Les emplois distribués aux « copains » en politique désormais moins disponibles
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Les emplois distribués aux « copains » en politique désormais moins disponibles

Quatre ans après une réforme, les ministres ne peuvent plus utiliser des emplois à forte responsabilité pour amadouer les groupes de lobby, selon Ori Yogev. Cela va-t-il durer ?

Marissa Newman est la correspondante politique du Times of Israël

Le ministre des Transports Yisrael Katz, au centre, avec le directeur-général de Netivei Israel Shai Baras, lqui a été ultérieurement arrêté pour népotisme, alors qu'ils inspectaient la construction d'une nouvelle autoroute entre Jérusalem et Tel Aviv, le 12 juin 2013 (Crédit : Flash 90)
Le ministre des Transports Yisrael Katz, au centre, avec le directeur-général de Netivei Israel Shai Baras, lqui a été ultérieurement arrêté pour népotisme, alors qu'ils inspectaient la construction d'une nouvelle autoroute entre Jérusalem et Tel Aviv, le 12 juin 2013 (Crédit : Flash 90)

Cet article a été rédigé en novembre 2017

Avant 2013, le directeur d’une entreprise qui appartenait à l’état pouvait de manière raisonnable attendre un appel téléphonique de la part du bureau d’un ministre du cabinet pour lui demander certaines faveurs, selon le régulateur qui a récemment démissionné de cette industrie pesant 186 milliards de dollars.

Après tout, selon l’économiste Ori Yogev, les ministres nommaient délibérément ces responsables inefficaces à leur poste au nom de groupes d’intérêts particuliers puissants qui avaient soutenu leurs candidatures aux primaires.

Mais tout cela appartient au passé, dit Yogev, qui a quitté ses fonctions de directeur de l’Autorité chargée des entreprises gouvernementales au mois de septembre à l’issue d’un mandat de quatre ans au cours duquel il a mis en oeuvre d’importantes réformes visant à mettre un terme aux nominations politiques à la tête des 61 corporations détenues par l’état.

Depuis longtemps considérées comme un foyer de copinage politique, de népotisme et de corruption, les entreprises nationales comprennent l’industrie aérospatiale – Israël Aerospace Industries, le contractant à la Défense Rafael, la compagnie d’électricité israélienne, les deux ports du pays (Ashdod et Haïfa), le système postal, le géant de l’eau Mekorot, les lignes ferroviaires israéliennes et la compagnie d’infrastructure de transports nationale (Netivei Israel), qui supervise les routes et les chemins de fer.

Les employés de la compagnie israélienne d’électricité manifestent devant le bureau du Premier ministre à Jérusalem le 28 décembre 2014, suite au renvoi de centaines d’intérimaires de l’entreprise (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Malgré des objections féroces proférées par les ministres du gouvernement, la réforme de Yogev – maintenant dans sa quatrième année – pour gérer la « protekzia » endémique dans le pays a mis en place un appel aux candidats pour les postes à haute responsabilité, tout en déterminant des critères professionnels spécifiques pour stopper le favoritisme qui frappait les entreprises et pour dépolitiser le système.

Une base de données de candidats sélectionnés – et publique – est dorénavant présentée aux ministres pour recevoir l’approbation finale.

« Les ministres choisissent encore dans la liste – ce qui n’est pas très utile de mon point de vue – mais ils ne la connaissent dorénavant plus au préalable », a expliqué Yogev. « Les pouvoirs politiques qui évoluent autour d’eux ne connaissent pas les noms figurant sur la liste. Et même s’ils choisissent quelqu’un qu’ils connaissent », les candidats sont compétents.

La démission de Yogev survient dans un contexte de projets gouvernementaux prônant les nominations politiques et dans le cadre de plusieurs affaires de corruption de haut-niveau ces dernières années – depuis les allégations de pots-de-vins au sein de l’entreprise routière de Netivei Yisrael à des inculpations pour fraude contre l’ancien président du syndicat des travailleurs du port d’Ashdod en passant par des suspicions de corruption dans l’industrie aérospatiale israélienne. Dans ce dernier cas, le ministre Haim Katz a été interrogé à plusieurs reprises et son fils, qui travaillait comme manager au sein de la compagnie et qui est impliqué dans son puissant syndicat, a été arrêté, soupçonné d’obliger les employés à rejoindre le parti du Likud de son père.

