Les unités COVID des hôpitaux d’Israël rouvrent suite à la hausse des cas graves
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Les unités COVID des hôpitaux d’Israël rouvrent suite à la hausse des cas graves

Le nombre de patients graves atteint 153, ayant plus que doublé en une semaine, selon les dernières données du ministère de la Santé

Illustration : un membre du personnel du centre médical Soroka travaille dans le service des coronavirus, le 15 septembre 2020. (Crédit : YossiZeliger/Flash90)
Illustration : un membre du personnel du centre médical Soroka travaille dans le service des coronavirus, le 15 septembre 2020. (Crédit : YossiZeliger/Flash90)

Plusieurs hôpitaux israéliens ont rouvert leurs unités spéciales coronavirus mercredi, dans un contexte d’augmentation persistante des cas graves de COVID-19.

Les hôpitaux avaient fermé les services il y a quelques mois à la suite d’une vaste campagne de vaccination. Le nombre de cas graves dans le pays est tombé à 19 le mois dernier.

Mais à mesure que le variant hautement contagieux du Delta a gagné du terrain, le nombre de cas et de patients graves a progressivement augmenté. Selon les données du ministère de la Santé, le nombre de cas graves a atteint 153 mercredi, dont 35 sont considérés comme critiques. Le nombre de cas graves a plus que doublé au cours de la semaine dernière.

L’hôpital Soroka de Beer Sheva a annoncé la réouverture de son service coronavirus, qui compte actuellement neuf patients, dont un dans un état grave. L’hôpital a également déclaré qu’il se préparait à ouvrir son unité de soins intensifs contre le coronavirus.

L’hôpital Ziv à Safed, qui compte quatre patients atteints de la COVID-19, dont un dans un état grave, a annoncé une mesure similaire.

Au centre médical Galilee de Nahariya, une patiente de 91 ans atteinte de la COVID-19 est décédée, trois jours après que son mari de 95 ans a succombé au virus.

Les données du ministère de la Santé publiées mercredi matin montrent que 2 260 nouveaux cas de COVID-19 ont été identifiés dans le pays mardi, avec 2,38 % de tests positifs.

Le nombre de cas actifs a atteint 14 365, alors qu’il était d’environ 200 il y a six semaines.

Selon les données, 5 772 362 Israéliens ont reçu au moins une injection de vaccin, et 5 334 736 ont reçu les deux doses.

Des personnels médicaux effectuent des tests de dépistage à la COVID-19 à Jérusalem, le 22 juillet 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Une étude de l’Université hébraïque de Jérusalem publiée mardi indique que l’efficacité du vaccin Pfizer dans la prévention des maladies graves est tombée à 80 %.

L’étude, qui a été présentée au gouvernement, prévoit également que le nombre de cas graves de COVID-19 en Israël pourrait atteindre 400 en moins de trois semaines si aucune mesure n’était prise pour endiguer les infections.

L’étude prévient que le nombre de cas graves et de patients sous respirateur a augmenté à un rythme similaire à celui observé en juillet 2020.

« La vague d’infections de juillet dernier a été stoppée grâce aux restrictions imposées dans la deuxième quinzaine de juillet », ont écrit les chercheurs. « Aucune mesure de ce type n’a été prise cette année, donc aucun arrêt similaire n’est attendu dans un avenir proche. »

L’étude suggère que l’efficacité du vaccin dans la prévention des maladies graves a chuté à 80 % (contre plus de 90 % avant l’apparition du variant Delta). Elle indique que les vaccins sont efficaces à 90 % pour prévenir les décès.

« L’efficacité du vaccin est nettement inférieure à celle observée en mars », ont écrit les chercheurs.

Sur cette photo de mars 2021 fournie par Pfizer, des flacons du vaccin COVID-19 de Pfizer-BioNTech sont préparés pour être emballés dans l’usine de la société à Puurs, en Belgique. (Crédit : Pfizer via AP)

Certains analystes ont prévenu que les chiffres sur l’efficacité des vaccins étaient susceptibles d’être très imprécis en raison de plusieurs facteurs, notamment celui des niveaux d’infection parmi les personnes non vaccinées, chiffre qui est essentiel pour de telles statistiques. Des données britanniques indiquent que les études israéliennes pourraient exagérer la baisse apparente d’efficacité.

Il y a deux semaines, Israël a commencé à administrer une troisième injection de rappel aux personnes dont le système immunitaire est gravement compromis, notamment les greffés et les personnes atteintes d’un cancer du sang, créant ainsi un précédent mondial.

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