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Les prix du logement en Israël ont grimpé de 10 % en un an

Le ministre des Finances promet que le gouvernement réduira l'écart entre l'offre et la demande d'ici 3 ou 4 ans

Un chantier de construction dans la ville israélienne de Bet Shemesh, le 5 septembre 2021. (Nati Shohat/Flash90)
Un chantier de construction dans la ville israélienne de Bet Shemesh, le 5 septembre 2021. (Nati Shohat/Flash90)

Le prix des logements en Israël a augmenté de près de 10 % au cours de l’année écoulée, selon des chiffres publiés lundi, et le ministre des Finances Avigdor Liberman prévoit qu’ils grimperont encore plus haut d’ici la fin de l’année.

Les chiffres du Bureau central des statistiques montrent qu’au cours de l’année écoulée, les prix des logements ont augmenté de 9,9 %.

S’adressant à une convention de l’Association des évaluateurs immobiliers d’Israël, qui s’est tenue à Eilat, Liberman a déclaré que les prix auront augmenté de plus de 10 % d’ici la fin de 2021.

Le ministre a déclaré que cinq éléments influent sur les prix des logements, dont deux – le taux d’intérêt préférentiel et les frais de transport maritime – échappent au contrôle du gouvernement.

Les trois autres – la demande, l’offre et la planification – sont des domaines dans lesquels, a-t-il affirmé, la politique gouvernementale a « battu des records cette année ».

Liberman a déclaré que, le budget de l’État ayant été approuvé au début du mois, l’écart entre l’offre et la demande sur le marché du logement sera comblé « d’ici trois à quatre ans. »

Les chiffres du CSI montrent que les prix n’ont pas augmenté dans toutes les régions en août-septembre par rapport au mois précédent, baissant à Tel Aviv (0,3 %) et à Jérusalem (0,1 %). La plus forte hausse a été enregistrée dans le sud (1,6 %) et dans la région centrale (1,5 %). À Haïfa, les prix ont augmenté de 1 %.

Toutefois, par rapport aux prix de la même période de l’année dernière, les hausses ont été généralisées. Dans la région centrale, les prix ont augmenté de 11,9 %, à Jérusalem de 9,9 %, dans le nord de 9,6 %, dans le sud de 9 %, à Tel Aviv de 8,8 % et à Haïfa de 8,1 %.

Le chef du parti Yisrael Beytenu Avigdor Liberman pendant une réunion de faction à la Knesset, le 4 octobre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Dimanche, la Banque d’Israël a annoncé une série de réformes destinées, selon elle, à rendre le processus de souscription d’un prêt hypothécaire bancaire plus transparent et plus compétitif pour les emprunteurs.

La Banque d’Israël a donné des instructions aux banques israéliennes pour qu’elles présentent aux emprunteurs potentiels trois options uniformes de suivi des taux d’intérêt afin de faciliter le processus, d’accroître la transparence et de promouvoir une meilleure compréhension, et, de manière générale, de permettre aux emprunteurs de comparer plus facilement les différentes banques.

Les nouvelles mesures permettront aux clients de soumettre une demande de prêt hypothécaire en ligne, et garantiront que les banques fournissent à tous ceux qui remplissent les conditions requises un accord de principe standard dans un format uniformisé, quelques jours après la demande.

Les banques sont ensuite tenues de proposer trois types de taux d’intérêt : 100 % de taux fixe non indexé ; 1/3 de taux fixe non indexé, 1/3 de taux variable indexé et 1/3 indexé sur le taux préférentiel ; et 1/2 de taux fixe non indexé, 1/2 indexé sur le taux préférentiel.

Le chantier de construction d’un nouveau gratte-ciel, à Jérusalem, le 26 avril 2021. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

À la fin du mois dernier, le gouvernement a dévoilé un important plan de logement pour 2022-2025, visant à augmenter rapidement l’offre d’appartements dans l’espoir de réduire les prix. Israël est confronté depuis au moins une décennie à une crise du logement qui voit les prix grimper de manière significative.

Selon une étude récente de l’Alrov Institute for Real Estate Research de la Coller School of Management de l’Université de Tel Aviv, le coût moyen d’un appartement de quatre pièces (trois chambres) en Israël s’élève à 2,2 millions de shekels, et le capital moyen requis pour un apport de 30 % minimum et les dépenses annexes a été estimé à environ 840 000 shekels.

Malgré ces difficultés, la valeur des prêts hypothécaires contractés par les Israéliens en août dernier a atteint un niveau record de 11,9 milliards de shekels. En octobre, la valeur des prêts hypothécaires s’élevait à 10,7 milliards de shekels, selon le Banque d’Israël.

La CSI a également fait état lundi d’une hausse de l’indice des prix à la consommation de 2,6 % depuis le début de l’année.

« Nous ne pouvons pas en arriver à une situation où le prix du lait en Israël est 80 % plus élevé que dans le reste du monde », a déclaré Liberman à Eilat et a réitéré les accusations selon lesquelles les chaînes de magasins gonflent les prix, affirmant que les points de vente « ne se sont pas du tout mal débrouillés, même pendant le coronavirus. »

Liberman a déclaré que d’ici la fin de la semaine, le gouvernement mettra en place deux paquets pour faire face au coût de la vie et aux exportations, promettant qu’il s’agira de « mesures très significatives. »

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