Liberman menace de siéger dans l’opposition
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Liberman menace de siéger dans l’opposition

Le chef de Yisrael Beytenou a dénoncé des "écarts significatifs" avec le Likud malgré un certain nombre d'ententes préalables

Le dirigeant du parti Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, s'exprime lors d'une conférence de presse à Tel Aviv, le 19 mars 2019. (Tomer Neuberg/Flash90)
Le dirigeant du parti Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, s'exprime lors d'une conférence de presse à Tel Aviv, le 19 mars 2019. (Tomer Neuberg/Flash90)

Le chef du parti Yisrael Beytenu Avigdor Liberman a indiqué lundi que son parti avait rencontré des différences « significatives » avec le Likud lors des négociations de coalition – en particulier sur les questions liées à la sécurité, mais il a ajouté que le parti de Netanyahu avait accepté l’adoption d’une loi, d’ici six mois, rendant possible la peine de mort pour les terroristes condamnés.

Il a également déclaré que le Likud avait accepté de donner à sa formation les portefeuilles de la Défense et de l’Intégration.

Liberman a en outre fustigé le cessez-le-feu négocié la semaine dernière avec les groupes terroristes après une flambée de violences de quarante-huit heures, affirmant que s’il voulait bien être le partenaire de la « victoire contre le Hamas », il ne voulait en aucun cas « passer des accords » avec ce dernier.

Il a noté qu’il n’accepterait pas d’être ministre de la Défense si Netanyahu était capable de le contourner à chaque fois qu’il désirait démanteler le village palestinien de Khan al-Ahmar, que les pays de l’Union européenne ont averti de ne pas détruire.

Concernant son conflit avec les partis ultra-orthodoxes sur une loi qui régulerait le nombre d’étudiants haredim intégrés au service militaire et qui déterminait les moyens pour ce faire, Liberman a répété qu’il n’accepterait aucun changement du texte actuel qui a d’ores et déjà passé le stade de la première lecture à la Knesset. Les formations ultra-orthodoxes ont fait savoir qu’elles ne rejoindraient pas le gouvernement si le projet de loi n’était pas modifié.

Il a menacé de passer dans l’opposition si ses demandes n’étaient pas prises en compte – une initiative qui priverait Netanyahu de la majorité de 61 sièges dont il a besoin pour former un gouvernement.

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