Les alliés de Netanyahu le soutiendront comme Premier ministre, s’il les garde
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Les alliés de Netanyahu le soutiendront comme Premier ministre, s’il les garde

Les dirigeants de droite et orthodoxes devraient dire au Premier ministre que s'il les garde dans la prochaine coalition, ils le recommanderont comme prochain Premier ministre

La présidente du parti Yamina, Ayelet Shaked, prend la parole au siège du parti Yamina le soir des élections à Ramat Gan, le 17 septembre 2019. (Flash90)
La présidente du parti Yamina, Ayelet Shaked, prend la parole au siège du parti Yamina le soir des élections à Ramat Gan, le 17 septembre 2019. (Flash90)

Les dirigeants des partis de droite et ultra-orthodoxes auraient déclaré mercredi qu’ils agiraient en bloc unifié lors des prochaines négociations de coalition et recommanderaient Benjamin Netanyahu comme prochain Premier ministre. En échange, ils exigeraient que le dirigeant du Likud s’engage à ne pas former de coalition sans eux.

Un responsable d’un des partis de droite a déclaré qu’un tel bloc uni augmenterait les chances de la droite de former le prochain gouvernement, a rapporté le site d’information Walla.

Yaakov Litzman du parti ultra-orthodoxe Yahadout HaTorah, Aryeh Deri du parti ultra-orthodoxe Shas, Ayelet Shaked et Naftali Bennett de HaYamin HaHadash, Bezalel Smotrich de l’Union nationale et Rafi Peretz de HaBayit HaYehudi ont réclamé des rencontres avec Netanyahu.

Les résultats annonçant une impasse politique, on s’attend à ce que Netanyahu organise des réunions séparées avec chaque faction. Les chefs de parti devraient lui demander de s’engager à ne pas former un gouvernement sans eux, et en échange, ils lui promettent de ne recommander que lui pour devenir le prochain Premier ministre. Certains des partis ont entamé des pourparlers préliminaires pour coordonner leur position, d’après Walla.

La plupart des voix ayant été décomptées, Kakhol lavan de Benny Gantz et le bloc de gauche devancent le Likud de Netanyahu et le bloc de droite. En l’état actuel des choses, aucun des deux partis ne peut former un gouvernement de coalition sans l’autre ou sans Yisrael Beytenu d’Avigdor Liberman, qui, en tant que faiseur de rois, a juré de pousser pour un gouvernement d’unité avec le Likud et Kakhol lavan.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’adresse aux partisans du Likud à Tel Aviv, tôt le matin du 18 septembre 2019, après les élections de la veille. (Miriam Alster/Flash90)

« Si nous agissons en bloc avec 55 ou 56 sièges, quiconque veut former un gouvernement devra nous rejoindre. Liberman a juré qu’il veut un gouvernement d’unité avec le Likud et Kakhol lavan, mais il n’y parviendra pas en raison du bloc que nous allons former », a déclaré un chef de parti à Walla. « Cette situation donnera à Netanyahu une meilleure chance de former le prochain gouvernement que Benny Gantz. »

Cependant, des sources de l’alliance Yamina, qui comprenait HaYamin HaHadash, HaBayit HaYehudi et l’Union nationale avant sa dissolution mardi soir, ont déclaré à Haaretz mercredi que ses membres s’étaient « tournés vers l’opposition ».

HaYamin HaHadash ne siégerait pas dans un gouvernement d’unité dirigé par Gantz et comprenant les partis de gauche Travaillistes-Gesher et le Camp démocratique, selon les sources.

Un gouvernement d’unité comprenant le Likud et Kakhol lavan n’aurait pas besoin d’eux pour obtenir une majorité, et même s’ils voulaient le rejoindre, ils négocieraient dans une position d’infériorité et n’obtiendraient aucun portefeuille important, selon les sources.

Les dirigeants de droite pourraient plutôt se présenter comme une alternative au Likud dans une telle situation.

Ayelet Shaked, la présidente du parti Yamina, à droite, avec les membres du parti Bezalel Smotrich, ministre des Transports, au centre, et Rafi Peretz, le ministre de l’Education, au quartier général du parti Yamina, lors de la soirée électorale à Ramat gan, le 17 septembre 2019. Photo par Flash90

Yamina a annoncé mardi soir qu’elle allait se diviser en trois factions, quelques minutes après que les sondages de sortie des urnes ont révélé que le parti entrerait confortablement à la Knesset. Dans une lettre, la dirigeante de l’alliance, Ayelet Shaked, a informé le président de la Knesset, Yuli Edelstein, que celle-ci se scindait de nouveau entre HaYamin HaHadash et HaBayit HaYehudi comme prévu avant leur candidature commune à la Knesset. Shaked et Bennett resteront ensemble à la tête du parti HaYamin HaHadash, tandis que Rafi Peretz dirigera HaBayit HaYehudi.

S’adressant aux journalistes au siège de Yamina à Ramat Gan, Shaked a déclaré que même si les partis se séparaient, ils négocieraient un accord de coalition en un seul bloc.

HaYamin HaHadash, l’Union nationale et HaBayit HaYehudi s’étaient unis avant les élections pour se présenter sur une liste commune afin de s’assurer qu’ils franchissent tous le seuil d’éligibilité de 3,25 %.

Mercredi à midi, avec 89,8 % des voix comptabilisées, le bloc de centre-gauche de Gantz avec le bloc arabe disposait d’un léger avantage sur le bloc de droite-religieux dirigé par Netanyahu avec 56 sièges contre 55. Au centre se trouvent les neuf sièges de Yisrael Beytenu.

Le président du parti Kakhol lavan, Benny Gantz, (au centre) avec ses collègues (depuis la droite) Yair Lapid, Moshe Yaalon et Gabi Ashkenazi au siège du parti la nuit des élections à Tel Aviv, tôt le 8 septembre 2019. (Hadas Parush/Flash90)

Kakhol lavan devrait obtenir 32 sièges à la Knesset, devançant ainsi le Likud, qui en compterait 31. Shas en aurait 9, Yahadout HaTorah 8 et Yamina 7.

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