L’ex-élu, incarcéré pour contrebande de téléphone pour des terroristes, libéré
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L’ex-élu, incarcéré pour contrebande de téléphone pour des terroristes, libéré

Basel Ghattas a quitté la prison de Gilboa au terme d'une peine de prison obtenue dans le cadre d'une négociation de peine après qu'il a abusé de sa position

L'ex-député arabe israélien Basel Ghattas arrive à la prison de Gilboa pour purger une peine de deux ans de prison, le 2 juillet 2017. (Crédir : Basel Awidat/Flash90)
L'ex-député arabe israélien Basel Ghattas arrive à la prison de Gilboa pour purger une peine de deux ans de prison, le 2 juillet 2017. (Crédir : Basel Awidat/Flash90)

L’ancien député de l’ex-Liste arabe unie Basel Ghattas a été libéré de prison lundi après avoir purgé une peine de deux ans pour avoir fait entrer illégalement des téléphone portables dans les prisons israéliennes pour des terroristes palestiniens.

Ghattas a été condamné en avril 2017 pour avoir abusé de sa position pour faire entrer en contrebande des téléphones et des notes à des terroristes palestiniens condamnés et incarcérés dans les prisons israéliennes.

Ghattas s’est vu refuser une libération anticipée en novembre. Le comité de remise en liberté conditionnelle a en effet estimé qu’il n’avait pas formulé les remords suffisants pour ses crimes et qu’il n’avait pas fait d’efforts pour participer à un programme de réinsertion en prison.

Il avait fait appel afin de pouvoir participer à un tel programme, ce qui pouvait augmenter ses chances d’obtenir une libération anticipée prochainement. Mais il avait ensuite été informé qu’il n’y était pas éligible puisqu’il est classé parmi les prisonniers de sécurité affiliés au groupe terroriste du Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP), ce qu’il a nié.

Le député Basel Ghattas remet visiblement un paquet au prisonnier palestinien Walid Daka dans une vidéo diffusée le 23 janvier 2017. (Crédit : capture d’écran Deuxième chaîne)

Ghattas avait fait l’objet d’une enquête criminelle après avoir été filmé par des caméras de surveillance en train de transmettre des enveloppes à des prisonniers de sécurité palestiniens en décembre 2016.

Pour la police, le député avait profité de sa fonction de membre de la Knesset – le dispensant de toute fouille corporelle – lors d’une visite à la prison de Ketziot dans le sud d’Israël. Il avait alors rencontré Walid Daka, un prisonnier palestinien qui purge une peine de 37 ans pour l’enlèvement et le meurtre en 1984 du soldat israélien âgé de 19 ans, Moshe Tamam.

Gila, la mère de Moshe Tamam, enlevé et assassiné par un groupe d’Arabes israéliens en 1984. (Crédit : capture d’écran YouTube)

Ghattas avait aussi rencontré Basel Ben Suleiman Bezre, qui purge une peine de 15 ans pour terrorisme.

Daka était membre du FPLP quand il a commis son crime.

Le tribunal de Beer Sheva avait accepté l’accord de négociation conclu entre le procureur d’Etat et Ghattas, le condamnant à une peine de deux ans de prison, avec 18 mois liberté surveillée et 120 000 shekels (20 000 euros) d’amende.

Le tribunal avait également condamné Ghattas pour manquement à la morale, ce qui lui interdit d’exercer tout mandat à la Knesset pendant les sept ans suivant la fin de sa peine.

Au début de sa peine en juillet 2017, Ghattas avait clairement fait savoir qu’il ne regrettait pas son crime.

« Je vais entrer en prison la tête haute », a-t-il dit à des partisans avant d’entrer en prison. « J’ai agi pour des raisons humanitaires au nom de prisonniers… je continuerai à lutter pour les droits des prisonniers. »

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