Les progressistes US persistent à blâmer Israël pour l’escalade avec le Hamas
Rechercher

Les progressistes US persistent à blâmer Israël pour l’escalade avec le Hamas

"Nous sommes anti-guerre, nous sommes anti-occupation et nous sommes anti-apartheid", a dit la représentante Cori Bush

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

La représentante Ayana Pressley s'exprime devant la chambre, le 13 mai 2021. (Capture d'écran/Chambre américaine des représentants)
La représentante Ayana Pressley s'exprime devant la chambre, le 13 mai 2021. (Capture d'écran/Chambre américaine des représentants)

Dans de brefs discours prononcés depuis la Chambre, un groupe de Démocrates progressistes a vivement critiqué Israël jeudi, pour sa réponse aux tirs de roquettes et pour son traitement, plus largement, des Palestiniens.

Luttant contre les larmes, la représentante Rashida Tlaib, qui est d’origine palestinienne et une virulente critique de l’État juif, a estimé qu’il est « difficile de seulement comprendre que des Palestiniens existent » sur la base des déclarations récentes de l’administration Trump concernant les violences à Gaza.

« Nous bloquons actuellement l’ONU en l’empêchant de demander un cessez-le-feu », a dit la représentante Ilhan Omar, fustigeant l’administration Biden et éreintant Israël pour les frappes à Gaza, menées en guise de représailles contre les tirs de roquettes des groupes terroristes palestiniens dans la bande de Gaza, dont le Hamas et le Jihad islamique.

La représentante Alexandria Ocasio Cortez a, pour sa part, critiqué l’État juif plus largement pour ses actions en Cisjordanie et le gouvernement israélien pour avoir interdit la venue de Tlaib et d’Omar en Israël en raison de leur soutien au mouvement de boycott à l’encontre d’Israël (BDS).

« Nous sommes anti-guerre, nous sommes anti-occupation et nous sommes anti-apartheid », a dit la représentante Cori Bush, ajoutant qu’elle était solidaire des Palestiniens tout comme les Palestiniens se tenaient aux côté des Afro-Américains à Ferguson Missouri.

La représentante Ayana Pressley a appelé à une « indignation similaire » concernant les « violences d’état », qu’elles aient lieu aux États-Unis ou en Israël, critiquant Jérusalem pour sa répression des émeutiers palestiniens.

Les représentants Marc Pocan et Betty McCollum ont pris la défense d’une législation qu’ils ont parrainée, qui cherche à interdire que l’aide à Israël qui est donnée par les États-Unis soit utilisée dans certaines actions israéliennes en Cisjordanie et qui exigerait de la Maison Blanche d’écrire un rapport annuel faisant le détail des fonds allant à de telles actions.

Alors que les députés prenaient la parole, des photos d’enfants palestiniens blessés dans les frappes aériennes ont été installées à l’arrière de la tribune.

La représentante Jan Schakowsky, qui ne soutient pas cette législation, a donné un discours plus modéré mais plus émouvant, disant être « horrifiée et attristée par les escalades en cours de ce douloureux cycle de violence ».

« Israël a le droit de se défendre mais en fin de compte, il n’y a pas de vainqueurs », a-t-elle dit, recommandant vivement à l’administration Biden de négocier un cessez-le-feu.

Le sénateur américain Bernie Sanders est de son côté entré jeudi dans le débat croissant concernant le choix du prochain ambassadeur en Israël.

« Alors que le président Biden réfléchit à son choix concernant la nomination du prochain ambassadeur en Israël, je l’encourage à choisir quelqu’un qui pourra représenter notre pays de manière équilibrée, et qui pourra s’engager non seulement auprès d’Israël mais aussi auprès des Palestiniens », a dit Sanders.
« Le rôle des États-Unis doit être de rassembler les populations de la région et pas seulement de soutenir un gouvernement de droite », a-t-il continué.

Des sources proches du dossier ont indiqué au Times of Israel que l’ancien responsable au département d’Etat Thomas Nides et l’ex-membre du congrès de Floride, Robert Wexler, étaient parmi les favoris au poste. L’ambassadeur devrait être désigné par Biden dans les semaines à venir.

Des voix plus progressistes, comme celle de Sanders, ont critiqué la possibilité que Nides soit choisi, disant qu’il n’est pas réellement familier du conflit israélo-palestinien et des parties impliquées.

Un groupe de démocrates, dirigé par le représentant Ted Deutch, a demandé à Biden de soutenir Wexler.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...