Les événements non mixtes autorisés dans certains cas, selon Mandelblit
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Les événements non mixtes autorisés dans certains cas, selon Mandelblit

Le procureur général a remis des directives aux autorités locales, indiquant que séparer hommes et femmes était possible, notamment si c'est souhaité par le public visé

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Le procureur général Avichai Mandelblit durant une conférence organisée par Hadashot News à Jérusalem le 3 septembre 2018. (Crédit : Yonatan Sindel/ Flash90)
Le procureur général Avichai Mandelblit durant une conférence organisée par Hadashot News à Jérusalem le 3 septembre 2018. (Crédit : Yonatan Sindel/ Flash90)

Le procureur général Avichai Mandelblit a statué jeudi que les autorités locales pouvaient organiser des événements culturels non mixtes dans certaines circonstances.

Mandelblit a publié ses directives à l’attention des autorités. Ainsi, séparer hommes et femmes est possible si cela est voulu par le public visé, si les hommes et les femmes bénéficient des mêmes conditions et si cela n’affecte pas excessivement ceux qui s’y opposent.

« Plus elle est voulue, moins la ségrégation entre les sexes posera de problèmes, et pour parler d’une non-mixité volontaire il faut que chacun puisse choisir sa place sans qu’on la lui désigne », a expliqué le magistrat.

La publication de ces directives fait suite à une réunion organisée sur le sujet avec des responsables juridiques. C’est un concert non-mixte organisé dans un parc public à Afula au début du mois qui a relancé le débat.

La Haute Cour avait interdit l’évènement du 14 août, mais la décision était survenue trop tard pour empêcher son déroulement.

Elle avait déclenché les protestations des députés de droite, notamment ultra-orthodoxes, qui reprochaient à la Haute Cour d’empêcher les Israéliens haredim de respecter leurs coutumes religieuses concernant la pudeur. Les opposants au concert estimaient, quant à eux, que séparer les femmes était une forme de discrimination et donc illégal dans les espaces publics.

Des Juifs ultra-orthodoxes assistent à un concert comprenant le chanteur harédi Motti Steinmetz, où le public masculin et féminin était séparé, dans la ville d’Afula, dans le nord d’Israël, le 14 août 2019. (Crédit : Meir Vaknin/Flash90)

Avichai Mandelblit a souligné que ses directives reposaient sur le respect de la liberté individuelle et de l’égalité. Elles comprennent quelques conditions.

Les autorités doivent prendre en compte le public visé par l’événement et déterminer si la mixité empêcherait une partie importante du public d’y assister. Elles doivent également prendre en compte l’effet qu’aurait la non-mixité sur ceux qui s’y opposent. Le public visé par un événement non mixte ne doit pas être des enfants et des familles, mais des adultes, précise également le magistrat.

« Il s’agit d’une position temporaire qui doit être respectée jusqu’à ce qu’un débat juridique fondamental et complet soit organisé », a indiqué Avichai Mandelblit.

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