Les autorités US saisissent des biens qui auraient été pillés pendant la Shoah
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Les autorités US saisissent des biens qui auraient été pillés pendant la Shoah

Personne n'a été inculpé dans le cadre de l'enquête sur les éléments retrouvés, qui comprennent des registres communautaires, des livres commémoratifs, des archives

Un registre funéraire de la communauté juive de Cluj proposé lors d'une vente aux enchères qui aurait été volé pendant la Shoah. (Autorisation : Kestenbaum & Company via JTA)
Un registre funéraire de la communauté juive de Cluj proposé lors d'une vente aux enchères qui aurait été volé pendant la Shoah. (Autorisation : Kestenbaum & Company via JTA)

JTA – Les autorités fédérales de New York ont saisi dans une salle des ventes de Brooklyn 17 articles qu’elles soupçonnent d’avoir été volés à leurs propriétaires légitimes pendant la Shoah.

Les parchemins et les manuscrits comprennent des registres communautaires, des livres commémoratifs et des documents provenant de communautés juives de Roumanie, de Hongrie, d’Ukraine et de Slovaquie. Parmi les articles se trouve un précieux registre des enterrements juifs de la communauté de Cluj en Roumanie.

Le département de la Justice a commencé à enquêter sur Kestenbaum and Company, la maison de vente aux enchères qui vend les objets, en février, après des allégations selon lesquelles 21 objets étaient vendus sans l’autorisation ou la documentation de leurs propriétaires légitimes. Quatre d’entre eux ont déjà été vendus.

« Les parchemins et manuscrits qui ont été illégalement confisqués pendant la Shoah contiennent des informations historiques inestimables qui appartiennent aux descendants des familles qui ont vécu et prospéré dans les communautés juives avant la Shoah. Ce bureau espère que la saisie d’aujourd’hui contribuera à la restauration de l’histoire d’avant la Shoah en Europe de l’Est », a déclaré Jacquelyn Kasulis, procureur américain par intérim, dans un communiqué.

Au moins un de ces objets a été vendu après que la maison de vente aux enchères a été contactée par les autorités judiciaires.

Personne n’a été inculpé dans cette affaire, a déclaré au Washington Post un porte-parole du procureur américain du district Est de New York. La déclaration du ministère de la Justice ne précise pas qui a confisqué les parchemins, ni le nom du vendeur.

Daniel Kestenbaum, président de la maison de vente aux enchères spécialisée dans le judaïsme, a déclaré que le vendeur avait « sauvé » les objets après qu’ils aient été « tragiquement » abandonnés dans des pays du bloc soviétique. Il a déclaré dans un communiqué que la maison de vente aux enchères soutenait les efforts des autorités fédérales pour résoudre « ce problème méta-historique ».

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