Yair Katz, à gauche, fils du ministre des Affaires sociales du Likud Haim Katz, devant la cour de Rishon Lezion, le 22 mars 2017. (Crédit : Flash90)

Ces affaires pour corruption ont en partie souligné le profond enchâssement des politiques dans les entités propriétés du gouvernement, alors même que la loi datant de 1975 pour ces entreprises ordonne qu’elles opèrent strictement en fonction de leurs intérêts commerciaux.

Initié de longue date au sein du gouvernement, Yogev a été dans le passé à la tête de la division du Budget au ministère des Finances, chargé de superviser la mise en oeuvre de réformes économiques majeures au début des années 2000 sous les ordres de Benjamin Netanyahu, ministre des Finances d’alors. Après l’élection de Netanyahu aux fonctions de Premier ministre en 2009, il a dirigé la commission du Conseil économique national.

Alors qu’il avançait des réformes pour entraver les nominations politiques, Yogev a lui-même été accusé de népotisme. Ainsi, en 2016, le contrôleur de l’Etat Yossef Shapira a recommandé au procureur général l’ouverture d’une enquête criminelle à son encontre en raison de la promotion de certains auditeurs au sein des entreprises gouvernementales. Yogev, qui dément ces allégations, n’a jamais été interrogé et la police n’a pas signalé au grand public qu’elle donnait suite à ces accusations.

Le chef de l’Autorité chargée des entreprises du gouvernement Ori Yogev durant une conférence de presse au ministère des Finances de Jérusalem le 7 octobre 2014 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Les entreprises du gouvernement ne seront « jamais excellentes », pense Yogev, dont le passé dans le secteur privé comprend la fondation de Whitewater Technologies, une société de gestion de l’eau. Et il y aura toujours de la corruption d’une manière ou d’une autre, a-t-il ajouté. Mais dans le cadre d’une réforme injectant un nouveau professionnalisme à tous les échelons de la hiérarchie, les entreprises ont commencé à faire des profits après des années de pertes, a-t-il constaté. Et environ 50 % des compagnies sont maintenant dirigées par des femmes – un pourcentage bien plus élevé que la moyenne habituelle – et les minorités, notamment les ultra-orthodoxes, les Arabes, les Ethiopiens, les handicapés – sont dorénavant assez justement représentés parmi les employés, qui se chiffrent autour de 56 000 au total.

D’autres régulations contre des conduites inappropriées ont créé une « force de dissuasion » contre l’intervention politique, a-t-il dit, et les « ministres prennent davantage garde à ne pas décrocher leur téléphone ».

« Les directeurs ne savaient même pas qu’ils étaient en lice »

Selon Yogev, avant ses réformes, « des groupes d’intérêt particuliers puissants », notamment des syndicats au sein des compagnies gouvernementales, promettaient aux politiciens leur soutien lors des Primaires du parti. Et en échange, ils demandaient : « Vous nous aiderez à nommer un directeur ». Après les primaires, les groupes d’intérêt réclamaient leur dû et recommandaient la nomination d’une personnalité souvent qualifiée au minimum et facilement contrôlable.

Des partisans du Likud lors d’un scrutin du Likud à Jérusalem le 31 décembre 2014 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Les ministres nomment et les directeurs – qui ne savent même pas qu’ils sont en lice – ne sont pas aptes à leur poste, ils sont impressionnables. Puis, il y a une situation de gestion médiocre : Le directeur ne fait pas le boulot, ne pose pas les bonnes questions, ne destitue pas de leurs fonctions ceux qui devraient l’être », a-t-il dit, décrivant comment se déroulaient les choses avant les réformes.

« Plus sérieusement et occasionnellement, quelqu’un téléphonait depuis le bureau d’un ministre et demandait une petite chose », comme le renvoi d’un employé, a-t-il expliqué.

