L’Église grecque-orthodoxe demande l’évacuation du musée d’Ein Yael à Jérusalem
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L’Église grecque-orthodoxe demande l’évacuation du musée d’Ein Yael à Jérusalem

Le Patriarcat affirme que le musée vivant, qui opère depuis les années 90, repose illégalement sur ses terres

Le patriarche grec-orthodoxe de Jérusalem Théophile III lit un communiqué à la presse aux côtés du gardien de la terre sainte, le frère Francesco Patton et de l'évêque arménien Siwan,à gauche, devant les portes closes de l'église du saint-sépulcre, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 25 février 2018 (Crédit : AFP/ GALI TIBBON)
Le patriarche grec-orthodoxe de Jérusalem Théophile III lit un communiqué à la presse aux côtés du gardien de la terre sainte, le frère Francesco Patton et de l'évêque arménien Siwan,à gauche, devant les portes closes de l'église du saint-sépulcre, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 25 février 2018 (Crédit : AFP/ GALI TIBBON)

L’Église grecque-orthodoxe de Jérusalem a engagé des poursuites pour demander la fermeture d’un musée vivant qui a ouvert aux abords de la capitale israélienne au début des années 90.

La plainte, déposée en début de semaine dernière à la cour de district de Jérusalem, affirme que le musée Ein Yael, au sud de la ville, opère illégalement sur des terres appartenant au Patriarcat grec-orthodoxe.

Cela s’ajoute à la longue liste de querelles territoriales opposant ce dernier, plus grand propriétaire foncier privé en Israël, à Jérusalem ces dernières années.

Le recours demande au tribunal d’ordonner la fermeture et l’évacuation du musée, où des milliers d’enfants viennent chaque année pour participer à des ateliers et des camps d’été et s’initier à l’archéologie et l’agriculture anciennes. Le lieu, situé dans une forêt, sert également de lieu de cérémonie pour des mariages et autres célébrations.

La plainte a été rapportée la semaine dernière par le journal local Kol Hair. Il vise le musée et la Fondation de Jérusalem, une organisation à but non lucratif qui promeut le développement de la ville sainte.

« Selon les informations obtenues par le plaignant, depuis 1990 environ, la partie adverse pénètre illégalement dans la propriété du requérant, sans le consentement ou à l’insu de ce dernier », indique le document.

D’après la plainte, le Patriarcat a été « choqué » en 2015 de découvrir que le musée de plein air opérait sur sa propriété. On ignore pourquoi il ne s’en était pas rendu compte plus tôt.

Le Patriarcat reconnaît avoir signé un plan de développement du terrain à Ein Yael il y a environ deux ans, mais affirme n’avoir pas donné au musée l’autorisation d’ouvrir. La Fondation de Jérusalem a fait savoir dimanche au site du Haaretz qu’elle examinait la plainte.

פורסם על ידי ‏מוזיאון פעיל – עין יעל The Ein Yael "Hands-on" Museum‏ ב- יום רביעי, 24 באפריל 2019

En mars, le tribunal de district de Jérusalem s’était prononcé contre l’Église orthodoxe-grecque dans le cadre d’un autre litige foncier dans la ville, ordonnant à la municipalité de libérer les terres vendues par l’Église il y a plusieurs années à Nayot Komemiyut Investments, un groupe d’investisseurs privés qui les avait achetées dans les quartiers de Talbieh, Rehavia et Nayot de la capitale.

La bataille juridique concerne deux hôtels situés à l’entrée de la Vieille Ville, que l’Église a loués en 2005 à un groupe juif de droite dans le cadre d’un accord qu’elle prétend problématique.

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