Les restrictions coûteraient à Israël 2,3 milliards de shekels par semaine
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Les restrictions coûteraient à Israël 2,3 milliards de shekels par semaine

L'estimation du ministère des Finances évalue l'impact des mesures sanitaires actuelles, notamment la fermeture du commerce et du système éducatif

Un homme passe devant des magasins fermés dans la rue Jaffa, à Jérusalem, le 25 mars 2020. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Un homme passe devant des magasins fermés dans la rue Jaffa, à Jérusalem, le 25 mars 2020. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

L’économiste en chef du ministère des Finances, Shira Greenberg, a estimé le coût des restrictions continues sur l’économie – où les magasins et les écoles sont fermés – à 2,3 milliards de shekels par semaine.

Dans une lettre adressée jeudi au Chezy Levy du ministère de la Santé, Mme Greenberg a précisé que cette estimation tenait compte de la contraction de l’activité commerciale, de la baisse de la consommation privée et des recettes de l’État, ainsi que des effets de la pandémie sur la croissance économique et le commerce mondial.

La plupart des dommages causés à l’économie, a-t-elle écrit, proviennent des restrictions encore en vigueur sur le commerce et les échanges. Cette seule situation coûte à l’économie un montant estimé à 1,4 milliard de shekels, a-t-elle indiqué.

Selon la loi, le ministère des Finances doit faire rapport au ministère de la Santé à la fin de chaque mois sur les coûts économiques des restrictions actuelles, afin que le cabinet ministériel chargé des coronavirus puisse disposer des données lorsqu’il prendra des décisions concernant les règles imposées pour contrôler l’apparition du virus.

Jeudi, les ministres du cabinet du coronavirus ont approuvé un plan prévoyant le retour de certains élèves à l’école primaire le dimanche, tous les enfants de la première à la quatrième année devant être présents quatre jours par semaine.

Mercredi, l’agence de notation Moody’s Investor Services a maintenu la note d’Israël à A1, alors même que l’économie a été frappée par le virus. Moody’s estime que l’économie israélienne se contractera cette année de 5,5 %, contre une croissance de 3,4 % en 2019.

En 2021, l’économie devrait croître de 6 %, selon les estimations de Moody’s. Le déficit budgétaire du pays s’élèvera à 13 % du PIB cette année, contre un déficit de 4 % en 2019, et le ratio de la dette au PIB passera de 60 % en 2019 à 76,2 % en 2020.

Jeudi, 966 802 Israéliens étaient au chômage, soit près d’un quart de la population active, dont 613 690 en congé sans solde, selon les données de l’Agence israélienne pour l’emploi.

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