Les frappes contre les bases militaires US ne sont qu’un début – général iranien
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Les frappes contre les bases militaires US ne sont qu’un début – général iranien

Le chef de l'aviation militaire des Gardiens de la révolution a affirmé que l'Iran avait fait le choix de ne pas tuer 5 000 soldats américains pour venger Soleimani

Le général de brigade Amir Ali Hajizadeh, responsable des forces aériennes du Corps des gardiens de la révolution iraniens.  (Crédit : capture d'écran YouTube/MEMRI)
Le général de brigade Amir Ali Hajizadeh, responsable des forces aériennes du Corps des gardiens de la révolution iraniens. (Crédit : capture d'écran YouTube/MEMRI)

Un haut-commandant responsable du déploiement des missiles en Iran a indiqué jeudi que les frappes perpétrées contre des bases américaines marquaient « le début d’importantes opérations qui continueront dans la région entière », ajoutant que Téhéran avait été en capacité de tuer 5 000 soldats américains dans l’attaque mais que la République islamique avait choisi de ne pas le faire.

Mercredi, l’Iran a lancé plus d’une dizaine de missiles vers des bases américaines, en Irak. Les missiles avaient été lancés en réponse au meurtre par les Américains, la semaine dernière, de l’éminent commandant des Gardiens de la révolution Qassem Soleimani.

Le général de division Amir Ali Hajizadeh des forces aérospatiales des Gardiens de la révolution, en charge des missiles susceptibles de frapper des bases des Etats-Unis dans toute la région, a indiqué que l’Iran aurait pu programmer des opérations entraînant la mort de 500 soldats américains lors de la première étape de l’attaque et celle de 4 000 à 5 000 autres militaires lors des deuxième et troisième phases des combats en l’espace de quarante-huit-heures, selon l’agence de presse iranienne Fars.

Hajizadeh a également clamé que les missiles n’avaient pas été lancés vers les bases américaines avec l’intention d’entraîner des blessés mais il a clamé que des dizaines de soldats américains avaient été tués et blessés et qu’ils avaient été évacués vers la Jordanie et Israël.

Des personnes endeuillées participent à l’enterrement du général iranien Qassem Soleimani et de ses camarades, tués en Irak dans une attaque de drone américain vendredi, dans la ville de Kerman, en Iran, le mardi 7 janvier 2020. (Crédit : Erfan Kouchari/Tasnim News Agency via AP)

« Nous ne cherchions pas à tuer qui que ce soit même si des dizaines de militaires américains ont été probablement tués et blessés et qu’ils ont été transférés vers Israël et la Jordanie au cours de 9 sorties d’avions de type C-130 », a affirmé Hajizadeh.

La République islamique a clamé que 80 soldats américains avaient été tués dans les frappes et averti qu’elle pouvait, ensuite, s’attaquer à l’Etat juif.

Les Etats-Unis ont démenti l’information, disant qu’il n’y avait pas eu de blessés.

Hajizadeh a indiqué lundi que même la mort du président américain Donald Trump ne serait pas une riposte à la hauteur pour venger le meurtre par l’Amérique du général Qassem Soleimani.

Seul le retrait complet des forces des Etats-Unis de tout le Moyen-Orient serait suffisant, a-t-il ajouté.

S’exprimant en marge des funérailles massives organisées pour Soleimani à Téhéran, Hajizadeh a expliqué que la vengeance « nécessite plus que quatre missiles, plus que la prise pour cible d’une base américaine ou même que de tuer Trump », a rapporté Iran Front Page.

Le guide suprême iranien l’Ayatollah Ali Khamenei, qui a pris la parole mercredi, a expliqué que la frappe ne représentait pas nécessairement la totalité de la réponse iranienne.

« La nuit dernière, ils ont reçu une gifle », a dit Khamenei. « Ces actions militaires ne suffisent pas à notre vengeance. Ce qui est important, c’est que la présence corrompue de l’Amérique dans cette région prenne fin. »

Le guide suprême iranien, l’Ayatollah Ali Khamenei, embrasse le général Qassem Soleimani au cours d’une cérémonie religieuse à Téhéran, en Iran, le 30 septembre 2017. (Crédit : Bureau du guide suprême iranien via AP)

Un haut-commandant des Gardiens de la Révolution islamique a récemment averti que la ville de Tel Aviv pourrait aussi être ciblée, tandis qu’un ancien dirigeant militaire de la République islamique a menacé de réduire « en poussière » les cités israéliennes si les Etats-Unis s’en prenaient à des cibles en Iran.

Depuis plusieurs jours, l’Iran a promis de répondre avec force au meurtre de Soleimani mais sa frappe limitée contre deux bases – l’une située dans le nord de l’Irak, à Irbil, et l’autre à l’ouest du pays, à Ain al-Asad – semble signaler que Téhéran ne souhaite pas entrer dans un affrontement d’ampleur avec Washington.

L’Iran a démenti, vendredi, les accusations occidentales d’un tir de missile iranien qui aurait abattu un avion de ligne ukrainien qui s’est écrasé près de Téhéran, et a appelé les Etats-Unis et le Canada à partager toute information sur le crash qui a fait 176 morts – l’ensemble des passagers et de l’équipage qui se trouvaient à bord.

Les leaders occidentaux ont déclaré que l’avion avait semblé être touché de façon non-intentionnelle par un missile sol-air près de Téhéran, quelques heures après le lancement, par l’Iran, des missiles balistiques vers les deux bases américaines en Irak.

L’AFP a contribué à cet article.

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