Le soldat de Hébron sera inculpé cette semaine
Rechercher

Le soldat de Hébron sera inculpé cette semaine

Les procureurs militaires vont poursuivre pour homicide involontaire le soldat accusé d’avoir tué un assaillant palestinien désarmé et neutralisé le mois dernier

Le soldat israélien accusé d'avoir tiré sur un terroriste palestinien à Hébron, pendant une audience du tribunal militaire à Tel-Aviv, le 5 avril 2016. (Crédit : Flash90)
Le soldat israélien accusé d'avoir tiré sur un terroriste palestinien à Hébron, pendant une audience du tribunal militaire à Tel-Aviv, le 5 avril 2016. (Crédit : Flash90)

Le soldat israélien affrontant des accusations d’homicide involontaire après avoir abattu un attaquant palestinien à Hébron le mois dernier sera probablement inculpé cette semaine.

L’inculpation devrait être soumise à la cour militaire de Jaffa mardi, a annoncé Ynet dimanche.

Le soldat suspecté, dont le nom n’est pas autorisé à la publication en raison d’un ordre de silence, a été filmé en train de tirer sur Abdel Fattah al-Sharif, 21 ans, le 24 mars, plusieurs minutes après que Sharif et un autre assaillant ont poignardé et blessé modérément un soldat à Tel Tumeida, une enclave israélienne de Hébron.

Les deux assaillants ont essuyé des tirs d’un officier pendant l’attaque, l’un a été tué, et Sharif a été blessé.

Le soldat, qui a abattu Sharif environ 10 minutes après qu’il a déjà été neutralisé et désarmé, a été arrêté par la police militaire, mais est sorti de prison et est détenu sur une base militaire, en plein scandale politique au sujet de ses actes et de la réponse de l’armée.

Le procureur Adoram Reigler a déclaré à la cour la semaine dernière que l’armée avait rassemblé assez d’éléments pour avancer les accusations d’homicide involontaire contre le soldat, a déclaré Ynet.

Des politiciens de droite et la famille du soldat avaient affirmé qu’il était
« lynché » par les médias, et des manifestants avaient appelé à sa libération.

Le chef d’Etat-major, Gadi Eizenkot, a été critiqué pour sa décision d’enquêter sur l’incident, et le soutien du ministre de la Défense Moshe Yaalon au chef militaire et sa condamnation de son acte l’ont également mené sous le feu des critiques.

« C’est un cas où un soldat a mal agi, pas un héros », avait déclaré Yaalon à la Knesset le 28 mars, alors qu’il critiquait « toute la ferveur et les fausses informations et les manipulations et les attaques contre le chef de l’armée israélienne ».

Yaalon avait ensuite répété ses critiques contre ceux qui soutiennent le soldat, déclarant mardi que les hauts gradés de l’armée israélienne, et pas des « chefs de gangs » décideraient de comment agit l’armée.

Une image du ministre de la défense Moshe Yaalon vu dans le viseur d'une arme qui a été mise un circulation sur WhatsApp par des militants du Likud en avril 2016. La légende dit : "Politiquement assassiné !" (Crédit : capture d'écran de la chaîne de la Knesset)
Une image du ministre de la défense Moshe Yaalon vu dans le viseur d’une arme qui a été mise un circulation sur WhatsApp par des militants du Likud en avril 2016. La légende dit : « Politiquement assassiné ! » (Crédit : capture d’écran de la chaîne de la Knesset)

Les critiques contre Yaalon sont devenues extrêmes ces derniers jours, quand des images du ministre de la Défense vu à travers un viseur ont commencé à circuler sur un des groupes WhatsApp des militants du Likud. Les images étaient accompagnées, selon Haaretz d’un texte le déclarant « politiquement éliminé ! » Le texte aurait également dit que puisque Yaalon avait critiqué les soutiens du soldat, le comité central du Likud l’ « assassinerait » pendant les prochaines élections internes du parti.

Le père du soldat accusé s’est exprimé contre la « campagne d’incitation » contre Yaalon tout en l’appelant à s’assurer que son fils ait un procès juste étant donné sa
« précipitation à juger » le soldat.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...