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Le projet de loi sur le climat retardé à cause du ministère de l’Énergie

"Le loup ne peut pas garder la bergerie", a rétorqué Idit Silman, alors que le ministère de l'Énergie a publié une liste de demandes, repoussant le débat d'une semaine

Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.

Illustration : Des émissions de carbone d'une centrale électrique. (Crédit : Capture d’écran YouTube)
Illustration : Des émissions de carbone d'une centrale électrique. (Crédit : Capture d’écran YouTube)

La commission ministérielle des Lois a reporté dimanche d’une semaine son débat sur le projet de loi sur le climat, ordonnant au ministère de l’Environnement de discuter de ses propositions avec d’autres ministères qui se sont opposés à la formulation de la législation, au premier rang desquels le ministère de l’Énergie.

Le ministère de l’Énergie demande que les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre restent flexibles et que son directeur-général dirige une commission spéciale sur ces réductions.

La ministre de l’Environnement, Idit Silman, a rejeté cette idée en déclarant que « le loup ne peut pas garder la bergerie ».

« Il semble que certains membres du gouvernement ne croient pas à l’existence d’une crise climatique », a-t-elle ajouté.

Le ministère de l’Énergie a affirmé que le ministère de l’Environnement ne l’avait pas consulté sur le projet de loi, ce que ce dernier a démenti.

Silman espérait que la commission donnerait son feu vert à son projet de loi exigeant que les émissions soient réduites de moitié d’ici 2030, par rapport à la base de référence de 2015. Cet objectif, qui faisait partie des accords de coalition du gouvernement, dépasse de loin l’objectif de réduction des émissions de 27 % inclus dans un projet de loi sur le climat qui avait été adopté en première lecture sous le gouvernement précédent.

La ministre de l’Environnement, Idit Silman, participant à une conférence à Haïfa, dans le nord d’Israël, le 21 mars 2023. (Crédit : Shir Torem/Flash90)

Dans une prise de position soumise la semaine dernière en prévision du débat prévu dimanche, le ministère de l’Énergie a répété les arguments avancés à maintes reprises par le passé, affirmant que des objectifs ambitieux seraient onéreux – puisqu’en l’absence de subventions gouvernementales, les coûts d’installation de l’énergie solaire sont répercutés sur le consommateur – et que la continuité de l’approvisionnement en électricité pourrait être menacée parce que le soleil, la principale source d’énergie renouvelable d’Israël, ne brille pas la nuit, alors que l’électricité est également nécessaire.

Le ministère de l’Énergie a estimé qu’une réduction de 50 % des émissions nécessiterait la fourniture de 58 000 mégawatts d’énergie solaire, contre 5 000 mégawatts aujourd’hui, ainsi que 280 gigawatts d’énergie stockée – pour fournir de l’électricité la nuit et les jours nuageux – contre seulement 3 mégawatts de stockage actuellement disponibles.

Il a également demandé que le directeur-général du ministère de l’Énergie dirige une commission ministérielle de l’Environnement et du Climat sur les questions relatives à l’atténuation, c’est-à-dire à la réduction des émissions, estimant que cela relevait de sa compétence.

Les défenseurs de l’environnement insistent depuis longtemps pour qu’une loi sur le climat contienne des objectifs obligatoires de réduction des émissions, mais le ministère de l’Énergie, ainsi que le ministère des Finances, veulent plus de flexibilité.

Le ministre de l’Énergie, Israel Katz, participant à une conférence sur l’énergie, à Tel Aviv, le 13 mars 2023. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Ces dernières années, le ministère de l’Énergie s’est efforcé d’exploiter autant que possible les réserves de gaz naturel d’Israël avant que ce combustible fossile ne soit obsolète.

Il n’a jamais réussi à atteindre ses propres objectifs en matière d’énergies renouvelables. Ceux-ci consistaient à générer 10 % de l’énergie à partir de sources renouvelables d’ici 2020 – un chiffre que le ministère a à peine atteint à la fin de l’année dernière – l’objectif étant d’atteindre 30 % d’ici 2030.

Un groupe de scientifiques de haut niveau des Nations unies a récemment déclaré que la planète devait réduire de 60 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2035, par rapport à une base de référence de 2019, si l’on veut éviter que les températures ne dépassent les 1,5 degrés Celsius maximum convenus en 2015 à Paris par différents pays.

« Le rythme et l’ampleur des mesures prises jusqu’à présent, ainsi que les projets actuels, sont insuffisants pour lutter contre le changement climatique », a déclaré le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) dans la synthèse de son sixième rapport, le sixième et dernier rapport en date du groupe d’experts.

La planète s’est déjà réchauffée de 1,1 degré Celsius depuis que l’humanité a commencé à brûler des combustibles fossiles à l’échelle industrielle au cours du XIXe siècle.

En Israël, les températures ont augmenté d’environ 1,4 degré Celsius entre 1950 et 2017, avec une hausse particulièrement remarquable et prononcée ces 30 dernières années, selon le Pr. Yoav Yaïr, doyen de l’École du développement durable de l’université Reichman à Herzliya.

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