« Et presque toujours, par ce biais, les politiciens se trouvaient alors impliqués dans la nomination du directeur-général », a-t-il ajouté.

Introduisant les réformes en 2013, Yogev a expliqué que cette initiative avait été soutenue par Netanyahu et quelques autres ministres.

Ori Yogev, chef de l’Autorité chargée des entreprises gouvernementales et le ministre israélien des Finances Yair Lapid lors d’une cérémonie de signature des premières nominations de directeurs à des postes gouvernementaux, le 28 mai 2014 (Crédit : Flash90)

Mais les pressions exercées par d’autres ministres n’ont connu aucun relâchement, même si elles étaient souvent indirectes.

« La plupart du temps, ce ne sont pas les ministres, ce sont les aides. Les ministres ne veulent pas se faire prendre et ils envoient donc leurs conseillers et vous ne savez jamais vraiment si c’est le ministre ou le conseiller politique qui s’inquiète lui-même d’entretenir de bonnes relations qui lui permettront d’être réélu », a-t-il dit.

L’opposition à Yogev s’est notamment manifestée par des calomnies et des menaces personnelles pour le dissuader d’avancer ses autres réformes, a-t-il ajouté.

Le ministre des Transports Israel Katz parle avec les employés du port d’Ashdod durant une manifestation organisée devant le tribunal du travail de Jérusalem, le 2 avril 2017 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Il y a quatre ans, la controverse agitait certains milieux. Mais aujourd’hui, les niveaux de corruption ne sont plus ce qu’ils étaient alors, a-t-il souligné.

« En fin de compte, même les politiciens qui y étaient opposés – comme les [ministres] Gilad Erdan et Israel Katz — ont finalement nommé des directeurs à partir de la liste », a-t-il ajouté.

« Une lutte sisyphéenne »

Au mois de décembre 2016, une commission ministérielle spéciale avait organisé une réunion consacrée à la réforme des directeurs.

Les ministres sont repartis avec une résolution qui, depuis lors, n’a pas fait de progrès, mais fait allusion au désir prédominant des politiciens au pouvoir d’annuler la réforme des nominations des administrateurs.

La démission de Yogev survient également alors que les députés issus de la coalition avancent plusieurs lois qui veulent renforcer les nominations politiques. Le première, faite par le législateur du Likud David Bitan [qui n’est plus en fonction depuis son rôle présumé dans une affaire de pots-de-vin], autoriserait les anciens ministres et les maires des villes de plus de 50 000 habitants à se présenter comme directeurs des entreprises détenues par le gouvernement sans avoir à prouver qu’ils possèdent les « compétences particulières » pour le travail.

Actuellement, les anciens politiciens familiers des ministres ayant une autorité en termes de nomination doivent prouver qu’ils possèdent certaines qualifications pour la mission.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le président de la coalition David Bitan lors d’une réunion du groupe parlementaire du Likud à la Knesset, le 30 janvier 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

« La corruption réelle, c’est la liste des directeurs », avait affirmé Bitan lorsque le projet de loi a passé sa lecture préliminaire au mois de juin 2017, arguant que les ex-maires et les ex-ministres avaient une expérience publique plus que suffisante pour être désignés à ces postes.

Défié par la députée de Yesh Atid, Yael German, qui lui disait qu’il cherchait simplement à grossir le nombre de nominations politiques, Bitan a reconnu le coup porté aux politiciens – redevables à la commission centrale du parti dans le cadre du système des primaires – par la réforme des directeurs.

« La liste ne nuit qu’au Likud et au parti travailliste dans la mesure où nous avons une commission centrale [et des Primaires] mais elle ne touche pas Yesh Atid, qui n’a pas de comité central – et vous pouvez donc nommer des membres de Yesh Atid aux postes de dirigeants », a-t-il dit.

