L’EI a été repoussé du camp palestinien à Damas
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L’EI a été repoussé du camp palestinien à Damas

Un responsable de l'OLP a indiqué que les djihadistes avaient été repoussés "à la périphérie" du camp par les groupuscules palestiniens dont un proche du Hamas

Des Palestiniens évacués du camp de réfugiés de Yarmouk à Damas, Syrie 2 février 2014 (Crédit : UNWRA/AFP)
Des Palestiniens évacués du camp de réfugiés de Yarmouk à Damas, Syrie 2 février 2014 (Crédit : UNWRA/AFP)

Des combattants palestiniens aidés de groupes rebelles ont repris les secteurs du camp de réfugiés de Yarmouk à Damas dont s’étaient emparés la veille les djihadistes de l’Etat islamique (EI), a indiqué jeudi une ONG syrienne.

Les groupes armés palestiniens ont repoussé les djihadistes qui contrôlent encore « certains secteurs » du camp de réfugiés palestiniens situé dans le sud de Damas, à environ 7 km du centre-ville, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Les djihadistes de l’EI, qui ont leur fief dans le nord, étaient parvenus mercredi jusqu’à Damas pour la première fois en s’emparant d’une grande partie du camp qui compte encore quelque 18 000 habitants.

« Les groupes armés ont lancé une contre-offensive et ont réussi à reprendre tous les secteurs que l’EI avait conquis », selon l’ONG. Des groupes rebelles sont venus de l’extérieur du camp pour prêter main forte aux groupes palestiniens dans les combats.

M. Anouar Abdel Hadi, un responsable de l’OLP à Damas, a confirmé que les djihadistes avaient été repoussés « à la périphérie » du camp par les groupes palestiniens dont celui des Aknaf Beit al-Maqdess, proche du mouvement islamiste Hamas.

Selon lui, six personnes ont été tuées et 17 blessées dans les affrontements.

L’OSDH a fait état de trois morts.

En février 2014, des groupes rebelles syriens s’étaient retirés du camp à l’issue d’un accord avec les groupes armés palestiniens anti-régime. Depuis l’armée l’assiégeait et les habitants souffraient de pénuries de nourriture, d’eau et de médicaments.

L’émergence de l’EI dans le conflit syrien a compliqué la donne car si le groupe extrémiste considère le régime de Damas comme son ennemi, il combat également les autres groupes rebelles, dans sa quête d’hégémonie territoriale.

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