Les Démocrates US prêts à limiter l’aide à Israël en cas d’annexion
Rechercher

Les Démocrates US prêts à limiter l’aide à Israël en cas d’annexion

Les trois candidats démocrates à la présidence d'une commission puissante affirment que l'aide américaine ne devrait pas servir à l'annexion de zones de la Cisjordanie par Israël

Eric Cortellessa couvre la politique américaine pour le Times of Israël

Le représentant Joaquin Castro, D-Texas, interroge l'ancienne assistante à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Fiona Hill, et David Holmes, un diplomate américain en Ukraine, alors qu'ils témoignent devant la commission du renseignement de la Chambre des représentants au Capitole à Washington, jeudi 21 novembre 2019. (AP Photo/Andrew Harnik)
Le représentant Joaquin Castro, D-Texas, interroge l'ancienne assistante à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Fiona Hill, et David Holmes, un diplomate américain en Ukraine, alors qu'ils témoignent devant la commission du renseignement de la Chambre des représentants au Capitole à Washington, jeudi 21 novembre 2019. (AP Photo/Andrew Harnik)

WASHINGTON – Les trois membres démocrates du Congrès qui se présentent à la présidence de la puissante commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants soutiennent la restriction de l’aide américaine à Israël comme une forme d’opposition au projet du Premier ministre Benjamin Netanyahu d’annexer des zones de la Cisjordanie.

Dans des déclarations séparées au Times of Israël cette semaine, le représentant de Californie Brad Sherman, le représentant du Texas Joaquín Castro et le représentant de New York Gregory Meeks ont chacun indiqué que l’aide militaire américaine ne devrait pas être utilisée à des fins d’annexion israélienne.

Les déclarations des trois démocrates en lice pour devenir le prochain grand représentant de la Chambre en matière d’affaires étrangères signalent une vague croissante d’élus démocrates traditionnels qui soutiennent l’utilisation des restrictions de l’aide pour influencer les actions et la politique israéliennes.

« Je m’oppose à toute utilisation de l’argent des contribuables américains pour mettre en œuvre le plan d’annexion ou pour construire toute installation israélienne permanente en Cisjordanie ou à Gaza », a déclaré M. Sherman, un allié de longue date de l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC).

Castro a également suggéré qu’il devrait y avoir des restrictions sur la façon dont les 3,8 milliards de dollars annuels d’aide à Israël sont utilisés.

« Pas un seul centime de l’argent des contribuables américains ne devrait subventionner ou permettre une annexion unilatérale de certaines parties de la Cisjordanie », a-t-il déclaré. « Dans le cadre d’une approche à deux Etats, l’Amérique a la responsabilité d’être un arbitre de paix, ce qui signifie que nous avons besoin de confiance et de crédibilité tant auprès des Israéliens que des Palestiniens. »

Meeks, pour sa part, a déclaré que l’Amérique devrait être prête à faire pression sur l’aide à Israël sur cette question.

« L’annexion est l’anathème d’une solution à deux Etats, et l’Amérique ne peut être utilisée par ses partisans pour justifier une position ou une politique pro-annexion », a-t-il déclaré. « Au contraire, les États-Unis doivent être explicites dans leur opposition en faisant pression sur Netanyahu s’il devait annexer un territoire, y compris en utilisant l’aide américaine comme levier. »

Le membre du Congrès Gregory Meeks s’exprime avant l’arrivée du candidat démocrate à la présidence, le maire Pete Buttigieg, pour participer à la première d’une série de « discussions au coin du feu » du parti démocrate du Queens, un forum de discussion pour les candidats à la présidence de 2020, le mercredi 22 mai 2019, au LaGuardia Community College de New York. (AP Photo/Bebeto Matthews)

Netanyahu a promis d’annexer environ 30 % de la Cisjordanie, y compris toutes les implantations et l’ensemble de la vallée du Jourdain – un territoire que la Maison Blanche a attribué à Israël dans le cadre de sa proposition de paix, qui envisage sous conditions la création d’un État palestinien dans le territoire restant avec des échanges de terres.

Netanyahu avait l’intention d’aller de l’avant avec le projet unilatéral à partir du 1er juillet, mais il est au point mort depuis un certain temps, le Premier ministre ayant indiqué que le retard était dû à Washington. Aucune date d’avancement n’a été avancée.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...