Les prisons vont réduire les commodités vendues aux prisonniers du terrorisme
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Les prisons vont réduire les commodités vendues aux prisonniers du terrorisme

Un groupe terroriste a découvert que des détenus palestiniens pouvaient acheter des chaussures de marque, des crèmes, grâce aux allocations de l'Autorité palestinienne

Détenus sécuritaires palestiniens dans la prison d'Ofer au nord de Jérusalem, le 20 août 2008. (Moshe Shai/Flash90)
Détenus sécuritaires palestiniens dans la prison d'Ofer au nord de Jérusalem, le 20 août 2008. (Moshe Shai/Flash90)

Les services pénitenciers ont annoncé lundi qu’ils réduisaient drastiquement les objets disponibles à l’achat dans les cantines des prisons qui abritent des détenus sécuritaires palestiniens.

Cette démarche survient dans le cadre d’une initiative visant à dégrader les conditions de vie des prisonniers, qui sont, pour beaucoup, condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité pour leur rôle dans des attaques terroristes contre des Israéliens.

« Près de 50 % de la quantité et de la variété des objets » disponibles à l’achat dans les cantines « sera réduit », a indiqué un responsable des prisons non identifié, à la Douzième chaîne lundi.

Cette démarche fait suite à une plainte du groupe de droite Lavi, qui avait déploré ce qu’il avait décrit comme des offres généreuses dans les cantines des prisons, où les détenus pouvaient acheter des objets avec l’allocation de 400 shekels que leur verse mensuellement l’Autorité palestinienne.

Lavi avait élaboré une liste d’objets en vente dans les cantines, notamment des chaussures de marque Timberland, Nike et New Balance, du thé tibétain, des chocolats Kinder et des crèmes de soin Estée Lauder.

Illustration : une paire de baskets New Balance 997. (CC BY sling@flickr, Flickr)

Les services carcéraux ont indiqué que les ventes sont gérées par des sous-traitants, qui sont payés par les allocations versées par l’AP pour les objets demandés par les prisonniers.

Ces dernières restrictions font suite à un récent accès de tensions dans les ailes réservées aux prisonniers sécuritaires ces derniers mois, après que les prisons ont installé des brouilleurs pour empêcher les détenus d’utiliser des téléphones de contrebande pour appeler à l’extérieur de la prison.

Dimanche, un groupe de prisonniers aurait refusé d’être transféré vers une nouvelle aile de la prison, où des brouilleurs ont été installés, malgré les accords conclus le mois dernier avec les services carcéraux.

En avril, des dizaines de prisonniers sécuritaires affiliés au groupe terroriste palestinien du Hamas ont mis fin à une grève de la faim après que les autorités israéliennes ont accepté de mettre des téléphones publics dans leurs prisons.

Les services carcéraux estiment à 300 le nombre de téléphones entrés illégalement dans les cellules. Certains contiennent des messages provenant des cellules terroristes. Les téléphones ont été impliqués dans au moins 14 récentes tentatives de mise au point d’attaques depuis les prisons israéliennes, ont indiqué les services carcéraux.

La révolte sur les conditions d’incarcération ont récemment donné lieu à des épisodes de violence, notamment à la prison de Ketziot, qui, selon le Club des prisonniers palestiniens, ont fait 120 blessés du côté des détenus, entre février et mars.

A deux reprises au mois de mars, des prisonniers du Hamas ont attaqué des geôliers à la prison de Ketziot. L’un d’eux a subi d’importantes lésions après avoir été poignardé au coup. Dans une autre attaque, les détenus ont poignardé deux gardiens et déclenché une émeute.

Fin février, des prisonniers du centre pénitentiaire Ramon ont mis le feu à 14 lits dans 10 cellules, incendiant toute l’aile de la prison. Celui-ci a été rapidement éteint, et aucun blessé n’a été signalé. Lors de cet incident également, les détenus protestaient contre les restrictions sur les téléphones portables.

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