Liban: le garde d’un ex-ministre proche du Hezbollah meurt dans un raid policier
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Liban: le garde d’un ex-ministre proche du Hezbollah meurt dans un raid policier

L'incident risque d'exacerber les tensions entre Saad Hariri et le groupe terroriste, qu'un intense bras de fer oppose autour de la formation d'un nouveau gouvernement

Funérailles de Mohammed Abu Diab, un garde du corps de l'ancien ministre libanais Wiam Wahhab, proche du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, décédé des suites de ses blessures lors d'un raid de la police au domicile de ce dernier, à Beyrouth, le 2 décembre 2018. (Crédit : Mustafa JAMALEDDINE / AFP)
Funérailles de Mohammed Abu Diab, un garde du corps de l'ancien ministre libanais Wiam Wahhab, proche du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, décédé des suites de ses blessures lors d'un raid de la police au domicile de ce dernier, à Beyrouth, le 2 décembre 2018. (Crédit : Mustafa JAMALEDDINE / AFP)

Un garde du corps de l’ancien ministre libanais Wiam Wahhab, proche du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, est décédé des suites de ses blessures lors d’un raid de la police au domicile de ce dernier, ont annoncé dimanche des proches du défunt.

Les Forces de sécurité intérieure (FSI) avaient fait irruption la veille, à la demande du parquet, dans le domicile de l’ancien ministre à Jahiliyé, dans la région du Chouf près de Beyrouth.

Le raid est intervenu à la suite du refus de M. Wahhab de comparaître pour être interrogé dans le cadre d’une plainte déposée à son encontre pour déclarations dénigrantes contre le Premier ministre désigné, Saad Hariri.

L’incident risque d’exacerber les tensions entre M. Hariri et le Hezbollah, qu’un intense bras de fer oppose autour de la formation d’un nouveau gouvernement.

L’ancien ministre libanais Wiam Wahhab aux funérailles de son ancien garde du corps Mohammed Abu Diab, tué lors d’un raid policier au domicile du ministre, le 2 décembre 2018. (Crédit : Mustafa JAMALEDDINE / AFP)

M. Wahhab, connu pour son ton acerbe, avait ces derniers jours des critiques virulentes contre M. Hariri le qualifiant d’inéligible au poste de Premier ministre « car ne représentant pas la majorité parlementaire ».

Dans une vidéo partagée mercredi sur les réseaux sociaux, il avait été jusqu’à tenir des propos insultants à l’encontre du père de M. Hariri, l’ancien Premier ministre assassiné, Rafic Hariri.

En colère, certains partisans de M. Hariri ont bloqué les routes à Beyrouth et dans ses environs.

Également proche du régime syrien, l’ancien ministre Wahhab a accusé les forces de sécurité d’avoir tiré sur son garde du corps qui se trouvait à quelques mètres de lui devant son domicile lors du raid.

Les FSI ont réfuté ces accusations imputant le décès de M. Diab à des « tirs à l’aveuglette » par « des partisans de (Wiam) Wahhab » après le départ des FSI de Jahiliyé.

L’ancien Premier ministre libanais Saad Hariri donne sa première interview télévisée le 12 novembre 2017, huit jours après avoir annoncé sa démission (Crédit : Capture d’écran)

Le climat politique est particulièrement difficile sur fond de tensions autour de la formation du gouvernement qui se fait attendre depuis plusieurs mois.

La formation du gouvernement a toujours constitué une tâche compliquée au Liban, mais le retard actuel suscite de vives inquiétudes alors que la situation économique du pays est de plus en plus précaire.

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