Liberman appelle Deri, Gafni et Litzman à démissionner après le drame à Meron
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Liberman appelle Deri, Gafni et Litzman à démissionner après le drame à Meron

Le chef du parti laïc a affirmé que le prochain gouvernement formera une commission d'enquête nationale

Le président d'Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, fait une déclaration à l'ouverture de la réunion hebdomadaire de son groupe à la Knesset, le 7 septembre 2020. (Yisrael Beytenu)
Le président d'Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, fait une déclaration à l'ouverture de la réunion hebdomadaire de son groupe à la Knesset, le 7 septembre 2020. (Yisrael Beytenu)

Le chef du parti Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman a appelé les dirigeants du parti ultra-orthodoxe du Shas Aryeh Deri, de Yahadout HaTorah, Moshe Gafni et l’ancien ministre Yaakov Litzman à démissionner suite à la tragédie qui s’st déroulée dans la nuit de jeudi à vendredi sur le site du mont Meron.

Le chef du parti laïc a également demandé la création d’une commission d’enquête nationale sur la tragédie et affirme que le prochain gouvernement en formera une.

Le chef centriste de Yesh Atid, Yair Lapid a également abordé la catastrophe du week-end sur le site de pèlerinage du mont Meron.

« Cette tragédie était évitable. Avec une bonne gestion, avec des mesures de sécurité de base. Si l’État s’était comporté comme un État. Tout comme Netanyahu a laissé l’aéroport ouvert, il a laissé le mont Meron ouvert. Des milliers de personnes sont mortes pendant la pandémie de Covid. 45 personnes sont mortes dans la tragédie du mont Meron. Quand la gestion échoue – des gens meurent. »

Il a poursuivi : « Israël est dans une situation dangereuse. Nous n’avons pas de gouvernement qui fonctionne. Au lieu de prendre leurs responsabilités, ils les fuient. Au lieu de former une commission d’enquête nationale, tout le monde rejette la faute sur les autres. Il est temps d’avoir un nouveau gouvernement. »

Le leader de Yesh Atid, Yair Lapid, pendant une conférence de presse, le 18 avril 2021. (Autorisation)

Le contrôleur de l’Etat israélien a annoncé lundi l’ouverture d’une enquête sur le mouvement de foule ayant fait 45 morts la semaine dernière lors du pèlerinage auquel participaient des milliers de juifs orthodoxes, tandis que les dernières funérailles s’achevaient en matinée.

Le procureur général Avichai Mandelblit a déclaré de son côté qu’il n’y avait aucun obstacle juridique empêchant le gouvernement de transition de former une commission d’enquête d’État sur la catastrophe de Meron. La police israélienne, les pompiers, le département des enquêtes internes de la police du ministère de la Justice et le contrôleur de l’État ont ouvert leurs propres enquêtes sur la catastrophe civile la plus meurtrière de l’histoire du pays.

Jeudi, quelques heures avant la catastrophe, le ministre de l’Intérieur Aryeh Deri s’était vanté à la station de radio haredi Kol Hai d’avoir réussi à empêcher les fonctionnaires du ministère de la Santé de limiter le nombre de participants par crainte du coronavirus. Deri a déploré que l’échelon professionnel du ministère n’ait pas compris que les participants seraient protégés par l’influence spirituelle de Rabbi Shimon Bar Yochaï, le sage du 2e siècle commémoré lors des festivités de Meron.

Le chef du parti Shas, Aryeh Deri, lors du vote pour les élections générales à Jérusalem, le 23 mars 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)

« Les agents du gouvernement ne comprennent pas », a-t-il dit. « C’est un jour saint, et le plus grand rassemblement de Juifs [chaque année]. » Les mauvaises choses, a-t-il suggéré, n’arrivent pas aux Juifs en pèlerinage religieux : « On devrait faire confiance à Rabbi Shimon dans les moments de détresse. »

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