mots : ‘La fermeté envers toute agression’. La fermeté sur la défense, la fermeté sur la dissuasion, la fermeté contre quiconque menace de nous détruire », a-t-il ajouté.

Son avertissement est arrivé peu après que Téhéran a menacé de se venger d’une attaque aérienne mortelle lundi en Syrie qui a été attribuée à Israël.

La Russie, la Syrie, l’Iran et les États-Unis ont tous déclaré qu’Israël a effectué le tir de missiles sur la base aérienne T-4 près de Palmyre, dans le centre de la Syrie. Les autorités israéliennes ont refusé de commenter cette attaque, qui aurait tué au moins 14 personnes, dont au moins sept militaires iraniens. Les médias israéliens ont indiqué que la cible était une base iranienne et qu’un important arsenal d’armes a été détruit.

Sans entrer dans les détails, Netanyahu a déclaré que « les événements de ces derniers jours nous enseignent que résister au mal et à l’agression est la mission imposée à chaque génération ».

« Pendant l’Holocauste, nous étions sans espoir, sans défense et sans voix », a-t-il dit. « En vérité, notre voix n’a pas été entendue du tout. Aujourd’hui, nous avons un pays fort, une armée forte, et notre voix se fait entendre parmi les nations. »

« Aujourd’hui aussi il y a un régime extrémiste qui nous menace, qui menace la paix mondiale », a dit M. Netanyahu à propos de l’Iran. « Ce régime a explicitement proclamé qu’il voulait nous détruire, l’Etat juif ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prend la parole lors de la cérémonie officielle nationale qui s’est tenue au Yad Vashem Holocaust Memorial Museum à Jérusalem à l’occasion du Jour du souvenir de l’Holocauste, le 11 avril 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)

Il a réitéré ses critiques contre l’accord sur le programme nucléaire iranien conclu entre Téhéran et les grandes puissances, censé empêcher l’Iran de se doter de la bombe atomique et qui a permis la levée partielle des sanctions internationales imposées à l’Iran.

« La signature de cet accord avec l’Iran n’a non seulement pas freiné son agression, mais il l’a accentuée », selon M. Netanyahu.

Mardi, un haut conseiller du Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a menacé Israël au sujet du raid aérien.

« Les crimes ne resteront pas sans réponse », a déclaré Ali Akbar Velayati lors d’une visite en Syrie, selon l’agence de presse officielle Islamic Republic News Agency.

Se référant aux menaces iraniennes de représailles, Netanyahu a dit clairement : « Ne testez pas la détermination de l’État d’Israël ».

Il s’est ensuite adressé directement au peuple iranien. « Nos deux anciens peuples pourront à nouveau vivre ensemble » après la chute de la République islamique, a-t-il dit.

Israël a régulièrement exprimé sa préoccupation au sujet de la présence iranienne en Syrie, craignant l’établissement à long terme de forces hostiles dans le pays voisin.

Les responsables israéliens ne semblaient pas prendre à la légère la menace d’une attaque de représailles – soit par l’Iran, soit par son mandataire, le groupe terroriste libanais Hezbollah – et les forces de Tsahal demeurent en état d’alerte dans le nord.

L’Iran a déployé des milliers de combattants en Syrie, présentés comme des « volontaires » d’Afghanistan et du Pakistan et formés localement par des « conseillers militaires » iraniens. Il nie avoir une présence militaire dans ce pays déchiré par la guerre où les volontaires se battent au nom du président syrien allié Bashar el-Assad alors qu’il fait campagne pour réprimer une insurrection qui en est à sa huitième année.

Cette photo publiée par les médias iraniens montre la base aérienne T-4 dans le centre de la Syrie après une attaque de missiles lundi 9 avril 2018. (Médias iraniens)

L’Iran ne reconnaît pas l’existence d’Israël et appelle régulièrement à sa destruction et la prédit. Israël considère Téhéran sous le régime des ayatollahs comme une menace existentielle qui cherche à obtenir des armes nucléaires et des fonds et arme des groupes terroristes, notamment le Hezbollah à la frontière nord d’Israël.

Israël aurait mené de nombreux raids en Syrie depuis 2013, ciblant le régime et le groupe terroriste libanais Hezbollah, soutenu par l’Iran. Israël s’est engagé à empêcher le Hezbollah d’obtenir des armes et des missiles de pointe, craignant qu’ils ne soient utilisés contre l’État juif.

L’AFP a contribué à cet article.

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