Ouverture d’une enquête après le drame à Meron
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Ouverture d’une enquête après le drame à Meron

Le bureau du contrôleur d'Etat avait à deux reprises, en 2008 et 2011, mis en garde sur les déficiences de l'équipement du site au mont Meron

Le contrôleur de l'État Matanyahu Englman lors du cinquième Forum mondial sur la Shoah au mémorial de la Shoah de Yad Vashem à Jérusalem, Israël, le 23 janvier 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)
Le contrôleur de l'État Matanyahu Englman lors du cinquième Forum mondial sur la Shoah au mémorial de la Shoah de Yad Vashem à Jérusalem, Israël, le 23 janvier 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le contrôleur de l’Etat israélien a annoncé lundi l’ouverture d’une enquête sur le mouvement de foule ayant fait 45 morts la semaine dernière lors d’un pèlerinage auquel participaient des milliers de juifs orthodoxes, tandis que les dernières funérailles s’achevaient en matinée.

Le drame survenu très tôt vendredi « aurait pu être évité et nous avons maintenant le devoir de déterminer comment », a affirmé Matanyahu Englman lors d’une conférence de presse, annonçant l’ouverture d’une « enquête spéciale ».

Chargé de superviser le fonctionnement des institutions publiques, le bureau du contrôleur d’Etat avait à deux reprises, en 2008 et 2011, mis en garde sur les déficiences de l’équipement du site au mont Meron (nord d’Israël) qui a accueilli jeudi plusieurs dizaines de milliers de juifs orthodoxes dans le cadre de la fête juive de Lag Baomer.

« Si cela avait été corrigé, la catastrophe aurait peut-être pu être évitée », a estimé M. Englman.

Le chef de Kakhol lavan, Benny Gantz, s’exprime lors d’une conférence de presse, le 29 décembre 2020. (Capture d’écran)

Le ministre de la Défense Benny Gantz, également ministre de la Justice par intérim, avait demandé dimanche au procureur général Avichai Mandelbilt d’examiner la possibilité pour l’actuel gouvernement de transition de lancer une commission d’enquête d’Etat, la plus haute forme d’enquête, plus contraignante que celle du contrôleur d’Etat.

Seule une telle commission « pourrait prendre en compte tous les éléments de la catastrophe », avait-il affirmé.

M. Netanyahu, qui a estimé que le drame était l’une « des plus grandes catastrophes » de l’histoire de l’Etat hébreu, avait promis une enquête « exhaustive », sans préciser par quelle instance.

Le chef de la police pour le nord d’Israël, Shimon Lavi, a dit assumer la « responsabilité » de la tragédie, tout comme le ministre de la Sécurité publique Amir Ohana qui a toutefois dit ne pas accepter le « blâme ».

Le commandant du district nord Shimon Lavi (gauche) et le chef de la police Kobi Shabtai (droite) au Mont Meron avant la tragédie, le 29 avril 2021. (Police israélienne)

La ministre des Transports Miri Regev est quant à elle sur la sellette pour avoir, selon la presse locale, affrété des autocars pour permettre à des ultra-orthodoxes de se rendre au pèlerinage.

Lundi, Abraham Daniel Ambon, un étudiant de yeshiva (école talmudique) de 21 ans, originaire d’Argentine, a été enterré à Jérusalem en présence de plusieurs centaines de personnes et du ministre de l’Intérieur Arieh Deri.

Les funérailles des victimes avaient commencé dès vendredi, quelques heures après le drame. Elles s’étaient interrompues pendant Shabbat, jour de repos, et avaient repris samedi soir.

Parmi les morts, dont l’identification s’est achevée dimanche, figurent seize enfants et adolescents et notamment six Américains, deux Canadiens et au moins deux Franco-Israéliens.

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