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Le principal candidat aux élections européennes appelle à un cessez-le-feu immédiat à Gaza

Le Luxembourgeois Nicolas Schmit en lice contre la présidente sortante Ursula von der Leyen, a également fustigé le "gouvernement d'extrême-droite de Netanyahu"

Le commissaire européen en charge de l'emploi et des droits sociaux, Nicolas Schmit, candidat commun désigné par le PSE, prononce un discours lors du congrès électoral du Parti socialiste européen (PSE) en vue des prochaines élections européennes de 2024, le 2 mars 2024 à Rome. (Crédit : Andreas SOLARO / AFP)
Le commissaire européen en charge de l'emploi et des droits sociaux, Nicolas Schmit, candidat commun désigné par le PSE, prononce un discours lors du congrès électoral du Parti socialiste européen (PSE) en vue des prochaines élections européennes de 2024, le 2 mars 2024 à Rome. (Crédit : Andreas SOLARO / AFP)

Samedi, les socialistes européens ont lancé à Rome leur campagne pour les élections européennes du 9 juin avec l’objectif de battre l’extrême-droite – susceptible de faire une percée. A cette occasion, le candidat du centre-gauche à la présidence de la Commission européenne a appelé à un « cessez-le-feu immédiat » à Gaza et s’est lancé dans une attaque cinglante contre le gouvernement de Netanyahu.

Les socialistes européens ont aussi désigné le Luxembourgeois Nicolas Schmit comme leur candidat à la présidence de la Commission face à Ursula von der Leyen, grande favorite à sa propre succession et dont la candidature pour le PPE devrait être entérinée lors du congrès du groupe les 6 et 7 mars à Bucarest.

Actuel commissaire européen à l’Emploi et aux Droits sociaux, Schmit, 70 ans, est quasiment inconnu du grand public, mais un fin connaisseur des arcanes européens. Il a notamment participé, pour le gouvernement luxembourgeois, à la négociation des traités de Maastricht et de Nice.

Dans un discours prononcé samedi, il a déclaré qu’il était « de notre devoir d’appeler à un cessez-le-feu immédiat à Gaza » et a accusé le gouvernement d’extrême-droite de Benjamin Netanyahu de tenter « d’abolir » la démocratie israélienne avec ses projets antérieurs au 7 octobre visant à réformer en profondeur le système judiciaire et à limiter les pouvoirs indépendants de la Haute Cour.

Il a ajouté que « des membres du gouvernement ont également anéanti le processus de paix en 1995 » et « en tuant d’abord notre ami le Premier ministre travailliste Yitzhak Rabin », a déclaré Schmit, en référence au défunt Premier ministre assassiné par un militant juif extrémiste qui s’opposait aux Accords Oslo de 1993 et au transfert du contrôle d’une partie de la Cisjordanie aux Palestiniens dans le cadre d’un accord de paix historique.

Au fil des ans, Netanyahu a été accusé à de multiples reprises par la gauche d’avoir encouragé l’incitation qui a conduit à l’assassinat de Rabin ou, à tout le moins, d’avoir contribué au climat politique incendiaire qui a abouti au meurtre. Il a rejeté ces accusations en les qualifiant de « tentatives de déformation de la vérité historique » et a nié toute responsabilité dans l’incitation qui a conduit à l’assassinat.

Le ministre d’extrême-droite de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, avait attiré l’attention nationale pour la première fois lorsqu’il avait été filmé, alors qu’il était adolescent, se vantant d’avoir volé le sigle de la voiture de Rabin, peu de temps avant son assassinat.

Schmit a affirmé être « un grand ami d’Israël, mais je n’oublie jamais que ce gouvernement (…) est un gouvernement d’extrême-droite ».

L’AFP a contribué à cet article.

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