L’EI en Libye, en Arabie et au Yémen sur les listes noires « terroristes » américaines
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L’EI en Libye, en Arabie et au Yémen sur les listes noires « terroristes » américaines

Tout ressortissant américain aura désormais "l'interdiction" d'apporter "un soutien matériel ou des ressources" ou de faire des "transactions" financières avec ces groupes

Abou Bakr Al-Baghdadi, chef de l'Etat islamique. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Abou Bakr Al-Baghdadi, chef de l'Etat islamique. (Crédit : capture d'écran YouTube)

Les Etats-Unis ont annoncé jeudi l’inscription sur leurs listes noires « terroristes » des branches du groupe Etat islamique (EI) en Libye, Arabie saoudite et Yémen, Washington s’inquiétant de la montée en puissance de l’EI dans ces trois pays.

Ces mesures administratives du département d’Etat ont pour conséquences concrètes de prévoir des « sanctions contre des ressortissants étrangers qui ont perpétré ou risquent de commettre des actes terroristes menaçant la sécurité des citoyens américains », selon un communiqué du ministère.

Washington entend aussi protéger « la sécurité nationale, la politique étrangère ou l’économie des Etats-Unis ».

Dans le détail, la branche libyenne de « l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) », selon la désignation qu’en fait le département d’Etat, figure dorénavant sur la liste des « organisations terroristes étrangères » de l’administration américaine.

L’EI en Libye, ainsi que les branches du groupe ultra-radical armé en Arabie saoudite et au Yémen, sont aussi inscrites sur une autre liste américaine, celle des « terroristes internationaux ».

Comme c’est la procédure dans ce genre de mesures administratives, ces organisations et leurs membres sont soumis à un régime de sanctions et de pénalités et tout ressortissant américain a « l’interdiction » d’apporter « un soutien matériel ou des ressources » ou encore de réaliser des « transactions » financières avec ces groupes.

Leurs biens et leurs intérêts que ces organisations détiendraient aux Etats-Unis sont également en théorie gelés.

Le département d’Etat fait remonter la création de ces branches à novembre 2014 lorsque « le chef de l’EI, Abou Bakr al-Bagdadi, avait annoncé qu’il acceptait les serments d’allégeance de combattants au Yémen, en Arabie saoudite et en Libye ».

« Bien que la présence de l’EI soit circonscrite géographiquement dans chacun de ces pays, les trois branches de l’EI y ont perpétré de nombreux attentats meurtriers », a justifié la diplomatie américaine dans un communiqué, citant notamment des attentats suicide en mars 2015 au Yémen (120 morts) et l’enlèvement et l’exécution de 21 Égyptiens coptes en Libye.

A l’instar des puissances européennes et de la région, les Etats-Unis s’alarment de la montée en puissance du groupe EI en Libye et appuient pour le combattre le nouveau gouvernement d’union.

L’un des volets de la stratégie américaine et de la coalition internationale anti-EI est de lutter contre les sources de financement du groupe djihadiste.

Pour ce faire, le Trésor américain a par ailleurs annoncé des sanctions contre six individus soupçonnés de financer les groupes Al-Qaïda, Front al-Nosra, Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) et l’Etat islamique.

Ces groupes sont depuis longtemps inscrits sur des listes « terroristes » du gouvernement américain.

« Le Trésor reste déterminé à prendre des mesures agressives contre les financiers de l’EI et d’Al-Qaïda », a martelé dans un communiqué de son ministère Adam Szubin, sous-secrétaire au Trésor pour le Terrorisme et le Renseignement.

« Les mesures d’aujourd’hui visent des financiers cruciaux d’Al-Qaïda, du Front al-Nosra, de Aqpa et de l’EI qui sont responsables de transferts d’argent, d’armes et d’individus pour ces organisations terroristes », a souligné le responsable américain.

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