L’incendie d’un hélicoptère Yasur aurait été causé par une défaillance technique
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L’incendie d’un hélicoptère Yasur aurait été causé par une défaillance technique

Une enquête a déterminé que l'incendie d'un hélicoptère Yasur a été causé par une friction et ne s'est pas déclenché dans le moteur, comme cela avait été initialement pensé

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Des pompiers travaillent sur un hélicoptère en feu, près de Rahat dans le désert du Négev, le 26 novembre 2019. (Crédit : sapeurs-pompiers)
Des pompiers travaillent sur un hélicoptère en feu, près de Rahat dans le désert du Négev, le 26 novembre 2019. (Crédit : sapeurs-pompiers)

Une équipe de l’armée de l’air israélienne a déterminé qu’un incendie qui avait touché l’un de ses hélicoptères de transport lourd, le mois dernier, avait été causé par une défaillance technique dans l’un des mécanismes liés à son moteur gauche, ont fait savoir les militaires dans la journée de jeudi.

Amikam Norkin, le numéro un de l’armée de l’air, avait pris la décision d’immobiliser la flotte d’hélicoptères de type Sikorsky CH-53 Sea Stallion – connus au sein de l’Etat juif sous le nom de Yasur – suite à cet incident survenu le 26 novembre. Ils sont toujours immobilisés, a noté Tsahal.

Selon l’enquête initiale, l’incendie, qui avait détruit l’appareil, s’est déclenché dans l’un des mécanismes de retransmission partant du moteur gauche de l’hélicoptère et non dans le moteur lui-même, comme cela avait été suggéré à l’origine.

« En raison de la forte chaleur entraînée par ce mécanisme, la retransmission a pris feu ce qui a entraîné l’incendie de l’hélicoptère », ont statué les militaires.

Un hélicoptère Yasuf de l’armée, le 19 avril 2018 (Crédit : Moshe Shai/Flash90)

Les forces aériennes ont indiqué ne pas connaître la cause de cette défaillance technique et travailler avec des experts locaux et étrangers pour identifier la source du problème.

« A ce stade, un peu plus d’une semaine après ce qui est arrivé, nous comprenons ce qui est survenu mais nous ne comprenons pas l’origine de cette défaillance. L’équipe va continuer l’enquête jusqu’à ce qu’elle soit terminée et la flotte de Yasur va rester encore immobilisée au sol pour le moment », a dit Norkin dans un communiqué.

L’équipe d’enquêteurs a confirmé que les actions rapides du pilote – qui a fait atterrir l’appareil en moins d’une minute – avait permis aux 14 soldats qui se trouvaient à bord de sortir, sains et saufs, de l’hélicoptère.

Il se dirigeait vers une base située dans le sud de l’Etat juif pour participer à un exercice. Onze militaires qui se trouvaient dans l’appareil appartenaient à l’unité d’élite Shaldag, et ils étaient accompagnés de deux pilotes et d’un mécanicien.

Trois équipes de sapeurs-pompiers avaient été nécessaires pour combattre le sinistre.

Des pompiers travaillent sur un hélicoptère en feu, près de Rahat dans le désert du Négev, le 26 novembre 2019. (Crédit : sapeurs-pompiers)

La flotte d’hélicoptères de transport Yasur avait été achetée aux Etats-Unis, à la fin des années 1960. Même si les appareils ont été modernisés et restaurés dans les cinq décennies qui se sont écoulées depuis, ils sont considérés par les militaires comme étant sur le point de quitter l’armée – en faveur de nouveaux modèles.

En 2010, un appareil Yasur s’était écrasé au cours d’un exercice conjoint organisé entre les armées de l’air israélienne et roumaine, tuant les cinq personnes qui se trouvaient à bord.

Ce crash avait été causé par une erreur humaine, avait estimé l’enquête.

En 1997, deux hélicoptères Yasur étaient entrés en collision alors qu’ils se rendaient dans ce qui avait été appelé la « zone de sécurité établie dans le sud du Liban. Soixante-treize soldats avaient trouvé la mort dans ce qui devait s’avérer être la catastrophe aérienne la plus meurtrière d’Israël.

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