Les ventes de logements s’effondrent suite à la crise économique due au COVID-19
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Les ventes de logements s’effondrent suite à la crise économique due au COVID-19

Les chiffres du ministère des Finances montrent que les achats au deuxième trimestre 2020 ont baissé de 27 % par rapport à 2019, soit le niveau le plus bas depuis 2003

Illustration : Gratte-ciel d'appartements de luxe dans le nord de Tel Aviv, le 2 décembre 2016. (Gili Yaari /Flash90)
Illustration : Gratte-ciel d'appartements de luxe dans le nord de Tel Aviv, le 2 décembre 2016. (Gili Yaari /Flash90)

L’impact économique de l’épidémie de coronavirus en cours a frappé le marché du logement, qui a vu les achats chuter à leur plus bas niveau depuis près de deux décennies, selon un rapport du ministère des Finances publié dimanche.

Il y a eu 16 800 appartements achetés au cours du deuxième trimestre de l’année, soit une baisse de 27 % par rapport au même trimestre en 2019.

Le nombre de ventes n’a pas été aussi bas depuis 2003, quand la violence de la seconde Intifada palestinienne avait décimé l’économie.

Par rapport au premier trimestre de l’année, qui a plutôt échappé à l’influence de l’épidémie de virus, les ventes ont chuté de 25 %.

Le ralentissement s’est surtout fait sentir dans le centre du pays, Tel Aviv ayant enregistré une baisse de 33,6 % du volume des achats et atteint son niveau le plus bas depuis le début des relevés au début des années 2000.

Pendant la seconde Intifada, les achats à Tel Aviv avaient chuté de 14 %.

Les zones haut de gamme ont plus souffert que les zones périphériques, selon les chiffres, et la ville de Beer Sheva, au sud, a même connu une légère hausse des achats de 2,7 % par rapport au même trimestre de l’année dernière.

Les appartements achetés par les jeunes couples sont au plus bas, avec seulement 7 300 appartements achetés au cours du dernier trimestre.

Les achats subventionnés par le gouvernement sont également à leur plus bas niveau depuis 2011, avec seulement 19 500 appartements achetés sur l’année. Les fonctionnaires du Trésor ont estimé qu’un programme de loterie de logements subventionnés a empêché ce chiffre d’être encore plus bas.

Par ailleurs, le service de l’emploi a annoncé dimanche que plus de 200 000 personnes avaient été ajoutées à la liste des chômeurs depuis la fête juive de Rosh HaShana le mois dernier, quand un confinement national a été instauré pour freiner les taux d’infection galopants face à une deuxième vague du virus.

Depuis le 17 septembre, 207 191 nouveaux demandeurs d’emploi ont été enregistrés, dont 186 958 ont été mis à pied ou en congé sans solde. Parmi eux, 151 436 se sont inscrits comme chômeurs pour la deuxième fois ou plus depuis le début de la propagation du virus en Israël en mars.

À la date de dimanche, 936 712 Israéliens étaient au chômage – près d’un quart de la population active, qui compte quelque 4 millions de personnes – dont 595 667 ont été mis à pied.

65 063 personnes sont actuellement atteintes du virus en Israël selon les chiffres du ministère de la Santé publiés lundi matin. Parmi eux, 878 étaient dans un état grave et 215 étaient sous respirateur. Depuis le début de l’épidémie, 268 175 personnes en Israël ont été diagnostiquées avec le COVID-19. On dénombre 1 719 décès.

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