L’Egypte autorise l’autopsie d’un Palestinien mort en détention en Turquie
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L’Egypte autorise l’autopsie d’un Palestinien mort en détention en Turquie

Le cadavre de Zaki Moubarak, 55 ans, a été transporté en Egypte la semaine dernière et sa famille espère le rapatrier dans la bande de Gaza

Drapeau de l'Egypte (Crédit : Wikimedia Commons)
Drapeau de l'Egypte (Crédit : Wikimedia Commons)

Les autorités égyptiennes ont autorisé l’autopsie du corps d’un Palestinien décédé dans une prison en Turquie et dont la famille soupçonne qu’il a été torturé, a indiqué mardi à l’AFP l’un des parents du défunt.

Le cadavre de Zaki Moubarak, 55 ans, a été transporté en Egypte la semaine dernière et sa famille espère le rapatrier dans la bande de Gaza, d’où il est originaire.

Les autorités turques avaient indiqué en avril (bien avril) que M. Moubarak s’était suicidé en prison après avoir été accusé d’espionnage au profit des Emirats arabes unis.

« Sa langue a été arrachée et nous avons vu des marques de torture sur son cadavre », a affirmé mardi le cousin de Zaki, Abs Moubarak, qui se trouve dans la capitale égyptienne.

Il a indiqué à l’AFP que l’autopsie doit être finalisée mardi soir et que le corps doit être ensuite transporté à Gaza plus tard cette semaine.

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan le 29 janvier 2014 à Téhéran (Crédit : AFP/Behrouz Mehri)

« Erdogan est l’accusé numéro un dans cette exécution extra-judiciaire », a-t-il affirmé en faisant référence au président turc.

Dès la semaine dernière, un responsable du ministère de la Justice turc avait rejeté les accusations de torture ou d’exécution, affirmant qu’elles étaient « infondées ».

Zaki Moubarak était retraité des services de renseignement palestiniens, selon sa famille. Il avait quitté la bande de Gaza après la prise de contrôle de l’enclave palestinienne par le mouvement islamiste Hamas en 2007.

Il avait ensuite vécu en Bulgarie et en Turquie.

Arrêté à Istanbul avec une autre personne le mois dernier, il était soupçonné d' »espionnage politique et militaire » et d' »espionnage international » au profit des Emirats arabes unis et au détriment de la Turquie, selon l’agence de presse étatique turque Anadolu.

Les autorités turques enquêtaient sur d’éventuels liens entre les deux suspects et le meurtre à Istanbul en octobre dernier du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, critique du pouvoir en Arabie saoudite, d’après Anadolu.

La famille de Zaki Moubarak rejette ces allégations sur d’éventuels liens entre ce dernier et l’assassinat.

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