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Les internes menacent de démissionner si la durée des gardes n’est pas réduite

L'ajournement de l'accord a déclenché une nouvelle protestation ; la présidente de Mirsham estime que le gouvernement a "échoué sur le plan professionnel et moral"

Des internes en médecine manifestent pour de meilleures conditions de travail devant le ministère de la Santé à Tel Aviv, le 7 octobre 2021. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Des internes en médecine manifestent pour de meilleures conditions de travail devant le ministère de la Santé à Tel Aviv, le 7 octobre 2021. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Les internes en médecine indignés ont menacé lundi de démissionner en masse d’ici la fin du mois si le gouvernement n’honore pas sa promesse de réduire progressive de la durée des gardes des internes – de 26 à 18 heures – dans les hôpitaux , conformément à un accord conclu plus tôt cette année.

Dimanche, le gouvernement a déclaré qu’il reporterait une nouvelle fois la réduction prévue de la durée des gardes à septembre 2023 – un an et demi après le début initialement prévu – en raison de manque de personnel.

S’exprimant lors d’un point de presse au centre hospitalier Assuta d’Ashdod, le Dr Rey Biton, chef de l’organisation Mirsham des internes en médecine, a lancé un ultimatum au gouvernement, menaçant d’une démission massive du personnel si la décision reste inchangée d’ici le 25 août.

« Dans les jours à venir, nous mènerons de vastes actions de protestation à l’intérieur et à l’extérieur des hôpitaux », a promis Biton, qualifiant le report de « condamnation à mort ».

Biton a expliqué que le report est « inutile et disproportionné et qu’il enterre en réalité presque toute capacité à exécuter le plan ».

Le Dr Rey Biton, cheffe de l’organisation Mirsham des internes en médecine, le 21 janvier 2021. (Crédit : Capture d’écran/Globes)

La réduction de la durée des gardes devait entrer en vigueur dès cette année, avec un programme pilote déployé dans 10 hôpitaux de la périphérie, loin des villes du centre d’Israël. Elle fait suite aux menaces de démissions de milliers d’internes en médecine épuisés par des gardes trop longues. Les manifestants avaient indiqué à l’époque, en 2021, que le plan gouvernemental annoncé en octobre était trop vague, dépourvu de perspectives de déploiement claires.

L’annonce faite ce dimanche fait suite à une requête du tribunal du travail déposée en avril par les caisses de santé Clalit, estimant qu’il n’y aurait pas assez de personnel pour compenser la réduction des heures de garde et que, par conséquent, le service public de santé en serait affecté, a rapporté Maariv.

Selon les médias israéliens, la ministre de l’Economie, Orna Barbivai, aurait répondu au nom du gouvernement que la question ne pourrait être résolue que par la prochaine Knesset, à l’issue des élections de novembre.

Mais Biton a affirmé lundi que les élections étaient « une piètre excuse pour [masquer] le manque de gouvernance ».

Elle a affirmé que le gouvernement « n’a respecté aucun de ses engagements ni aucun accord, et continue d’employer [les internes] de manière nuisible et dangereuse dans des conditions d’esclavage ».

« Nous sommes prêts à aller jusqu’au bout », a-t-elle affirmé.

En octobre dernier, des milliers d’internes avaient démissionné pour manifester contre le principe des gardes de 26 heures.

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