Le prince William a visité un camp de réfugiés palestiniens
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Le prince William a visité un camp de réfugiés palestiniens

Certains rapports ont indiqué que son convoi a été caillassé par des lanceurs de pierres alors qu'il se trouvait dans le camp

Le Prince William de Grande-Bretagne dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie, le 27 juin 2018. (Crédit : AFP / Ahmad GHARABLI)
Le Prince William de Grande-Bretagne dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie, le 27 juin 2018. (Crédit : AFP / Ahmad GHARABLI)

Le Prince William est rentré mercredi à son hôtel de Jérusalem après avoir visité un camp de réfugiés palestiniens près de Ramallah et rencontré de jeunes footballeurs.

Le duc de Cambridge s’est rendu dans le camp de réfugiés de Jelazoun et a rencontré des responsables, des élèves d’une école de filles et d’autres personnes.

En outre, il s’est entretenu avec le personnel et les familles participant à un programme de vaccination de l’UNRWA.

Il a également tiré dans un ballon de football avec le dirigeant de la fédération palestinienne de football, Jibril Rajoub, un jour après avoir fait 1 ou 2 tirs au but face à des enfants juifs et arabes à Jaffa.

Certains rapports ont indiqué que son convoi a été caillassé par des lanceurs de pierres alors qu’il se trouvait dans le camp.

Un correspondant du Times of Israel n’a signalé aucun dégât visible sur sa limousine à son arrivée à l’hôtel.

Sa visite se veut apolitique, mais le prince William a paru bousculer mercredi le langage diplomatique usuel en qualifiant les Territoires palestiniens de « pays », lors de sa rencontre avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Ramallah.

Ses premiers mots pour le président palestinien ont dénoté avec le discours communément employé par les diplomates occidentaux confrontés aux complexités linguistiques du conflit israélo-palestinien.

« Merci de m’accueillir, et je suis très heureux d’une collaboration aussi étroite entre nos deux pays, et des succès enregistrés dans les domaines de l’éducation et de l’humanitaire », a-t-il dit, parlant sans notes.

Les diplomates occidentaux se gardent généralement de se référer aux Territoires palestiniens comme à un Etat ou à un pays.

L’Assemblée générale des Nations unies a accordé en 2012 le statut d’Etat observateur non-membre à la Palestine. Les Territoires palestiniens sont censés composer un jour l’Etat indépendant auquel aspirent les Palestiniens.

Interrogées par l’AFP, les Affaires étrangères britanniques n’ont pas dit si le choix des mots du prince était fortuit ou délibéré.

Le Prince William de Grande-Bretagne donne un coup de pied dans un ballon aux côtés du dirigeant de la Fédération palestinienne de football, Jibril Rajoub, (à gauche), dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie, le 27 juin 2018. (Crédit : AFP / Ahmad GHARABLI)

« Le gouvernement britannique soutient la création d’un Etat palestinien souverain, indépendant et viable, coexistant avec Israël dans la paix et la sécurité », a indiqué un porte-parole. « Le Royaume-Uni reconnaîtra un Etat palestinien au moment où cela favorisera le plus la paix », a-t-il ajouté.

Abbas a réaffirmé lors de son entrevue avec le duc de Cambridge que les Palestiniens étaient déterminés à « parvenir à la paix avec Israël ».

Le prince a poursuivi sa visite dans les Territoires palestiniens en assistant à un spectacle de danse et de chants traditionnels palestiniens.

Il a ensuite rencontré le maire de Ramallah, Moussa Hadeel, qui lui a offert une bague sur laquelle sont gravés les noms de villes palestiniennes d’avant 1948 – date de la création d’Israël -, certaines se trouvant désormais en Israël.

Le duc de Cambridge a terminé l’après-midi par une partie de football avec quelques enfants palestiniens, supervisée par le président de la fédération de football palestinienne Jibril Rajoub.

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