L’Etat va rembourser au parti de J-M Le Pen un prêt dû par le parti de sa fille
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L’Etat va rembourser au parti de J-M Le Pen un prêt dû par le parti de sa fille

Le microparti Cotelec de l'ancien président du Front national avait prêté six millions d'euros à la présidente du RN Marine Le Pen pour la présidentielle de 2017

Jean Marie Le Pen et sa fille Marine (Crédit : Miguel Medina/AFP)
Jean Marie Le Pen et sa fille Marine (Crédit : Miguel Medina/AFP)

Le ministère de l’Intérieur a validé la demande de l’ancien président du Front national (devenu Rassemblement national), Jean-Marie Le Pen, d’être remboursé d’un prêt à sa fille sur l’aide annuelle versée au parti politique, a indiqué mardi à l’AFP l’entourage de M. Le Pen.

« La demande a été validée par le ministère fin novembre », a-t-on précisé dans l’entourage de cofondateur du FN, confirmant une information du site d’information Mediapart.

Le microparti Cotelec de M. Le Pen avait prêté six millions d’euros à la présidente du RN Marine Le Pen pour la présidentielle de 2017.

Mais sa fille lui devait encore 4,2 millions d’euros.

Il a donc été convenu entre le père et la fille début 2019 que Marine Le Pen signe une cession de créance pour que soient soustraits de l’aide publique au RN (d’environ 5,5 millions d’euros) ces 4,2 millions d’euros restants. Le parti d’extrême droite est déjà très endetté et menacé par d’autres créances.

Le cofondateur du FN avait ensuite introduit la cession de créance auprès du ministère de l’Intérieur, qui octroie les aides publiques aux partis.

Le JDD avait rapporté en juillet que la signature de Marine Le Pen avait été obtenue « de haute lutte », ce qu’avait démenti l’entourage de Jean-Marie Le Pen – brouillé politiquement avec sa fille depuis son éviction du parti en 2015.

L’aide publique au RN doit lui être octroyée en février-mars.

En juillet 2018, les juges avaient déjà saisi, dans le cadre de l’affaire des assistants présumés fictifs d’eurodéputés FN – dont le préjudice est évalué à sept millions d’euros – deux millions d’euros de l’aide publique due au RN. Ils craignaient que cette aide ne serve qu’à rembourser des emprunts et soit indisponible pour recouvrer d’éventuels dommages et intérêts. Le RN avait dénoncé un « assassinat politique ».

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