L’équipe de transition de Trump a essayé de bloquer la résolution 2334 (média)
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L’équipe de transition de Trump a essayé de bloquer la résolution 2334 (média)

Michael Flynn et d’autres ont mené "une initiative diplomatique vigoureuse" pour empêcher le vote du Conseil de Sécurité alors qu’Obama était encore président

Le Conseil de sécurité vote la résolution 2334, adoptée avec 14 voix pour, zéro contre et une abstention, celle des Etats-Unis, le 23 décembre 2016. (Crédit : Manuel Elias/Nations unies)
Le Conseil de sécurité vote la résolution 2334, adoptée avec 14 voix pour, zéro contre et une abstention, celle des Etats-Unis, le 23 décembre 2016. (Crédit : Manuel Elias/Nations unies)

Michael Flynn, le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump resté très brièvement en poste, et d’autres membres de son équipe de transition auraient essayé de convaincre des membres du Conseil de sécurité des Nations unies de voter contre la résolution 2334 condamnant les implantations israéliennes, un mois avant que le nouveau président ne prenne le pouvoir et alors que Barack Obama était encore en fonction.

Selon un article publié vendredi par le magazine Foreign Policy, l’ancien général Flynn, qui a démissionné la semaine dernière en raison de ses discussions avec l’ambassadeur de Moscou à Washington sur les sanctions d’Obama contre la Russie pour son implication dans les élections présidentielles, a mené l’initiative diplomatique de la future administration pour contrecarrer une résolution des Nations unies visant les implantations.

Malgré « l’initiative diplomatique vigoureuse » de Flynn et de l’équipe de transition de Trump, comme le magazine l’a décrite, aucun des membres du Conseil de sécurité n’a changé de position et la résolution 2334 a été adoptée.

Le gouvernement israélien, une partie de la communauté pro-Israël et les républicains du Congrès ont été furieux fin décembre lorsque l’administration Obama, dans son dernier mois, a laissé passer, pour la première fois, une résolution de Conseil de sécurité contre Israël.

Michael T. Flynn en 2012 (Crédit : domaine public)
Michael T. Flynn en 2012 (Crédit : domaine public)

Le magazine a décrit le premier fait d’arme de l’administration Trump dans la diplomatie internationale comme étant remarquée pour « son manque de respect direct du protocole diplomatique et une campagne de pression forte qui a fait changer peu de pays, pour ne pas dire aucun. »

L’équipe de transition de Trump aurait demandé au département d’Etat de lui remettre toutes les informations pour contacter les 14 autres membres du Conseil de sécurité avant le vote du 23 décembre.

La demande a été refusée, mais l’équipe Trump a tenté de persuader l’Egypte et le Royaume-Uni de s’opposer à la motion.

Flynn a appelé les ambassadeurs des états représentés au Conseil de sécurité (Foreign Policy cite l’Uruguay et la Malaisie) pour tenter de modifier leurs votes contre la résolution, sans résultat.

Donald Trump, alors président élu, avait condamné le vote et promis que « les choses seront différentes » quand il parviendrait au pouvoir.

Le président américain Donald Trump, à la Maison Blanche, le 15 février 2017. (Crédit : Saul Loeb/AFP)
Le président américain Donald Trump, à la Maison Blanche, le 15 février 2017. (Crédit : Saul Loeb/AFP)

La résolution a été adoptée après l’abstention des Etats-Unis. La résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations unies désigne les implantations israéliennes comme « une violation flagrante du droit international » et demande l’arrêt total de toutes les constructions dans les zones conquises par Israël pendant la guerre des Six Jours de 1967, notamment Jérusalem Est et la Vieille Ville, qui comprend le mont du Temple et le mur Occidental, les sites les plus saints du judaïsme.

Elle appelle également les états à « faire une distinction, dans leurs échanges en la matière, entre le territoire de l’État d’Israël et les territoires occupés depuis 1967 », une formulation qui pourrait entraîner une hausse des efforts de boycott et de sanctions, et qui, selon un responsable israélien, fournit un « vent arrière » au terrorisme.

L’ancien président Barack Obama avait pour sa part défendu son abstention, un moyen de faire avancer la paix et de maintenir le caractère juif et démocratique d’Israël. Il avait rejeté toute notion de trahison de l’Etat juif.

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