Les négociations Israël-Hamas ont commencé à Doha
Selon des sources palestiniennes proches des discussions, la proposition comprend une trêve de 60 jours, pendant laquelle le Hamas relâcherait dix otages encore en vie et remettrait des corps de captifs morts

Les négociations indirectes entre Israël et le Hamas palestinien en vue d’un accord de cessez-le-feu et de libération d’otages à Gaza ont commencé dimanche soir à Doha, à la veille d’une rencontre à Washington entre Benjamin Netanyahu et Donald Trump, lequel espère un accord « cette semaine ».
« Les discussions portent sur les mécanismes de mise en œuvre » de l’accord et un « échange » d’otages retenus à Gaza contre des prisonniers palestiniens détenus par Israël pour atteinte à la sécurité nationale ou faits de terrorisme détenus en Israël, a indiqué à l’AFP une source palestinienne proche des négociations, qui se font par l’intermédiaire de médiateurs.
Le président américain Donald Trump a estimé dimanche qu’il existait « de bonnes chances » de parvenir à un accord.
« Nous avons déjà fait sortir beaucoup d’otages, mais en ce qui concerne les otages restants, un bon nombre vont sortir. Nous pensons y parvenir cette semaine », a-t-il déclaré à des journalistes.
Avant de s’envoler pour les Etats-Unis, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a estimé que sa rencontre avec Donald Trump pouvait « contribuer à faire avancer ce résultat que nous espérons tous ».
Le président américain pousse pour une trêve dans la bande de Gaza, plongée dans une situation humanitaire critique après 21 mois de guerre, une guerre déclenchée par l’attaque terroriste perpétrée par le Hamas le 7 octobre 2023.
Benjamin Netanyahu a indiqué avoir donné à ses négociateurs des « instructions claires »: parvenir à un accord « aux conditions que nous avons acceptées ».
Le dirigeant israélien avait jugé « inacceptables » samedi les « changements que le Hamas cherche à apporter à la proposition » initialement parrainée par les Etats-Unis et transmise par les médiateurs qatari et égyptien.
« Mission importante »
Selon des sources palestiniennes proches des discussions, la proposition comprend une trêve de 60 jours, pendant laquelle le Hamas relâcherait dix otages encore en vie et remettrait des corps de captifs morts, en échange de la libération de prisonniers palestiniens détenus par Israël pour atteinte à la sécurité nationale ou faits de terrorisme.
Les changements réclamés par le groupe terroriste islamiste palestinien, d’après ces sources, portent sur les modalités du retrait des troupes israéliennes de Gaza, des garanties qu’il souhaite obtenir sur l’arrêt des hostilités après les 60 jours, et sur une reprise en main de la distribution de l’aide humanitaire par l’ONU et des organisations internationales reconnues.
Netanyahu a une « mission importante » à Washington, a déclaré le président israélien Isaac Herzog après l’avoir rencontré dimanche matin : « faire avancer un accord pour ramener tous nos otages à la maison ».
Sur les 251 personnes enlevées lors de l’attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, 49 sont toujours retenues à Gaza, dont 27 déclarées mortes par l’armée israélienne. Le corps d’un autre soldat tué en 2014, le lieutenant Hadar Goldin, est toujours détenu par le Hamas.
Une première trêve d’une semaine en novembre 2023, puis une deuxième de deux mois début 2025, ont permis le retour de nombreux otages en échange de la libération de Palestiniens détenus par Israël.
Le 18 mars, faute d’accord sur la suite du cessez-le-feu, Israël a repris son offensive à Gaza, où le Hamas a pris le pouvoir en 2007.