La ministre de la Justice Ayelet Shaked lors de la conférence sur la justice de l’Association du barreau israélien à Tel Aviv, le 29 août 2017 (Crédit : Roy Alima/Flash90)

Une deuxième proposition faite par les ministres Ayelet Shaked et Yariv Levin ne se rapporte pas aux entreprises gouvernementales mais autorise les directeurs des ministères à installer des adjoints sans appel d’offres préalables tant que les personnes désignées présentent six à sept ans d’expérience pertinente (parmi les autres restrictions). Cette initiative a été approuvée le mois dernier par le cabinet.

Une autre proposition cherche à permettre aux ministres de nommer des conseillers juridiques dans leurs bureaux respectifs, une initiative considérée comme tentant d’entériner des législations qui seraient le cas échéant rejetées par les autorités légales.

Yogev a expliqué avoir manoeuvré dans le cadre d’une tendance « où le gouvernement initie toutes sortes de processus qui sont quelque peu anti-démocratiques », notamment « des lois personnelles et protectionnistes, une atmosphère où le bien public ne doit pas être le facteur le plus important ».

La législation proposée, a-t-il maintenu, « est un ricochet de la part des politiciens face à cette réforme [de nomination des directeurs].

Des ouvriers de Refael marchant dans la parade de Jérusalem, le 15 octobre 2008 (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Il y a toujours le danger d’un évitement de sa réforme au sein des compagnies gouvernementales, a-t-il dit, ce qui pourrait permettre à son plan de connaître « certains revers ». Il a qualifié par ailleurs son programme de « lutte sisyphéenne ».

Mais les chances de revenir à une situation identique à celle de 2013 sont « minces », a-t-il ajouté, citant la Haute cour de Justice – qui confirmerait probablement la réforme – et les ONG qui soutiennent la liste ainsi qu’un climat médiatique plutôt favorable.

« Je pense qu’avec le fait qu’il s’agit d’ores et déjà de 100 % des directeurs et que les résultats sont significatifs, les politiciens ne changeront pas facilement de direction », a-t-il précisé.

Il y a eu plusieurs lois relatives aux nominations politiques au sein des entreprises gouvernementales qui ont tenté de faire leur apparition dans le passé, a-t-il dit.

« Jusqu’à présent, nous sommes parvenus à toutes les torpiller », a-t-il expliqué.

Moins de nominations politiques, plus de profits

En réduisant l’intervention politique et en stoppant le phénomène des ‘directeurs-hommes de paille’, les entreprises gouvernementales ont également vu survenir un autre changement, selon Yogev : Elles ont commencé à faire de l’argent.

En 2013, les entreprises perdaient 600 millions de shekels par an. En 2016, elles ont engrangé 2 milliards de shekels, et les projections pour l’année 2017 annoncent le chiffre de 3 milliards de shekels.

« Lorsque j’étais à la tête de la compagnie ferroviaire israélienne , j’ai bien compris comment – en conséquence des nominations politiques et de l’intervention des politiciens en général et de la protection des groupes d’intérêts liés à ces entreprises – nous sommes amenés à en payer un prix en milliards », a dit Yogev, qui avait quitté son poste sur ordre du ministre des Transports Katz en 2012.

Constructions à la gare de Jérusalem sur la ligne à grande vitesse reliant Jérusalem à Tel Aviv, en décembre 2015 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Le processus visant à rendre rentable ces entreprises a connu deux étapes : D’abord la réforme des directeurs, qui a ensuite été suivie d’autres réformes et régulations commerciales ayant forcé les entreprises à émettre des rapports, à établir des objectifs, à augmenter la transparence et à offrir des incitations à leurs managers.

La liste des directeurs, après avoir été critiquée pour avoir échoué à représenter les minorités de manière appropriée contenait des noms issus des différentes populations lors des plus récentes nominations, et 50 % des directeurs qui ont été nommés sont des femmes, a-t-il précisé. « Il n’y a rien de similaire dans le monde ».

Les employés d’Ashdod protestent à l’entrée du tribunal national du travail de Jérusalem alors qu’ils réclament le droit de grève le 2 avril 2017 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

S’exprimant à l’Institut d’économie Friedberg, Yogev a souligné un nouvel appel d’offres, au port d’Ashdod, pour recruter des dockers et qui est exclusivement ouvert aux femmes, aux minorités et aux Israéliens atteints de handicap. Ce qui est une grande différence avec ce qu’il se passait, de notoriété publique, sur le port il y a encore une décennie, lorsque 40 % des embauches concernaient des proches des employés existants, a-t-il dit.

