Le président du Crif veut maintenir la pression dans l’affaire Sarah Halimi
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Le président du Crif veut maintenir la pression dans l’affaire Sarah Halimi

Dans une tribune signée dans le FigaroVox, Francis Kalifat demande une nouvelle fois que le meurtre de Sarah Halimi soit considéré par la justice comme un acte antisémite

Le président du CRIF, Francis Kalifat, lors du 32e dîner du CRIF, en février 2017. (Crédit: CRIF)
Le président du CRIF, Francis Kalifat, lors du 32e dîner du CRIF, en février 2017. (Crédit: CRIF)

Via une tribune publiée par le FigaroVox le 26 juin 2017, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) affirme « pour Sarah Halimi, je ne me tairai pas ».

Dans ce texte, Francis Kalifat replace le meurtre de Sarah Halimi, torturée et assassinée par défenestration le 4 avril dernier à Paris, dans le contexte général du début des années 2000, où l’antisémitisme grandissant ne trouvait aucun relais dans les médias, et très peu de soutien du pouvoir politique.

« De délinquants ordinaires en loups solitaires ou malades psychiatriques tout a été tenté pour ne pas reconnaître qu’à nouveau en France des juifs étaient agressés et même tués uniquement parce qu’ils étaient juifs, » écrit le président du Crif.

Il ajoute que les préjugés antisémites et l’antisémitisme sont devenus un marqueur « d’une partie croissante des Français musulmans qui, encore plus inquiétant, réunit 50 % des 15 à 25 ans. » (Institut Montaigne septembre 2016).
Notre société peine à affronter cette nouvelle réalité et à reconnaître l’évidence de nommer le mal lorsqu’il s’agit d’une victime juive. »

Il revient sur les raisons qui poussent les avocats de la famille et le Crif à demander la requalification du meurtre, avec la circonstance aggravante d’antisémitisme.

« Torturée au rythme de sourates du Coran, Sarah Attal-Halimi, vient d’être défenestrée vivante par le balcon de son propre appartement aux cris de Allah ou Akhbar par un jeune Français de 27 ans d’origine malienne, délinquant multi-récidiviste, récemment radicalisé probablement lors d’un séjour en prison et fréquentant une mosquée salafiste. » détaille Kalifat.

« Alors plus qu’une évidence il s’agit là d’un cas d’école pour décrire un meurtre antisémite sur lequel pèse une véritable omerta et ce crime ignoble n’est toujours pas reconnu comme tel ».

A ce jour, l’instruction stagne car il le rapport d’expertise du psychiatre chargé de déterminer la responsabilité de Kobili Traoré au moment des faits. Selon les avocats de la famille Halimi, l’expertise devait être délivrée courant juin.

Interpellé après son passage à l’acte, l’homme âgé de 27 ans a été interné peu de temps après suite à une apparente crise de démence lors de la garde à vue.

L’affaire avait émue la communauté juive parisienne qui avait organisée une marche blanche quelques jours après la mort de Sarah Halimi, réunissant plusieurs centaines de personnes.

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