Le Premier ministre se félicite de la contre-attaque israélienne à Gaza
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Le Premier ministre se félicite de la contre-attaque israélienne à Gaza

Après l’attaque contre les troupes israéliennes, Netanyahu affirme que le calme relatif maintenu jusqu'à présent avait été obtenu en "faisant pression sur le Hamas"

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prononce un discours à la 54e conférence de Munich sur la sécurité, le 16 février 2018 (Photo AFP / DPA / Sven Hoppe)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prononce un discours à la 54e conférence de Munich sur la sécurité, le 16 février 2018 (Photo AFP / DPA / Sven Hoppe)

En prévention de nouvelles attaques, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a vanté ce dimanche la politique israélienne visant à cibler les sites du Hamas dans la bande de Gaza en réponse à toute agression depuis l’enclave palestinienne.

Il s’exprimait au lendemain de l’explosion d’un engin explosif qui a blessé quatre soldats israéliens et du tir d’une roquette lancée depuis la bande de Gaza qui a frappé une habitation israélienne dans la région voisine de Sha’ar Hanegev.

« Si nous ne faisions pas pression sur le Hamas comme nous le faisons, ce qui est arrivé [hier] surviendrait tous les jours », a déclaré Netanyahu aux journalistes à la suite d’un discours à la conférence de Munich sur la sécurité.

Le Premier ministre n’a pas confirmé les commentaires d’Avigdor Liberman, ministre de la Défense, selon lesquels le groupe terroriste du Comité de résistance populaire était responsable de l’explosion de l’engin.

De la fumée s’élève à la suite d’une frappe aérienne israélienne à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 5 mai 2016 (AFP / Said Khatib / File)

« Peu importe qui en est le responsable. Ce qui importe sont ceux qui n’ont pas empêché [l’attaque] », a déclaré M. Netanyahu, faisant référence aux dirigeants du Hamas à Gaza.

Depuis la guerre de Gaza en 2014, le Hamas a empêché d’autres groupes terroristes de la bande de Gaza de mener des attaques, conduisant à l’une des périodes les plus calmes entre Israël et l’enclave côtière depuis la guerre des Six jours.

L’attaque de samedi représente la frappe la plus importante contre Israël par un groupe armé depuis la guerre de 2014.

En réponse à l’explosion de l’EEI et au lancement de la roquette, Israël a mené une série de frappes aériennes dans la bande de Gaza, ciblant 18 sites liés à des activités terroristes, selon l’armée israélienne.

L’armée a déclaré qu’on comptait notamment un tunnel offensif creusé depuis le quartier de Zeitun, dans la ville de Gaza, vers le territoire israélien.

Un hélicoptère militaire transportant des soldats israéliens blessés dans une explosion lors d’une patrouille le long de la frontière de Gaza arrive au centre médical de Soroka, à Beer-Sheva, le 17 février 2018 (Capture d’écran : Twitter)

Dans un autre incident survenu samedi soir, un char israélien a tiré sur un groupe de Palestiniens qui s’étaient approchés de la barrière de sécurité « d’une manière suspecte ». Le ministère de la Santé de Gaza a rapporté que deux des Palestiniens avaient été tués et deux autres avaient été sérieusement blessés.

Malgré les nombreuses frappes, le Premier ministre a maintenu qu’Israël « n’avait certainement pas d’intérêt à aggraver la situation ».

Dimanche après-midi, deux des soldats blessés dans l’explosion de l’EEI se trouvaient toujours dans un état grave, alors que les trois autres se trouvaient dans un état modéré, selon le Centre médical de Soroka de Beer Sheva, où les militaires ont été initialement conduits.

L’un des soldats, dont le père est médecin à l’hôpital Hadassah Ein Kerem de Jérusalem, a été transféré à la demande de sa famille. Son état reste grave, a déclaré l’hôpital de Jérusalem, et il est soigné par le service de traumatologie.

Les médecins ont déclaré que l’état des soldats s’était stabilisé et qu’il n’y avait pas de danger immédiat pour leur vie.

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