Malgré les changements, les entreprises – qui, selon lui, se sont améliorées – « ne seront jamais excellentes » à tous les niveaux, même s’il peut y avoir des sociétés individuelles qui excellent.

Et alors qu’il a été qualifié de « roi de la privatisation, ennemis des employés et architecte de la destruction de l’état social » par l’ancienne cheffe du parti du Meretz, Zahava Gal-on, l’année dernière, Yogev explique avoir favorisé la privatisation de certaines entreprises – comme les services postaux et les ports – mais s’être opposé à la privatisation des contractants du secteur de la Défense, aussi longtemps qu’Israël affronte des menaces à sa sécurité.

Pour les autres compagnies, il a minutieusement recommandé un lent sevrage du contrôle gouvernemental par le biais d’une introduction en bourse minoritaire – similaire en grande partie à la manière dont le gouvernement a petit à petit abandonné le géant des télécommunications Bezeq – tout en signalant qu’il n’y a pas d’urgence, évoquant des entreprises bien dirigées en Europe qui restent sous le contrôle gouvernemental.

« Il y a toujours un peu de corruption »

Lors de ses premiers mois à son poste, Yogev avait alerté la police face à une corruption présumée dans la compagnie routière et ferroviaire de l’Etat, Netivei Yisrael.

Cette dénonciation, en novembre 2015, avait donné naissance à l’Affaire 618, qui avait résulté de l’arrestation de douzaines d’employés de Netivei Yisrael, notamment d’un ancien directeur général et ex-député du Likud. Trente suspects, désignés le mois dernier par le ministère de la Justice, devraient comparaître devant les tribunaux dans ce dossier pour corruption et pots-de-vins, des pratiques qui se sont déroulées dans le cadre d’une décennie.

L’ancien député du Likud à la Knesset, Michael Gorolovsky, devant le tribunal de Rishon Letzion après son arrestation pour chantage présumé dans une affaire de corruption avec de hauts-responsables de l’entreprise Netivei Israel, le 2 novembre 2015 (Crédit : Flash90)

Pour Yogev, alors que la police rassemblait les suspects, le fait que des nouveaux directeurs étaient nommés et que la culture de travail de l’entreprise changeait – a permis une véritable transformation.

« C’est une entreprise qui, en peu de temps, est passée de peut-être la plus corrompue à l’une des plus propres », a-t-il commenté.

Certaines entreprises – comme le port d’Ashdod et les services postaux – ont connu également des changements d’ampleur qui devraient leur permettre d’avancer, a-t-il indiqué. D’autres, selon lui, pourraient se trouver en péril si le gouvernement changeait le système de nominations.

« Les zones de danger, ce sont les endroits où nous sommes à mi-chemin de la révolution », a-t-il ajouté, citant l’industrie aérospatiale, la compagnie ferroviaire et le port de Haïfa comme exemples.

Il a toutefois souligné que les cas de corruption pourraient persister à certains niveaux, tout en soulignant que les cas qui émergent aujourd’hui datent d’avant les réformes des entreprises.

L’ancien directeur de Netivei Israel Shai Baras, arrive à la cour des magistrats de Jérusalem le 5 mai 2015 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

« Je pense que dans les grosses entreprises, même non-gouvernementales, il y a toujours un peu de corruption. Et de temps en temps, il y a des affaires criminelles », a-t-il dit.

Selon l’évaluation de Yogev, plus de 90 % à 95 % des employés dans les entreprises gouvernementales ne sont pas corrompus, « mais, avant, tout le monde connaissait les 5 % restants et gardaient le silence. Aujourd’hui, il y a moins de probabilités qu’ils se taisent ».

« Nous n’atteindrons pas une situation où nous serons entièrement propres », a-t-il ajouté. Il y a beaucoup d’argent, d’intérêts particuliers et de pouvoir ».

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