Le procès de Netanyahu ne sera pas diffusé en direct
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Le procès de Netanyahu ne sera pas diffusé en direct

La cour de district de Jérusalem a rejeté la demande d'une diffusion en direct des audiences d'ouverture dans les trois affaires du Premier ministre

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu tient une conférence de presse au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 16 mars 2020. (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu tient une conférence de presse au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 16 mars 2020. (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

Rejetant une demande déposée par certains médias, la cour de district de Jérusalem a statué, dimanche, que les audiences d’ouverture du procès pour corruption du Premier ministre Benjamin Netanyahu ne seraient pas diffusées en direct.

Les magistrats ont également noté que la session, prévue le 24 mai, se conformera aux ordres donnés par le ministère de la Santé en termes de distanciation sociale, dans un contexte de pandémie de coronavirus. Pour respecter les directives, les personnes présentes devront porter le masque et conserver une distance de deux mètres entre elles.

Seul un procureur d’Etat sera autorisé à être présent dans la salle, ainsi qu’un avocat de la défense pour chacun des accusés.

Le Premier ministre a été inculpé pour fraude et abus de confiance dans les Affaires 1000 et 2000 et pour pots-de-vin, fraude et abus de confiance dans l’Affaire 4000.

Shaul Elovitch arrive pour la prolongation de sa détention provisoire dans l’affaire 4000 devant le tribunal de première instance de Rishon Lezion, le 18 février 2018. (Flash90)

Autres accusés dans l’Affaire 4000, Shaul Elovitch, actionnaire majoritaire du géant des télécommunications Bezeq et son épouse, Iris. Dans l’Affaire 2000, le propriétaire du journal Yedioth Ahronoth passera également devant les magistrats.

Le procès de Netanyahu avait été reporté de deux mois – à seulement quarante-huit heures du début des audiences, le 17 mars – après la décision prise par le ministre de la Justice, Amir Ohana, d’instaurer un « état d’urgence » dans le système judiciaire au vu de la crise entraînée par la pandémie de coronavirus.

Selon les dispositions des lois actuelles, les retransmissions audio ou vidéo, à partir d’une salle d’audience, sont interdites, sauf autorisation préalable. Seuls quelques procès ont pu être diffusés jusqu’à présent.

Lors d’un essai récent, une audience concernant un programme mis en place par les services de sécurité du Shin Bet pour suivre les déplacements des Israéliens par le biais de leurs téléphones cellulaires et visant à identifier les personnes susceptibles d’être exposées au coronavirus lors de leurs rencontres avec des personnes infectées avait été diffusée.

Au mois de novembre, à la fin de l’année dernière, le Premier ministre avait demandé la transmission en direct de son audience de pré-inculpation.

« Après trois années marquées par un déluge de fuites d’informations partielles et biaisées, il est temps que le public puisse tout entendre. Notamment ce que j’ai à dire de mon côté, de manière totale et complète – sans intermédiaires, sans censure et sans distortion des faits », avait clamé à ce moment-là Netanyahu dans une vidéo téléchargée sur ses comptes, sur les réseaux sociaux.

A LIRE : Etat d’Israël vs. Netanyahu : détails de l’acte d’accusation du Premier ministre

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