L’État islamique veut lancer une « nouvelle phase » en ciblant Israël et les Juifs
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L’État islamique veut lancer une « nouvelle phase » en ciblant Israël et les Juifs

Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi est "déterminé" à entamer une "nouvelle phase qui n'est autre que de combattre les Juifs et de rendre ce qu'ils ont volés aux musulmans"

Le groupe affilié à l'Etat islamique dans l'Etat du Sinai à l'entraînement aux armes, le 6 février 2016. (Image illustrative : Telegram.me/HaiAlaElJehad5 via MEMRI)
Le groupe affilié à l'Etat islamique dans l'Etat du Sinai à l'entraînement aux armes, le 6 février 2016. (Image illustrative : Telegram.me/HaiAlaElJehad5 via MEMRI)

Le groupe terroriste ultra-radical Etat islamique (EI) a affirmé lundi, dans un message audio, vouloir lancer une « nouvelle phase » de son « jihad », en ciblant spécifiquement Israël.

Le nouveau chef de l’EI, Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi, est « déterminé » à entamer une « nouvelle phase qui n’est autre que de combattre les Juifs et de rendre ce qu’ils ont volés aux musulmans », a affirmé Abou Hamza El Qourachi dans ce message d’une durée de 37 minutes diffusé sur l’application Telegram.

« Faites d’Israël un terrain d’essai pour les roquettes et les armes chimiques », a déclaré le porte-parole du groupe, Abu Hamza al-Qurashi, selon une traduction publiée sur Twitter.

« Les yeux des soldats du califat, où qu’ils se trouvent, sont toujours (rivés) sur Jérusalem », a ajouté le porte-parole de l’EI.

« Dans les prochains jours, si Dieu le veut, vous verrez (…) ce qui vous fera oublier les horreurs » du passé, a encore déclaré Abou Hamza El Qourachi, en allusion à une éventuelle attaque.

Lundi, le porte-parole de l’EI a fustigé le « plan de Trump » sur la paix au Proche-Orient. « Aux musulmans de Palestine et du monde entier (…) soyez l’ogive de la lutte contre les Juifs », a-t-il déclaré dans son message.

Il a exhorté les combattants de l’EI, en particulier ceux de Syrie et du Sinaï, à transformer les colonies juives en « terrain d’essai » pour leurs armes et « roquettes chimiques ».

L’AFP n’a pas pu immédiatement authentifier le message mais l’enregistrement a été diffusé sur les organes de propagande habituels du groupe sur les réseaux sociaux.

L’EI a préservé en Syrie et en Irak une présence non négligeable autour du fleuve de l’Euphrate et dans le désert attenant. Le groupe terroriste possède également plusieurs branches en Afrique et en Asie, qui mènent toujours des attaques meurtrières. Le groupe est notamment présent dans la péninsule égyptienne du Sinaï, frontalière d’Israël.

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a refusé au cours des derniers mois les invitations du président américain Donald Trump à discuter du plan de paix américain pour le Moyen-Orient, ont indiqué lundi à l’AFP de hauts responsables palestiniens. « Il n’y aura pas de discussion avec les Américains tant qu’ils ne reconnaîtront pas la solution à deux Etats », soit un État palestinien viable aux côtés d’Israël, a indiqué l’un de ces responsables requérant l’anonymat.

Lundi, le Premier ministre de l’Autorité palestinienne, Mohammed Shtayyeh, a appelé la communauté internationale à boycotter le plan américain. « Nous appelons la communauté internationale à ne pas s’associer (au plan) car il contrevient au droit international et les droits des Palestiniens ne sont pas à vendre », a affirmé M. Shtayyeh. « Ce plan vise à protéger Trump de la destitution et à protéger Netanyahu de la prison », a-t-il déclaré avant la réunion hebdomadaire de son gouvernement. « Ce n’est pas un plan de paix pour le Moyen-Orient ».

Ce plan « ne passera pas » et pourrait même conduire les Palestiniens à une « nouvelle phase » de leur lutte, a prévenu dimanche Ismaïl Haniyeh, chef du mouvement terroriste islamiste du Hamas.

Donald Trump a annoncé le 27 octobre la mort de l’ex-chef de l’EI Abou Bakr al-Baghdadi lors d’un raid dans le nord-ouest de la Syrie.

Peu après, l’EI avait désigné Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi comme nouveau « calife des musulmans ». Mais ce dernier était inconnu des analystes, certains doutant même de son existence, et un haut responsable américain le qualifiant de « parfait inconnu ».

L’organisation est désormais dirigée par Amir Mohamad Abdel Rahmane al-Maoula al-Salbi, a récemment affirmé le quotidien britannique The Guardian, citant des responsables de deux services de renseignement non précisés.

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