L’Irak ne participera pas au sommet américain à Bahreïn
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L’Irak ne participera pas au sommet américain à Bahreïn

Un officiel de la Maison Blanche a refusé de dire si l'Irak avait été invité à la conférence ; un cadre de l'OLP, Ahmad Majdalani, applaudit la décision irakienne

Le président de l'Autorité palestinienne  Mahmoud Abbas et le président irakien Adel Abdul Mahdi à Bagdad, le 3 mars 2019 (Crédit : Wafa)
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le président irakien Adel Abdul Mahdi à Bagdad, le 3 mars 2019 (Crédit : Wafa)

L’Irak a annoncé mercredi qu’il ne participerait pas à l’atelier de travail économique organisé par les Etats-Unis au Bahrein, affirmant qu’il soutenait le boycott palestinien de la conférence de paix de l’administration Trump.

« Nous ne sommes pas intéressés par cette conférence et nous n’y participerons pas », a déclaré le porte-parole du ministère irakien des Affaires étrangères Ahmad al-Sahaf à l’agence de presse Andalou contrôlée par l’Etat turc. « L’Irak s’en tient à sa position ferme et de principe concernant la question palestinienne et les droits du peuple palestinien. »

L’administration américaine et le Bahreïn avaient annoncé, à la mi-mai, la tenue d’un atelier de travail dans la capitale du Bahreïn, Manama, les 25 et 26 juin pour « permettre des discussions sur une vision ambitieuse et réalisable et un cadre de travail vers un avenir prospère pour le peuple palestinien et la région ».

Selon des officiels américains, la rencontre traitera de la dimension économique du plan américain à venir pour la résolution du conflit israélo-palestinien. La présentation du plan américain a été retardée par l’instabilité politique au sein d’Israël et d’autres facteurs.

Les Etats-Unis ont tenté de rassembler du soutien pour la conférence, qui a été critiquée, car laissant penser que les questions économiques primeront sur toute solution politique au conflit israélo-palestinien. Les dirigeants palestiniens basés à Ramallah ont fermement refusé de participer à la conférence et appelé d’autres pays à la boycotter.

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo (centre-droite) est accueilli par le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn Khalid bin Ahmed Al Khalifa (centre-gauche) après son arrivée à l’aéroport international Manama le 11 janvier 2019. (Andrew Caballero-Reynolds/Pool/AFP)

Ahmad Majdalani, membre du comité exécutif de l’OLP et ministre de l’Autorité palestinienne, a déclaré que les Palestiniens « apprécient fortement la décision du gouvernement irakien de ne pas participer à cette conférence ».

« L’Irak se tient solidaire avec le peuple palestinien. Nous espérions que tous les États arabes adopteraient la même position, a-t-il dit au Times of Israël, ajoutant que les Palestiniens « ne comprennent aucune des justifications données par certaines États arabes concernant leur participation ».

Quatre pays arabes – les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, le Qatar et le Bahreïn, pays hôte – ont confirmé leur participation. Mardi, un officiel de la Maison Blanche a fait savoir que la Jordanie, l’Egypte et le Maroc les avaient rejoints.

Mardi, le Liban a aussi indiqué qu’il ne participerait pas.

Interrogé pour savoir si l’Irak avait été invité à la conférence, un officiel de la Maison Blanche a refusé de répondre, mais a noté que l’administration américaine fournira une liste des participants à l’approche de l’événement.

Dimanche, Axios, un site d’information basé aux Etats-Unis, a annoncé qu’Israël n’avait pas reçu d’invitation formelle pour l’atelier. Citant des officiels israéliens, l’article d’Axios a indiqué que Washington avait dit à l’Etat juif qu’il devait d’abord avoir la confirmation que plus de pays arabes et musulmans seraient présents à la conférence avant de l’inviter

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