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L’Etat islamique prétend avoir saboté le gazoduc Égypte-Israël ; Israël dément

Le groupe terroriste affirme sans preuve avoir frappé à el-Arish al-Qantara dans le Sinaï ; aucun dommage n'a été constaté et le gaz circule, selon un responsable de l'énergie

Illustration : un gazoduc dans la péninsule du Sinaï saboté par un groupe djihadiste en 2012. (AP / File)
Illustration : un gazoduc dans la péninsule du Sinaï saboté par un groupe djihadiste en 2012. (AP / File)

Le groupe terroriste État islamique a affirmé jeudi avoir fait sauter un gazoduc entre Israël et l’Égypte.

Une explosion a frappé le gazoduc de gaz naturel el-Arish al-Qantara dans la péninsule du Sinaï, a rapporté Reuters, citant des témoins et les autorités égyptiennes locales.

L’EI a revendiqué la responsabilité de l’explosion dans un message diffusé sur sa chaîne Telegram, mais n’a fourni aucune preuve.

L’armée israélienne n’a pas reconnu ces faits, et un haut responsable de l’énergie a nié que le gazoduc avait été endommagé de quelque manière que ce soit, selon la Treizième chaîne. Le responsable a déclaré que le gaz continuait à circuler dans le gazoduc sans aucun problème.

Des groupes armés du Sinaï ont déjà revendiqué des attaques sur des gazoducs par le passé, notamment en février, ce que les responsables israéliens avaient également nié.

Les gazoducs qui traversent la péninsule du Sinaï sont depuis longtemps une des cibles favorites des groupes djihadistes dans cette région agitée.

Des dizaines d’attaques ont eu lieu à la suite du renversement du dictateur Hosni Moubarak en 2011, visant principalement un gazoduc transportant du gaz d’Égypte vers Israël.

En 2014, des saboteurs inspirés par Al-Qaïda ont visé un gazoduc au sud d’el-Arish – qui transportait du gaz vers la Jordanie, et non pas vers Israël.

Israël a cessé d’importer du gaz d’Égypte, d’une part en raison de la demande croissante en Égypte et d’autre part parce que ces attaques répétées rendaient cette source d’approvisionnement peu fiable.

Et la découverte de réserves massives de gaz naturel dans la zone économique exclusive d’Israël en Méditerranéenne a rendu ces importations inutiles, et fait de l’État juif un exportateur d’énergie pour la première fois de son histoire.

Le gisement israélien Léviathan, découvert en 2010, est estimé à 535 milliards de mètres cubes de gaz naturel, ainsi que 34,1 millions de barils de condensat. Le gisement Tamar, qui a commencé sa production en 2013, a des réserves estimées à 238 milliards de mètres cubes.

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