Le principal suspect d’une attaque anti-arabe, libéré et assigné à résidence
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Le principal suspect d’une attaque anti-arabe, libéré et assigné à résidence

Les victimes auraient reconnu Alexei Katz lors d'une séance d'identification de la police ; quatre suspects ont été arrêtés et libérés à ce jour

Les victimes d'un crime de haine Muhammad Yusifin, Muatasim Ayoub et Mawd Ayoub durant un événement de solidarité, le 28 août 2018. (Crédit : capture d'écran Dixième chaîne)
Les victimes d'un crime de haine Muhammad Yusifin, Muatasim Ayoub et Mawd Ayoub durant un événement de solidarité, le 28 août 2018. (Crédit : capture d'écran Dixième chaîne)

Le tribunal d’instance de Haïfa a libéré mercredi le suspect principal d’un crime de haine violent contre un groupe d’Arabes israéliens le mois dernier dans la ville de Haïfa, dans le nord du pays.

La détention provisoire d’Alexei Katz avait été prolongée plus tôt cette semaine après avoir été identifiée par les victimes lors d’une séance d’identification par la police. Le juge a déclaré que l’enquête sur cette affaire était toujours en cours. Jusqu’à présent, quatre suspects ont été arrêtés et tous ont été libérés.

Un deuxième suspect, Oleg Gershkovovich, aurait déclaré à la police qu’il avait un alibi au moment de l’attaque. Il a également été libéré en résidence surveillée, mais selon la chaîne d’information Hadashot TV, il existe toujours de « sérieux soupçons » quant à son implication.

Les trois victimes, Muhammad Yusifin, Muatasim Ayoub et Mawd Ayoub, un médecin et deux infirmiers de la ville de Shfaram, dans le nord, ont porté plainte le mois dernier à la police, expliquant aux enquêteurs que la nuit précédente, ils étaient sur une plage en train de se reposer, quand un homme s’est approché d’eux en leur demandant s’ils étaient arabes.

Après avoir répondu qu’ils l’étaient, le suspect serait parti et revenu avec neuf autres personnes, qui ont attaqué les trois touristes avec des couteaux et des barres de fer.

Deux passants sont intervenus et ont mis fin à cette agression. Les trois hommes arabes ont été hospitalisés en raison de leurs blessures.

L’une des victimes a déclaré que l’attaque n’avait pas été provoquée et était motivée par des motifs nationalistes.

« Ils sont venus avec des couteaux, des barres de fer. Ils ont juste commencé à nous tabasser sans raison », a déclaré samedi à Hadashot l’une des victimes, dont le nom n’a pas été révélé. « Ils avaient prévu de nous tuer, tous les trois. »

« Il s’agissait d’une attaque nationaliste », a-t-il ajouté.

« Tout le monde n’est pas aussi méchant que ces types. Les personnes qui nous sont venues en aide sont deux juifs qui ont fait fuir le groupe », a-t-il raconté. « Les gens ne sont pas tous pareils, et nous faisons aussi partie de la nation d’Israël. »

Les trois victimes ont été transportées à l’hôpital pour y recevoir des soins médicaux en raison de leurs blessures.

Une autre victime a indiqué que c’était la première fois qu’il rencontrait une telle violence. « Comment quelqu’un peut-il demander à une personne ce qu’elle est et la tabasser ? » a-t-il dit. « N’avons-nous pas le droit d’être ici parce que nous sommes Arabes ? C’est un lieu public et tous les Israéliens sont admis. Je suis né ici à Haïfa. »

L’incident a été condamné par les députés juifs et arabes ainsi que par le président Reuven Rivlin. Une manifestation de soutien a eu lieu à Shfaram.

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