Les Femmes du mur, au mur Occidental, à l’origine d’une « provocation » – police
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Les Femmes du mur, au mur Occidental, à l’origine d’une « provocation » – police

Les autorités disent que les femmes non-orthodoxes ont refusé de rester dans un périmètre clos, déclenchant des affrontements avec les ultra-orthodoxes ; le groupe dément

Des garde-frontières aident les membres des Femmes du mur à partir après avoir tenté de mener à bien les prières du mois, alors que des milliers de femmes ultra-orthodoxes s'opposent à elles au mur Occidental, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 8 mars 2019 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Des garde-frontières aident les membres des Femmes du mur à partir après avoir tenté de mener à bien les prières du mois, alors que des milliers de femmes ultra-orthodoxes s'opposent à elles au mur Occidental, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 8 mars 2019 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

La police a accusé certains Israéliens qui ont rejoint l’office mensuel au mur Occidental, vendredi, d’avoir « délibérément créé des frictions et des provocations » et d’avoir exacerbé les affrontements avec les milliers de fidèles ultra-orthodoxes qui avaient afflué vers le site pour protester contre la présence du groupe progressiste.

Un porte-parole de la police a déclaré qu’un groupe d’hommes et de femmes arrivés sur le lieu saint pour soutenir le groupe des Femmes du mur avait décidé d’organiser une office mixte sur la place, derrière le lieu de prière où les deux sexes sont séparés, « contrairement aux demandes soumises par les placiers et par la police qui avaient recommandé qu’ils prient dans la section des femmes qui leur avait été allouée ».

Ce service a entraîné des échauffourées supplémentaires avec de nombreux manifestants ultra-orthodoxes, que la police est parvenue à disperser, a expliqué le porte-parole.

La directrice des Femmes du mur, Lesley Sachs, a nié fermement la version des événements rapportée par les autorités, accusant la police de « mentir de manière manifeste ».

Les membres du groupe de prière des Femmes du mur prient alors que des milliers d’ultra-orthodoxes manifestent contre elles au mur occidental, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 8 mars 2019 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Sachs a précisé que son organisation s’était entretenue avec de hauts-responsables de la police dans les jours qui ont précédé l’office de vendredi, leur disant exactement où le rabbin du mur Occidental Shmuel Rabinovitch leur avait donné l’ordre de prier et réclamant une protection face à des harcèlements anticipés « qui ont en effet fini par survenir ».

Une porte-parole du groupe a expliqué que malgré l’affirmation faite par la police qu’une zone avait été réservée pour les Femmes du mur dans la section réservée aux femmes, aucun périmètre clos n’avait été établi pour elles vendredi. Elle a accusé les autorités d’avoir « négligé » leur sécurité.

Les Femmes du mur procédaient à un office-anniversaire particulier pour célébrer les 30 ans d’existence de leur mouvement. Leur rassemblement a suscité des protestations dans certains quartiers de la communauté ultra-orthodoxe et des rabbins éminents ont appelé leurs étudiants à se rendre au mur Occidental pour perturber le groupe et manifester contre le culte non-orthodoxe.

Les membres du groupe des Femmes du mur lors des prières de Rosh Hodesh alors que des milliers d’ultra-orthodoxes manifestent contre elles au mur occidental, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 8 mars 2019 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

 

 

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