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Les arrangements de dernière minute entre Netanyahu et ses alliés

Le parti d'extrême-droite annonce que des accords ont été trouvés sur les réformes judiciaires et sur l'amendement de la "clause des petits-enfants" dans la Loi du retour

Le leader du Likud, Benjamin Netanyahu, avec les chefs du Shas, K Aryeh Deri, de Hationout HaDatit, Bezalel Smotrich et les autres leaders des partis lors de l'investiture de la 25e Knesset, à Jérusalem, le 15 novembre 2022. (Crédit :  Olivier Fitoussi/Flash90)
Le leader du Likud, Benjamin Netanyahu, avec les chefs du Shas, K Aryeh Deri, de Hationout HaDatit, Bezalel Smotrich et les autres leaders des partis lors de l'investiture de la 25e Knesset, à Jérusalem, le 15 novembre 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le parti d’extrême-droite HaTzionout HaDatit a fait savoir, mercredi soir, qu’il avait trouvé des arrangements avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son parti du Likud dans le cadre de son accord de coalition définitif – une déclaration faite peu avant l’annonce par Netanyahu de la formation de son gouvernement de droite, d’extrême-droite et religieux avant l’échéance qui lui avait été donnée pour ce faire, qui était fixée à mercredi minuit.

Netanyahu aurait aussi trouvé des accords sur plusieurs questions controversées avec deux autres factions de son alliance – il aurait ainsi accordé un droit de veto au député d’extrême-droite Itamar Ben Gvir, chef de la faction Otzma Yehudit, qui doit prendre la tête du tout nouveau ministère de la Sécurité nationale dans le prochain gouvernement.

Après avoir informé le président Isaac Herzog de la finalisation de son gouvernement, Netanyahu devra mettre un point final aux accords signés avec les autres formations de son bloc de droite et procéder à l’investiture de l’alliance au pouvoir d’ici le 2 janvier.

Selon un communiqué émis par HaTzionout HaDatit, le parti d’extrême-droite a convenu, avec le Likud, d’adopter une loi quasi-constitutionnelle qui déclare que « l’étude de la Torah est un principe fondamental au cœur du patrimoine du peuple juif. »

La faction n’a pas donné plus de détail sur cette proposition de loi qui a été soutenue par certains partenaires ultra-orthodoxes de Netanyahu dans le cadre des efforts livrés pour graver dans le marbre l’exemption de service militaire dont bénéficient les étudiants en yeshiva.

Le communiqué de HaTzionout HaDatit a indiqué qu’il avait également convenu avec le Likud « de promouvoir une réforme significative et historique » du système judiciaire, une référence apparente au soutien apporté par la formation à des mesures controversées qui prévoient de réduire nettement la supervision judiciaire et d’octroyer aux politiciens un plus grand contrôle sur les nominations des magistrats.

Audience de la Cour Suprême de justice relative à une demande de vote par la Knesset de l’accord sur la frontière maritime avec le Liban, à la Cour suprême de Jérusalem, le 20 octobre 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Selon la formation, d’autres arrangements prévoient l’amendement de la loi du retour « en raison des difficultés et des lacunes qui sont entraînées par la clause dite ‘des petits-enfants’. » HaTzionout HaDatit et les autres formations alliées du bloc de Netanyahu ont prôné la suppression de cette clause qui permet à tous ceux qui ont au moins un grand-parent juif d’être éligibles à la citoyenneté israélienne, tant qu’ils ne pratiquent pas une autre religion. Suite aux critiques qui avaient éreinté l’amendement proposé, Netanyahu avait fait savoir au début du mois qu’il « doutait » d’un changement de la loi, sans explicitement l’exclure néanmoins.

De plus, HaTzionout HaDatit a dit avoir trouvé des arrangements avec le Likud sur la nomination d’un Grand rabbin nationaliste-religieux ; sur la légalisation des avant-postes illégaux en Cisjordanie ; des plans auraient été élaborés pour « judaïser » la Galilée et le Neguev et des centaines de millions de shekels auraient été alloués au « renforcement de l’identité juive », entre autres.

Le Likud n’a fait aucune déclaration sur les accords conclus avec HaTzionout HaDatit.

Pour leur part, les médias israéliens ont fait savoir que Netanyahu avait accepté de nommer Ben-Gvir président adjoint de la Commission des lois après une rencontre, mercredi, dans le cadre des pourparlers de coalition.

Ces informations, qui précisent que le leader d’Otzma Yehudit bénéficiera d’un droit de veto partiel sur les propositions de loi, n’ont pas été confirmées.

Le chef du parti d’extrême-droite Otzma Yehudit Itamar Ben Gvir lors d’une réunion d’une commission spéciale de la Knesset pour débattre des changements apportés dans les régulations de la police, des changements qu’il a lui-même soumis, le 18 décembre 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Selon la Treizième chaîne, Netanyahu a aussi accepté une demande soumise par Yahadout HaTorah qui prévoit l’augmentation des budgets pour les écoles ultra-orthodoxes de manière à ce qu’elles bénéficient d’autant de fonds que les autres établissements d’enseignement.

La chaîne a noté que contrairement aux autres écoles, les institutions haredim recevront ces budgets sans supervision et qu’elles ne seront pas placées dans l’obligation d’enseigner les matières du tronc commun, comme l’anglais ou les mathématiques.

En plus du Likud, de HaTzionout HaDatit et de Yahadout Hatorah, le bloc de Netanyahu comprend aussi la faction radicale Noaam – qui n’occupe qu’un seul siège – et Shas, la formation ultra-orthodoxe avec laquelle le Premier ministre doit encore finaliser son accord de coalition.

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