L’école reprendra bien le 1er septembre en Israël
Rechercher

L’école reprendra bien le 1er septembre en Israël

Les professeurs et le personnel auront besoin d'un pass vert pour entrer dans les écoles ; campagne de vaccination au sein des établissements scolaires

Les élèves de CM2  à l'école élémentaire Alumot à Efrat, le 21 février 2021 (Crédit : Gershon Elinson/Flash90)
Les élèves de CM2 à l'école élémentaire Alumot à Efrat, le 21 février 2021 (Crédit : Gershon Elinson/Flash90)

Le cabinet Corona a décidé dans la nuit de dimanche à lundi que l’année scolaire commencera comme prévu le 1er septembre, malgré les appels à la retarder en raison de la récente poussée du virus.

Dans le cadre de cette décision, les ministres ont décidé que les élèves éligibles, âgés de 12 ans et plus, seront vaccinés dans les établissements scolaires pendant les heures de cours, sous réserve de l’approbation des parents.

Dans les localités qui enregistrent un fort taux de contamination, les lycées devront s’assurer que 70% des élèves d’une classe ont été vaccinés. Dans le cas contraire, les cours devront se faire en ligne, d’après le communiqué du gouvernement.

Environ 30 % des adolescents de 12-15 ans ont reçu deux doses de vaccin, un pourcentage plus bas que pour les autres catégories de la population, d’après les autorités.

La ministre de l’Éducation, Yifat Shasha-Biton, s’était opposée à ce plan, mais l’a ensuite accepté afin d’éviter de retarder le début de l’année scolaire.

Certains responsables avaient fait pression pour retarder d’un mois le début de l’année scolaire, le variant Delta ayant provoqué une recrudescence des cas graves. La semaine dernière, 198 personnes atteintes du COVID sont décédées en Israël, avec plus de 40 décès signalés au cours du seul week-end, selon les statistiques du ministère de la Santé publiées dimanche soir.

Le cabinet a également décidé de mettre en œuvre la politique du pass vert pour tous les enseignants et le personnel scolaire, ce qui signifie qu’ils devront être vaccinés ou fournir un test COVID négatif récent pour entrer dans les écoles.

La discussion sur le lancement de l’année scolaire a donné lieu à un débat acharné entre Mme Shasha-Biton et les responsables du ministère de la Santé le mois dernier, marqué par une série d’attaques anonymes dans les médias sur la ministre de l’Éducation, la qualifiant de « négationniste du coronavirus ».

La ministre de l’éducation Yifat Shasha-Biton arrivait à la résidence du président à Jérusalem, pour une photo de groupe du gouvernement israélien nouvellement assermenté, le 14 juin 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Lors de la dernière réunion du cabinet Corona, Shasha-Biton et le Premier ministre Naftali Bennett auraient échangé des propos virulents lorsque la ministre de l’Éducation a déclaré qu’il était « impossible » de mettre en œuvre un système de pass vert dans les écoles d’ici le 1er septembre, affirmant que « nous n’avons pas assez d’enseignants suppléants » pour combler les inévitables manques de personnel.

Bennett, selon des fuites de la réunion rapportées par le site d’information Ynet, a répondu en disant : « Vous êtes contre, et c’est très bien, mais ne dites pas ‘impossible’. J’ai aussi été ministre de l’Éducation ».

Des enfants israéliens ont subi un test d’anticorps COVID-19 dans la ville côtière de Netanya, le 22 août 2021. (Crédit : JACK GUEZ / AFP)

Shasha-Biton aurait répliqué : « Je ne suis pas contre, nous avons juste besoin de savoir comment être capable de répondre aux nouvelles exigences. »

Tandis que Shasha-Biton vota finalement pour la rentrée des classes le 1er septembre, la ministre de l’Intérieur Ayelet Shaked Ayelet Shaked et celui de la Sécurité publique Omer Bar-Lev se sont abstenus, Mme Shaked ayant déclaré qu’il était « trop dangereux d’ouvrir en septembre – nous avons besoin de plus de temps pour nous faire vacciner ».

Nachman Ash, directeur-général du ministère de la Santé, a déclaré lundi matin à la radio 103 FM que le gouvernement travaillait d’arrache-pied pour que les écoles ouvrent à temps. « Je pense que nous pouvons ouvrir les écoles de manière sûre. »

Il a ajouté que, selon lui, les membres du personnel qui refusent de se faire vacciner ou de se soumettre aux tests COVID réguliers ne devraient pas être autorisés à enseigner ni à recevoir un salaire, ajoutant que la question n’était « pas encore totalement réglée ».

Dimanche a également marqué le premier jour des tests sérologiques à l’échelle nationale pour les enfants âgés de 3 à 12 ans, qui sont menés par le Commandement du Front Intérieur de Tsahal dans plus de 400 endroits à travers le pays.

Dans le cadre du plan de rentrée scolaire du gouvernement, plus d’un million d’élèves subiront des tests sérologiques pour déterminer s’ils ont été infectés et se sont rétablis du COVID dans le passé sans avoir été détectés. Si on trouvait que les élèves avaient des anticorps, on leur garantirait un pass vert et ils seraient exemptés de la quarantaine si quelqu’un dans leur classe était testé positif.

Cependant, le premier jour a été marqué par de longues files d’attente et des retards dans les stations, le système d’inscription en ligne géré par Tsahal ayant planté, ce qui a obligé les soldats à noter manuellement les coordonnées des enfants testés.

Le porte-parole de Tsahal a déclaré que les effectifs seraient « renforcés et réaffectés si nécessaire » pour répondre à la demande, et que Tsahal est « en communication constante avec les autorités ».

Le ministre de la Défense, Benny Gantz, a autorisé l’appel à 6 000 réservistes pour les stations de test, qui resteront ouvertes au moins jusqu’au 2 septembre.

Un agent médical a effectué un test rapide COVID-19 sur un enfant dans une station de dépistage à l’extérieur du Musée des sciences à Jérusalem, le 19 août 2021. (Crédit: Olivier Fitoussi/Flash90)

Depuis la semaine dernière, tous les enfants âgés de 3 à 12 ans doivent présenter un test COVID négatif pour profiter de la plupart des loisirs publics, ce qui a entraîné la mise en place de dizaines de sites de test rapide dans tout le pays. De nombreux parents se sont plaints de la longueur des files d’attente, de la surpopulation et des problèmes de sécurité.

Au total, plus de 990.000 contaminations ont officiellement été recensées en Israël, dont plus de 6.800 décès. Plus de 5,4 millions de personnes ont reçu deux doses de vaccin, soit 58% de la population, et quelque 1,2 million une troisième.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...